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Bienvenue dans la section Psychologie des sites ATRIUM. Composée de travaux divers concernant l'historique de la discipline, les méthodologies, la psychologie sociale ou la question de l'intersubjectivité, la psychologie de l'enfant et la psychopédagogie, des biographies d'auteurs célèbres... nous ferons une place grandissante à la pédagogie dans cette section.

 

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Sommaire >>> Psychologie sociale

Série de Questions/Réponses

 
 

1. Donner les deux sens de l’identité ?

- identité interrogation : semblable à l’autre ? → identification.

- identité unicité : mon identité → me rend unique.

Ce sont deux sens opposés mais inséparables → équilibre nécessaire entre ce qui rend semblable et ce qui rend unique (Lipiansky).

2. Donner trois postulats sur l’identité.

1. L'identité n'est pas donnée une fois pour toute

2. L'identité n'est pas une réalité à découvrir

3. L'identité d'un individu n'est pas une somme de caractéristiques extérieures

3. Décrivez ce que sont l’identité sociale et l’identité personnelle. Quelles articulations entre elles ?

Identité sociale = identité selon rôles et positions sociales

Identité personnelle = attribut par rapport à soi-même (Tap → socialisation de soi, personnalisation de soi = la personne essaie de se réaliser elle-même).

4. Approches auto-descriptive et hétéro-descriptive, définir.

Approche autodescriptive : la réponse donnée par le sujet lui-même à la question Qui suis-je ? (ou qui est le groupe ?)

Approche hétérodescriptive : la réponse apportée par les autres à la question Qui est cet individu ?

5. Quels sont les travaux de Serrar ?

Exemple de catégorie de référents identitaires (Rabbat, Maroc). Ados se représentent plus par ce qu’ils font que par ce qu’ils sont. Revendication identitaire accrue chez fille (face au masculin)

6. Comment s’articule la théorie de James ?

James : Self matériel = identité visible / Self spirituel = identité vue de l'intérieur / Self social = dignité des rôles attribués par la société.

7. Donner l’ensemble des stades d’Erikson.

1er stade = Confiance vs méfiance : mot-clé = besoins primaires (par exemple absorber/incorporer). Fonctions psychiques se greffent sur ces besoins. Paradis perdu = sevrage → perte de sécurité → trouble (plus digne de recevoir ? = trouble). Laing → paradis perdu connu par tous, revient dans la vie (peut d’ailleurs provoquer envie de détruire → cercle vicieux car nouvelle dévalorisation). Sadisme oral → prendre à autrui en lui nuisant. Equilibre → accord avec le milieu = besoins du bébés comblés par la maman. Il faut donc un équilibre entre confiance et méfiance.

2eme stade = autonomie vs honte et doute : effet psychique du stade anal : enfant peut retenir ou relâcher à volonté (=nouvelle potentialité physique). SA propre volonté. Sentiment de puissance → source d’autonomie. Mis en rapport avec Spitz pour qui vers 2 ans l’enfant apprend à dire non et découvre l’effet magique de cette parole.

3eme stade = Initiative vs culpabilité : vient seulement après sentiment d’autonomie : question type : que dois-je faire de ma volonté ? Que dois-je devenir ? = vers 3 ans. Nouvelles potentialités = développement moteur continue (déjà là au stade 2) ; maîtrise accrue du langage ; imagination permet de prendre en compte plusieurs possibilités pour une situation ; interagit avec les autres. Erikson parle de « pénétrer » → pénétration de l’espace = sentiment d’initiative. Nouvelles vulnérabilités = culpabilité → fantasme oedipien = identification au parent haï permet atténuer violence de cette haine.  Fantasme de l’enfant préféré = sentiment de jalousie. Fantasme de la toute-puissance = contre-coup est peur de perte de pouvoir (castration). L’enfant apprend à composer avec le milieu. Bon usage de la crise de ce stade = mettre des limites (sublimation de la culpabilité comme mécanisme de défense). Mauvais usage = logique de tout ou rien → risque d’auto-castration, hyper activité…Trouver un équilibre entre initiative et culpabilité.

