Thorndike commença par étudier expérimentalement les
comportements de poulets sous l’égide de
William James à Harvard. Il soutient sa thèse sur
l’intelligence animale en 1898 à l’Université de Columbia où il
enseignera de 1899 à 1940.
Il invente pour ses
expérimentations sur l’animal
des dispositifs ingénieux, sortes de
boîtes à problème dans lesquelles il
observe les conduites de chats et de
chiens dans leurs tentatives de s’en
échapper pour avoir accès à de la
nourriture. Il constate qu’à partir
des premiers essais et erreurs
fortuits l’animal conserve les
procédures qui l’ont amené au but en
tant que conséquence de la réponse
elle-même. La
loi de l’effet décrit ce
mécanisme, tandis que la loi de
l’exercice décrit la manière
dont les stimuli et les réponses
sont associés en fonction du plaisir
ou la satisfaction qu’ils produisent
chez le sujet. Thorndike transfère
ces intérêts aux mécanismes
d’apprentissage chez l’être humain
et leurs conséquences pédagogiques.
Enfin il s’intéresse à la mesure des
processus mentaux en
contribuant à rendre leur traitement
statistique accessible à leur
utilisateurs.
Parmi ses nombreux écirts, mentionnons "The
Original nature of man" (1913),
"The psychology of learning"
(1913), "Individual differences
and their causes" (1914), "Animal
intelligence" (1911), "The
measurement of intelligence"
(1927) et "The fundamentals of
learning" (1932).