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1. Développer la théorie piagétienne des stades.
1. Stade de
l’intelligence sensori-motrice
2. Période
pré-opératoire
3. Stade des
opérations concrètes
4. Stade des
opérations formelles
Développement :
1. de 0 à 2
ans ; intelligence pratique avant le langage ; conduit à la
construction de conduites de plus en plus structurées et complexes à
partir d’habitudes et de réflexes ; caractérisé par la construction
de schèmes (=connaissance qui assimile les données du réel et
pouvant se modifier par accommodation à cette réalité).
2. de 2 à 6-7
ans ; constitution d’une intelligence représentative (mais sans
englober les opérations réversibles) ; avènement des notions de
quantité, de temps, de langage, de fonction symbolique.
3. de 6-7 à
11-12 ans ; capacité à coordonner des actions dans le sens de la
réversibilité ; la logique a encore besoin d’un support concret.
Invariant, conservation de celui-ci indique a acquis opérativité.
Opératoire → Action évocable en pensée et
réversible. Deux types d’opérations : logico-mathématiques
(sériation, classification, nombre) et infra-logiques (quantités
continues, notion d’espace, de temps, de constitution de l’objet,
sont à l’origine de la mesure). A ce stade la logique s’applique au
réel ; domination de l’aspect opératif sur l’aspect figuratif.
4. 11-12 ans
avec un équilibre vers 14-15 ans ; la logique devient formelle, la
pensée procède de façon hypothético-déductive.
Exemples :
Les épreuves des
jetons ou des boulettes → non-acquisition de la conservation à la
période pré-opératoire, avec stade des opérations concrètes est
capable de conservation mais avec support physique (visuel), on
parle quand même de logique car les opérations sont cordonnées,
groupées → capacité de classifier (=sériation) apparaît vers 7 ans.
La conservation
du nombre : La non-conservation du nombre
est due au fait que l'enfant se centre successivement sur les
différentes configurations de l'objet sans les relier entre elles,
c’est en s’appuyant sur classification et sériation qu’il y parvient
(7ans).
Conservation de la quantité : trois preuves de son acquisition :
réversibilité, identité, compensation.
Réversibilité =
capacité de faire, défaire et refaire de façon intériorisée une
action, en ayant conscience qu’il s’agit de la même action.
Identité =
l’enfant identifie l’objet sans être soumis à la prégnance des
attributs contingents (par exemple qu’un triangle reste un triangle
même si on oriente la pointe vers le bas).
Compensation =
la réciproque de
l’action.
En plus :
Piaget → enfant
passe par phase d’équilibration successive (intuition simple /
intuition articulée / phase opératoire). Critère du passage
d’intuition à opération = réversibilité (=inversion des
transformation), car permet constitution de classe, de groupe.
Renversabilité = intuition pré-opératoire si retour à forme
initiale.
2. Qu’est-ce que la théorie constructiviste ? Et la théorie
interactionniste ?
La
perspective piagétienne est constructiviste en ce sens qu'elle
cherche à expliquer les fonctions cognitives d'une complexité
croissante par leur mode de formation successif. Chaque stade du
devenir intellectuel est à la fois nouveau par rapport au stade
précédent et déterminé par ce dernier. Chaque stade est marqué par
un palier d’équilibre atteint au terme d’un échange dynamique entre
le sujet et son milieu.
Piaget à une vision dynamique de la connaissance qui est liée à
l'interaction du sujet avec son environnement. La connaissance ne se
résume pas à une simple copie du réel car elle est indissociable de
l'interaction du sujet avec son milieu. Théorie interactionniste,
elle fait appel aux concepts d’accommodation et d’assimilation,
empruntés à la biologie, pour caractériser des processus par
lesquels le sujet se modifie pour s’ajuster aux facteurs extérieurs,
ou au contraire les incorpore dans ses schèmes intérieurs.
3. Définir l’épistémologie génétique ?
Théorie de la
connaissance illustrant le développement de l’enfance à l’âge adulte
(comme aboutissement de la genèse de la pensée), la pensée évolue
par stade.
4. Qu’est-ce que la méthode clinique ? Description.
Méthode utilisée par Piaget pour dégager la genèse de la
connaissance chez l'enfant → s'inspire de l'entretien psychiatrique
dont elle a gardé l'appellation clinique pour donner la "méthode
clinique". Elle est fondée sur l'interrogation guidée et a pour but
de mettre en évidence les raisonnements utilisés par l'enfant
lorsqu'il est confronté à des situations de complexités différentes.
Se distingue des méthodes de test. Permet de dégager les structures
du raisonnement des réponses de l'enfant. Cette méthode consiste en
une mise en question systématique des affirmations de l'enfant afin
de dégager la structure caractéristique, la logique, d'un certain
stade développemental.
5. Qu’est-ce que la conservation des quantités continues ?
Description.