4eme stade = Industrie vs infériorité : entrée de l’enfant à l’école = vie sociale élargie (latence chez Freud). Enfant montre capable faire et en reçoit de la reconnaissance → « étape industrie ». Si problème à développer cette étape = sentiment infériorité. 5 sources du sentiment infériorité :

-          pas débarrassés conflits intérieurs (peur de la responsabilité)

-          infériorité par comparaison aux parents

-          famille a mal préparé à l’école (image négative)

-          syndrome de tarzan : milieu change = problème

-          critères de reconnaissance imposés par l’extérieur (peau, situation sociale…)

Etape selon laquelle « je suis ce que j’ai la possibilité de faire ».→ confiance en soi, autonomie. Ces étapes préparent l’individu à ce qu’il va rencontrer à l’adolescence. La crise de l’ado amène deux mécanismes : construction de l’identité sociale et tourisme identitaire. Erikson original car pour lui la quête de l’identité est le point principal de l’adolescence. Moment difficile car tension entre passé et avenir = abandon d’une manière d’être pour une autre. Tâches rendant possible la gestion de cette période :

-          Développement intellectuel et mental → permet intégrer multiplicité des rôles selon situation.

-          Développement social → miroir valorisant renforçant sentiment d’unicité.

Moratoire = adolescence est un délai avant de devoir assumer des responsabilités. Congélateur des attentes et des choix. Sert aussi à intégrer les éléments identitaires des stades précédents. Permet revire conflit enfance et de les analyser. Non-confiance dans le temps = besoin de confiance dans le temps pour passer du désir au projet. Dilemme de 1er étape : passer du désir au projet. Dilemme de 2eme étape : s’engager dans une voie autonome ou être écrase par sentiment de honte/doute.

5eme stade = Identité vs diffusion de rôle : Remise en question des identités de l’enfance. Importance du regard des autres. Recherche d’un nouveau sentiment d’identité et de continuité. Danger = diffusion de rôle.

6eme stade = Intimité vs isolement : Possibilité de s’abandonner sans crainte de perte d’identité. Eviter ces expériences peut mener à un sentiment d’isolement.

7eme stade = générativité vs stagnation : Intérêt pour la génération suivante et son éducation, si cela n’a pas lieu il y a régression vers un besoin accru d’intimité ponctué de répulsion. Capacités à l’expansion individuelle, intérêt pour la génération suivante détourner l’intérêt de soi pour le tourner vers l’autre. Si cette générativité n’est pas accomplie l’individu a un sentiment de stagnation. 

8eme stade = Intégrité personnelle vs désespoir : Recueillir le fruit des 7 étapes précédentes. Acceptation de sa vie, de son passé, « patrimoine de son âme ». Désespoir = peur de la mort, temps trop court pour recommencer.

8. Qu’est-ce que la notion de stade implique.

Implique que les processus ont un but, une direction, des points d’arrivée → c’est l’intégration de l’identité (pouvoir toujours répondre à Qui suis-je ?). Pourquoi passage par stade ? Car il y a des crises. Indispensables pour évoluer. Assumer de nouvelles potentialités = moments de vulnérabilité car assumer nouvelles responsabilités et sortir de son confort. Il y a des attentes de la société (selon âge par exemple). Identité = ensemble d’étapes. L’identité serait-elle alors une somme de sentiments sur soi-même ? Crise = confrontation dont ressortent les sentiments d’identités.

10. Qu’est-ce que l’éléphant invisible ? Lipiansky, Goffman et Winicott qu’en disent-ils ?

Deux pôle : ma vraie identité / ce que les autres savent de moi. Entre il y a l’éléphant invisible = beaucoup d’aspects de nous dont on est pas conscient. On peut souhaiter ne pas voir ce vrai self (pour se conformer par exemple). Identité publique vs identité intime : travaux de Lipiansky. Identité publique = mise en scène de nous-même (concept emprunté à Goffman). Identité intime = essentiellement caractère affectif et émotionnel → surgit dans identité publique : rougissement, transpiration… Winicott : développement pas vu comme pulsion conflit/défense mais comme intégration des sentiments, de l’existence. Il y a aliénation du vrai self, nécessité d’avoir un faux self → pour Laing l’enfant doué est celui qui a compris cela rapidement.

11. Que dit la théorie de Harter ?

Estime de soi vient de deux évaluations : enfant  différence entre ce qu’il aimerait être et ce qu’il pense être et soutien des autres (aiment le sujet tel quel ou ont d’autres attentes).

Estime de soi n’est pas qqch de stable, baisse à l’ado et varie le reste de la vie.

On devient soi-même en intégrant les modèles qui nous entourent ; s’il y en a une pluralité = plus facile de se trouver, mais dans société normative est plus facile à vivre (connaît son rôle).

12. Donner 6 modalités d’identification.

-          Id. de dépendance = nourrisson, relation amoureuse…

-          Id. à l’agresseur = toute-puissance comme rejet de l’autre.

-          Id. de maîtrise = souhait d’acquérir les compétences de l’autre.

-          Id. spéculaire = accentuation ressemblances avec l’autre

-          Id. catégorielle = identité par le « nous »

-          Id. au projet = (Tap) identification à un projet et plus à une personne

13. Comment les crises apparaissent-elles ?

L’identité est en mouvement remaniement et pas seulement ajout.  L’ensemble doit être cohérent, pas éparpillé. Crises et ruptures sont nécessaires (Mucchielli) pour atteindre une identité plus mature.

Types de perturbations :

-          crises évolutives

-          expériences de pertes 

-          expériences de changement

14. Que sont les notions de résilience, de coping et de stratégie identitaire ?

Notion de résilience = emprunté à la physique (résistance aux chocs des métaux) ; Capacité à rebondir, à tirer profit de la crise.

Notion de coping = to cope = faire face. Usage de mécanismes de défense tels la sublimation, le refoulement moyens de rendre tolérable une situation qui ne l’est pas. Lazarus et Folkman 2 grandes stratégies de coping : 1. contenir l’émotion   2. agir vers le problème, le contenir.

Notion de stratégie identitaire = Camillieri individu actif qui agit sur la définition de soi (aussi Lipiansky). Liberté, finalité, action. devenir visible, se différencier, filiation, similitude, valorisation.

Différentes stratégies :

De déni = refus de la réalité

Intériorisation = légitimation de la réalité

Surenchère = plus que l’intériorisation mise en avant du stéréotype

Instrumentalisation = pas convaincu du stéréotype mais l’utilise à son avantage

Retournement sémantique = retourne le stéréotype (plusieurs ou un personnage important)

Ré-nomination = renommer pour valoriser.

15. Qu’est-ce que la TIS ?

Outils pour penser en termes de nous (le Soi comme un exemplaire d’une catégorie ; le groupe entre dans la définition de soi). La théorie de l’identité sociale permet de comprendre l’identité sociale comme processus, il y a trois pôles principaux :

-          cognitif (représentation d’appartenance)

-          socio-cognitif (comparaison)

-          affectif

16. Qu’est-ce que la « peau sociale » ?

Appartenances sociales rarement neutres (affirmation par comparaison = création d’une frontière, d’une peau sociale ). L’identité sociale permet de définir socialement l’individu, de le situer dans la société. L’identité est abordée en terme de rôles et de positionnements dans la structure sociale (intériorisation des normes et valeurs du groupe). Mise en rapport de l’identité sociale (qui vise la solidarité, l’appartenance, le partage de valeurs…) avec l’identité personnelle (qui vise à l’autonomie, la différentiation…). Rôle maternant du groupe (Anzieu) nourriture affective (reconnaissance), spirituelle (croyance partagée), intellectuel (normes).

17. Décrire la théorie de Festinger.

Théorie de la comparaison sociale : On fait face à nos incertitudes sur nos capacités par la comparaison aux autres (socialement identiques). L’une des tâche du groupe est de maintenir l’estime de soi de l’individu. L’individu a besoin d’une identité sociale positive (comme d’une estime de soi positive). Les groupes doivent être valorisants, mais si l’identité sociale n’est pas satisfaisante, l’individu met en place des stratégies : redéfinition des catégories, créativité sociale, mobilité sociale (faire évoluer le groupe en sa faveur). Grand rôle de la perception (de soi, du groupe) pour ensuite passer à l’action.