On
fait d’abord constater à l’enfant l’égalité des quantités versées
dans deux récipients identiques puis on lui demande d’apprécier si
le transvasement du contenu de l’un des vases dans un récipient plus
large ou plus étroit, ou dans plusieurs récipients, modifie cette
égalité. Avant 6-7 ans, c’est-à-dire avant d’accéder au stade des
opérations concrètes selon Piaget, l’enfant qui a reconnu en que les
deux récipients contiennent exactement la même quantité de liquide,
affirme que cette quantité a changé après transvasement. Il
n’affirmera la conservation à travers ces transformations
accessoires, que lorsqu’il aura compris que l’on n’a rien ajouté ni
retranché (argument d’identité), que l’on peut revenir à l’état
initial (réversibilité) et que les modifications apparentes dans une
dimension sont compensées par des modifications dans une autre
dimension (compensation).
6. Quelle place pour la théorie piagétienne dans la pédagogie ?
L'enfant ne peut apprendre que s'il est apte à construire les
schémas lui permettant d'assimiler les connaissances qu'on veut lui
transmettre. L'enseignement doit donc être adapté aux différents
stades de développement de l'enfant, et différencié, puisque ce
développement se produit à un rythme et selon une durée variables
pour chaque individu.
7. Quel est le rôle de l’enseignant ?
Le rôle du
professeur sera de permettre, de faciliter la construction du savoir
de l’élève. Les question du professeur permettent une ouverture pour
la pensée de l’élève qui est bloqué, questionner prend alors une
fonction sécurisante ; l’élève devient, grâce au questionnement du
professeur, un acteur premier de la construction de ses
connaissances. Le questionnement ne s’improvise pas, il faut
instaurer des règles de fonctionnement.
8. Qu’est-ce que l’entretien critique ?
On parle
d’entretien -critique- car il ne se contente pas
d’enregistrer ce que dit l’élève, le questionnement incite à
dépasser la première idée, à déployer sa pensée. L’entretien devient
un outils au service de l’enseignant, il permet de savoir quel est
l’état d’une notion étudiée (conservée, en cours d’acquisition, non
fixée) ; il permet aussi de savoir quel est le fonctionnement
cognitif de l’élève et les difficultés qui peuvent apparaître au
cours de l’apprentissage. Mais l’entretien est aussi un instrument
au service de l’élève : il peut identifier ses problèmes et
s’impliquer dans leur résolution. L’erreur de l’élève est prise en
considération, c’est le premier pas vers l’élucidation du problème
cognitif. L’entretien est un outils très riche pour la construction
du raisonnement, pour la
construction du savoir. L’entretien est avant tout une verbalisation
de l’explication de l’action entreprise par l’enfant. Le jeu de
l’argumentation/contre-argumentation permet à la parole de produire
du sens.
9. Quelles formes le raisonnement peut-il prendre ?
1. déduction. 2.
induction. 3. analogie
1. produire du
vrai à partir du vrai.
2. produire du
vrai à partir du possible.
3.
réorganisation de la mémoire (appel aux connaissances précédentes).
10. Comment s’illustre la différence entre action et activité ?
L’action : c’est
un mode de transformation du réel, rendu possible par
l’intermédiaire des schèmes moteurs.
L’activité,
cognitive ou inférentielle c’est une perception, une prise
d’informations relatives aux composants de l’objet de connaissance.
Mais l’activité
peut aussi emprunter la voie de l’action. Elle peut se fonder sur
l’intériorisation, ce que Piaget nomme opération.
12. Qu’est-ce que le constructivisme social ?
Position selon
laquelle la connaissance de la réalité n’est ni simple donnée
extérieure qu’il suffirait d’observer, ni prédétermination
héréditaire de l’individu. La connaissance résulte de la
construction par échanges entre l’individu et le milieu.
13. Qu’est-ce que le conflit socio-cognitif ?
La présence
éventuelle d’autrui. La situation interactive peut déclencher un
conflit sociocognitif permettant à l’enfant de se décentrer ; la
prise en compte d’un autre point de vue peut alors faciliter
l’appropriation de la notion. L’échange mutuel, lorsque l’expression
de chacun est acceptée et valorisée, est plus riche en apport
cognitif. La fonction structurante du conflit pouvant survenir entre
deux élèves s’exprime à travers l’échange d’opinions, de méthodes,
de raisonnements facilitant la décentration cognitive réciproque,
favorisant la prise de conscience (sous réserve que cet échange
n’entraîne pas de blocage, d’ancrage dans une centration propre).
Se décentrer,
tenir compte du point de vue de l’autre, condition favorables :
interaction prolongée, symétrie au niveau de la relation, vision
similaire de la situation. Le socio-cognitif est une manière de lire
l’intelligence de façon plurielle.
14. De quelle manière un élève intègre-t-il un nouveau savoir ?
Par l’assimilation-accommodation.
L’assimilation est l’intégration d’un élément de savoir à la gamme
des structures mentales déjà construites. L’accommodation est la
modification ou la création de structures nouvelles.