18. Comment évoluent l’identité sociale et l’identité personnelle ?

Continuum = IS et IP sont à deux pôles, l’un ou l’autre prenant le pas selon la situation. Dichotomie des deux pôles. Si l’IS prime alors je ressemble à ceux de mon groupe, je ne me pense plus comme individu singulier (Tajfel).

Co-variance = Interaction possible des deux pôles. Même si l’IS prime, je reste un être singulier dans mon groupe (Doise, Lorenzi, Deschamps). Alternative aux travaux de Tajfel et Turner.

19. Parlez de l’acculturation et des stratégies quelle fait apparaître.

Permet un dynamisme identitaire ; si existence de plusieurs cultures :

Stratégie de cohérence simple : Position intégriste (bon / mal)

Stratégie de cohérence complexe : effort de compréhension, d’articulation de la complexité.

Toutes sortes de techniques peuvent être misent en place : réappropriation, dissociation, adaptation à la modernité…)

20. Quelle est la théorie de L’Ecuyer sur la vieillesse ?

1- émergence de soi (+ 2 ans)

2- confirmation du soi (5 ans)

3- expansion du soi (10 ans)

4- réorganisation du soi (10-12 ans = différentiation ; 21-23 = adaptation)

5- maturation du soi (24-57 ans)

6- permanence du soi (58-100 ans)

Mucchielli

21.Qu’est-ce que le relativisme constructiviste ?

Le sens de l’identité sera tributaire des référents théoriques utilisés pour construire l’intelligibilité du phénomène. La réalité scientifique est donc relative à la théorie de référence que l’on prend. Chaque scientifique, détenteur d’un cadre théorique, peut lire les phénomènes identitaires avec ses propres référents (psychanalyse, analyse transactionnelle, existentialisme, structuralisme…)

22. Que dire de la théorie générale de l’identité ?

Condamnés à éclectisme ou possible de trouver un point de vue scientifique global pour rendre compte de la pluralité des approches de l’identité. But de Mucchielli = trouve cette théorie générale de l’identité. Nécessité de se placer du point de vue des sciences humaines : acteur social → aussi bien individu que collectivité. Sujet pas comparable aux objets des sciences dites exactes car : affectivité, conscience, raison, ressenti, réflexion. L’identité d’un acteur social ne peut être définie comme l’identité d’un objet des sciences physiques.

23. L’identité pour les sciences humaines.

Ensemble de significations (variable selon les acteurs d’une situation) apposées par des acteurs sur une réalité physique et subjective. Identité est plurielle car elle implique plusieurs acteurs. L’identité est toujours en transformation puisque ses contextes de références sont toujours en évolution. Elle est un construit biopsychologique et communicationel-culturel.

24. Quelle est la théorie des processus de la communication ?

Les communications des acteurs sont des communications « qui-ont-un-sens-performant-pour-eux ». Le sens de l’identité d’un acteur pour un autre acteur est fonction du contexte pertinent utilisé par ce dernier acteur pour définir l’identité du premier.

25. Donner des exemples de référents identitaires.

Écologiques, matériels et physiques, historiques, culturels, psychosociaux : liste à multiplier à l’infini. Différents types d’identité selon les référents utilisés : identité objective, culturelle, groupale, sociale, professionnelle… Une identité est une identité pour quelqu’un → elle varie en fonction des acteurs concernés (on retrouve l’idée que toute réalité de sens est plurielle).

26. Qu’est-ce que la statique ?

Approche selon laquelle la formation de l’identité est une affaire rapidement définitive. Les acteurs sociaux sont influencés dans les premières étapes de leur vie (Pavlov, Freud, Erikson).

27. Quels sont les travaux de Rosenthal et Jacobsen ?

« Mauvais écoliers » = effet de Pygmalion. : l’identité est aussi le résultat d’un ensemble de communication arrivant et partant d’un acteur. Chaque identité est une émergence de sens résultant d’un ensemble de négociations des identités de chacun. Chaque identité trouve donc son fondement dans l’ensemble des autres identités s’exprimant à travers le système des relations.