15. Inhelder, Sinclair et Bovet, qu’ont-ils apportés à la théorie
piagétienne ?
Montrent que
l’entretien n’est pas seulement le diagnostic du niveau inférentiel.
Ils montrent, et en cela bousculent la pensée piagétienne, qu’il y a
une possibilité d’intervenir sur le développement de la pensée
logique de manière très directe. En alimentant les schèmes de
l’enfant par l’usage du contre-argument, on parvient à accroître son
développement cognitif. Un exemple célèbre développé par Inhelder
est celui de la composition de quantité de liquide.
16. Qu’ont développés Prinzhorn et Grize comme théorie ?
Utiliser la
méthode clinique dans le champ pédagogique. Ils n’emploient pas
encore l’adjectif critique, pourtant en vigueur chez Piaget depuis
1947. Ces auteurs placent l’utilisation de la démarche piagétienne
dans le cadre d’une pédagogie de la construction de la connaissance,
en rupture avec les pratiques cumulatives.
17. L’entretien critique au travers des travaux d’Anne Nelly
Perret-Clermont.
Elle aborde
l’entretien davantage à travers l’interaction sociale. Ses
travaux ont permis de mettre en lumière qu’à certains moments du
développement :« l’action commune de plusieurs individus,
nécessitant la résolution d’un conflit entre leurs diverses
centrations, aboutit à la construction de nouvelles coordinations
chez l’individu ». Elle évoque aussi l’intérêt d’un questionnement
ne suivant pas l’action mais l’anticipant. Elle démontre aussi
l’importance du contexte, qui ne manque pas d’influencer la
performance (création d’un « univers de référence »).
18. Montrer ce qu’est et ce que n’est pas l’entretien.
- une discussion
de type affinitaire où prime le vécu verbalisé sous une forme
affective.
- une suite
d’injonctions à caractère moral.
- une
intervention thérapeutique spécialisée.
- ni test ni
évaluation normative.
- Le
questionnement critique n’est pas assimilable à une démarche
prescriptive qui indique ce qu’il convient de faire lorsque l’élève
est en échec mais sans impulser une activité ou un projet de
recherche.
L’entretien
place l’élève en situation d’activité mentale afin de provoquer, par
un questionnement adapté, un processus d’élucidation.
19. Qu’est-ce que le dialogue cognitif ?
Britt-Mari Barth
→ utilise le dialogue pour la production et la vérification
d’hypothèses. L’enseignant propose des exemples, on demande alors à
l’élève de réfléchir en silence avant de formuler une hypothèse.
C’est cette période de latence qui permet de prendre en compte les
différents styles cognitifs. Etape préalable permettant aussi de
définir la connaissance préalable de l’élève. Ensuite se déroule une
phase d’émission d’hypothèses qui vont être discutées entre les
élèves (par le mode argumentatif : chacun justifie les propos qu’il
avance). L’enseignant joue un rôle de médiateur en donnant des
exemples et des contre-exemples (mise en contextualisation du
concept). rendre compte de la confrontation de points de vue lorsque
des enfants de niveaux cognitifs différents sont mis en interaction.
Il y a double conflit : cognitif → manière dont le sujet voyait le
problème et son action ; social → nécessité de faire avec le
partenaire. Face à ce double conflit le sujet est poussé à
restructurer son raisonnement de façon à tenir compte du point de
vue de son partenaire plus avancé.
20. Décrire la coopération duale.
21. Comme s’illustre l’entretien dans le milieu scolaire ? Quels
sont ses objectifs ?
22. Comment se déroule un entretien ? Décrire
Accord : La
qualité de l’entretien dépend de la qualité de l’échange, il doit
d’abord y avoir accord entre les parties. L’accord doit préciser ce
que chacun attend de l’autre surtout au niveau du respect des règles
définies : aide, écoute, respect mutuel, droit à l’erreur,
confidentialité…La demande d’accord induit de ne pas imposer
l’entretien. Il permet d’instaurer un climat de confiance
réciproque.
L’anticipation :
l’élève émet des hypothèses sur l’action à venir
L’activité :
l’élève engage la manipulation, l’intériorisation, la
représentation.
La justification
argumentative : l’adulte agit en contre-argumentant.
La
vérification : ne pas se satisfaire d’une seule réponse valide et
chercher à faire produire d’autres procédures.
23. Quelles critiques à l’égard de l’entretien ?
24. Ajout divers comme conclusion
Perret-Clermont
→ l’idée de classe dans laquelle, par souci d’égalitarisme, l’action
de l’enseignant s’appuie sur un discours unique destiné à tous les
élèves, cette idée se révèle inadaptée à la construction des
savoirs.
Un
questionnement n’est pas un questionnaire ! L’enseignant ne doit pas
noyer l’élève sous un flot de questions fermées, il doit au
contraire susciter sa curiosité.
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