28. Qu’est-ce que l’erreur de l’isolat ?

Quand pas pris en compte les interactions de l’identité avec les éléments des divers contextes

29. Quels sont les fondements de l’identité ?

Les fondements de l’identité sont bien dans les identités elles-mêmes des différents acteurs en relation. Les contextes utilisés par l’acteur pour définir l’identité le sont car ils sont pertinents (=permet de faire émerger un sens) pour lui. Mais ce sens est lui-même dépendant de la situation. Et la définition de la situation dépend de l’identité émergente de l’acteur pour lui-même et pour l’autre au moment où il considère l’identité de l’autre. phénomène de la complexité humaine (Paradigme de la complexité qui est la thèse défendue par Mucchielli).

30. Que dit Moscovici ?

Processus d’attribution (Moscovici) = émettre un jugement sur l’autre et chercher tous les signes qui valident ou invalident l’évaluation. Evaluation faites à partir de formes perceptives complexes (gestalten). Les schémas d’identification d’autrui sont :  identitaires culturels, groupaux et personnels. Schémas servent à décoder la réalité sociale, mais ils façonnent également notre conduite sociale selon notre représentation identitaire on se conforme à ce que l’on croit devoir être.

31. Quelles sont les différentes identités psychosociologiques ?

Identité auto-énoncée = apportée par le sujet lui-même.

Identité subjective le sujet croit intimement à ce qu’il est.

Sentiment d’identité le sujet éprouve ce qu’il est.

Identité affirmée énonce ce qu’il est.

Identité présentée identité présentée à autrui.

Identité de façade montre que certaines facettes (il peut y avoir plusieurs identités de façade, elle appelle des conduites de respectabilités). Elle est un moyen d’évitement des évaluations négatives. Neutraliser le regard critique des autres.

Identité différentielle énoncer seulement caractéristiques différentielles principales, celles qui nous spécifient.

Identité négative représentée ce qu’il ne veut pas être. Erikson image dévalorisée et repoussante de l’identité.

Identité inférée ce qui est crut sur un sujet.

Identité perçue ce que le sujet est pour lui.

Identité prescrite ce qu’il voudrait que le sujet soi.

Identité attribuée d’après quelques caractéristiques ce que l’individu devrait être.

32. Qu’est-ce que la dialectique de l’identité sociale ?

Erikson critique Freud Le sentiment d’identité a bien une face psychologique interne, mais il a surtout une face sociale externe. A tous les stades de la vie l’identité intérieure et l’identité sociale se développent ensemble. L’identité sociale est plutôt une identité attribuée. Elle est la somme de toutes les inclusions et exclusions par rapport à tous les groupes constitutifs d’une société.

La vie comme quête permanente d’identité sociale. Chercher à augmenter sa propre estime de soi et rechercher celle des autres sont des motivations importantes de la vie psychologique et sociale. Il existe une vision subjective personnelle de son identité sociale (pour preuve : si identité sociale pas satisfaisante individu quitte groupe appartenance (souvent par stratégies inconscientes Tajfel).

33. Quels problèmes peuvent toucher les référents identitaires ?

Les dissonances identitaires dissonance cognitive de Festinger = Le système de connaissances, de croyances et de représentations d’un individu intervient sur les perceptions et les conduites, pour réduire les désaccords logiques. Les crises d’identité surviennent lorsque les tensions crées par les contradictions deviennent trop fortes et paralysent les actions en introduisant le doute permanent.

Perturbations de la sécurité ontologique désunion familiale, exclusion et rejet, écrasement affectif, perte des enracinement sociaux et religieux.

Perturbations des référents identitaires relativisation des valeurs et des modèles.

La perte de confiance dans le système de valeurs culturelles et les modèles sociaux renforce les attitudes de désengagement, accroît la passivité et induit les réactions individualistes. En effet, il ne reste plus qu’une chose en laquelle on peut croire : soi-même. Mais ce soi-même est tiraillé par des logiques et des modèles contradictoires, ce n’est donc pas en lui que l’individu va trouver la certitude de son être.

Les aliénations de l’identité intervention d’un système extérieur pour modifier une identité existante, avec en plus le ressenti de cette aliénation.

Aliénation et acculturation forcée colonisation, transplantations culturelles.

Aliénation et dépersonnalisation  je suis ce que je ne suis pas et je ne suis pas ce que je suis (Sartre).

Réaction défensives : mécanisme de défense transpersonnelle et mécanisme de défense sociale mise à distance, immobilisations, rapprochements

→ Deschamps

34. Qu’est-ce que le concept de prototypicalité ?

Rosch →les catégories varient dans leur degré relatif d'inclusion. Il y a un niveau de base (moyen), l'inclusion croissante (par exemple chien, animal, être vivant). C'est au niveau moyen que s'exerce la plus grande partie de l'activité perceptive. Cela conduit à un prototype de la catégorie = un bon exemple pour la catégorie en question et : l'appartenance à une catégorie exige un certain niveau de ressemblance avec le prototype.

35. Qu’est-ce que la théorie de l’auto-catégorisation ?

Turner : théorie des processus qui sous tendent la formation psychologique des groupes. Tentative d'analyse générale du fonctionnement des processus de catégorisation dans la perception sociale et l'interaction. Trois niveaux :

- niveau interpersonnel

- niveau intergroupe

- niveau inter-espèces

Le comportement des groupes est rendu possible par - et reflète - la conception de soi qui fonctionne au niveau des catégorisations intergroupes. Les déplacements vers l'identité sociale entraînent une dépersonnalisation du soi et du comportement (augmentation de la similitude perçue entre soi et le groupe). C'est, au niveau théorique, cela qui rend possible le comportement de groupe. On parle bien de théorie pour ces deux niveaux, social et personnel, car la pratique montre que le tout varie beaucoup avec le contexte. Il est donc faux de parler d'un niveau comme étant plus basique qu'un autre. La catégorisation est donc un processus dynamique, dépendant du contexte et déterminé par des relations de comparaison dans une situation donnée.

→Lorenzi-Cioldi

36. Le Test « Qui suis-je », décrire et expliquer.

Technique de Kuhn et Mc Partland = test Qui suis-je ? Réponse d’abord d’après catégorie sociale, statut, rôle. Seulement ensuite viennent les réponses subjectives (heureux, troublé…).

37. Donner différentes théories socio-cognitives (Turner, Codol, Brewer, Marques, Wilder)

Théorie sociale de Turner grande généralité dans son champ d’application et extrême dans ses conséquences.

Brewer il y a différentiation avec sous-groupes de l’endogroupe, homogénéisation des sous-groupes les plus éloignés de l’individu, opposition de l’endogroupe et de l’exogroupe. Ce système catégoriel produirait en même temps l’identité sociale et l’identité personnelle.

Marques effet de la brebis galeuse : sous-groupe de l’endogroupe ne respectant pas assez les règles du groupe aux yeux de l’individu.

Wilder L’identité sociale repose sur les épaules de l’exogroupe (en fait, on ne se définit que par ce qui nous différencie de l’exogroupe).

38. Identité et statu social : que dire ?

Dépersonnalisation de l’exogroupe  moindre familiarité avec ses membres, plus faible représentation des relations dans ce groupe. Des expériences montrent que les erreurs intra-catégorielles sont plus nombreuses que les erreurs inter-catégorielles les individus de l’exogroupe sont vus comme interchangeables. Homme dépersonnalisation très présente ; Femme homogénéité exogroupe dépend de la situation représentée (contexte privé ou public). Le clivage vient donc du contexte.

Il y a clivage intergroupe en fonction du prestige des individus aucun des deux sexes ne manifeste les effets prédit par la théorie de l’identité sociale : différentiation intergroupe n’est pas accompagnée par dépersonnalisation dans les deux groupes. Donc très grande importance des groupes dans la structure sociale.

39. Qu’est-ce que l’attribution interpersonnelle ? Qu’est-ce qu’Heider dit ?

Psychologie naïve des individus leur permet de développer une vue cohérente de leur environnement. Met en avant l’attribution : les individus vont au-delà des données de la situation pour l’expliquer, la comprendre et s’y adapter = donner un sens. Recherche d’une structure permanente mais non directement observable des choses. On attribue les effets soit à des personnes soit à l’environnement de ces personnes.

40. Qu’est-ce que le modèle des inférences correspondantes ?

Jones-Davis Perception des causes des actions d’autrui : l’observateur pense que le comportement vient d’un trait de caractère de l’individu acteur. L’observateur doit donc d’abord voir ce qui a été voulu par l’acteur. Il faut donc que l’acteur ait été conscient des effets et qu’il possède les capacités pour accomplir l’action. Il faut aussi que l’acteur ait agit librement. Problème : comment l’observateur peut-il attribuer une intention à l’acteur ? En se fiant aux effets spécifiques du comportement, ce sont les effets qui correspondent à une intention. Donc :

1- Repère les effets

2- compare les effets avec les effets qu’auraient eu des autres actions possibles

3- correspondance entre action, intention et disposition en se basant sur l’action effectuée et celles qui ne l’ont pas été.

41. Qu’est-ce que le modèle de la covariation ?

Kelley : 1. objet à appréhender 2. personnes en interaction avec ces objets 3. modalités temporelles 4. circonstances des interactions avec objets. Voir pour suite, pas très important je pense.

Tentative de synthèse des modèles de Jones&Davis et de Kelley : Mise en avant des rôles et de l’importance de l’appartenance à des catégories sociales dans les mécanismes inférentiels. En plus de ce que nous avons vu, nous avons aussi des attentes sur le comportement d’autrui. Elles sont de deux types : celles basées sur la catégorie d’appartenance et celles basées sur la personne. Catégorie fait appel à des stéréotypes.  Personne selon ce que l’on sait d’elle.

42. Qu’est-ce que « l’erreur fondamentale » ? Donner d’autres biais de celle-ci.

L’erreur fondamentale : à la base de la tendance à inférer des causalités internes plutôt qu’externes (= les gens sont responsables de ce qu’ils font et de leur sort). Voici 4 interprétations :

1- besoin de contrôle (sinon phénomène de résignation acquise).

2- éliminer le hasard des causes possibles de l’événement (monde juste on obtient ce que l’on mérite, travaux de Lerner à ce sujet).

3- modèle culturel dominant dans cultures occidentales centrée sur individu = privilégie facteurs internes.

4- variations sub-culturelles (les mieux insérés attribuent de la valeur aux explications)

D’autres théories plus récentes que ces grandes théories considèrent l’erreur fondamentale comme une étape du processus d’attribution. L’erreur fondamentale est aussi modulée par d’autres biais :

Biais d’auto-complaisance : succès = causes internes / échec = causes externes : préservation de l’estime de soi. Mais aussi conceptions plus cognitives : les gens s’attendent à la réussite de ce qu’ils entreprennent. Evénements attendus attributions internes ; événements inattendus attributions externes.

Biais acteur-observateur : l’acteur perçoit plus souvent son propre comportement comme une réponse à la situation. Acteurs sont centrés sur la situation alors que observateurs le sont plus sur l’individu. L’acteur s’explique en termes de raisons alors que l’observateur explique en termes de causes.

43. Quelles sont les dimensions sociales de l’attribution ?

Émettre un jugement sur un individu d’après ses comportements directement perceptibles. Mais grande importance du fait que l’individu est vu comme appartenant à un groupe (endo ou exo groupe). Le comportement serait ainsi d’abord rapporté au groupe et seulement exceptionnellement rapporté à l’individu. Donc attribution selon différentiations sociales. Dimension sociale de l’attribution

Attribution et relation entre groupes: Ethnocentrisme et attribution Taylor : recherche en Inde. Duncan recherche noir/blanc

L’erreur ultime d’attribution (ou biais de complaisance pro-endogroupe : Pettigrew : fréquence des attributions dispositionnelles défavorables aux individus membres de l’exogroupe.

La nature sociale des processus d’attribution : Thibaut/Riecken si personne de haut statut explique comportement par facteurs internes, si de bas statut explique comportement par facteurs externes

Autrui semble perçu comme étant à la source de son comportement ou étant déterminé par la situation en fonction de son appartenance à certaines catégories ayant une valeur spécifique aux yeux des observateurs (eux-mêmes insérés). Il y a deux grandes famille de processus qu’il ne faut pas confondre :

1- la catégorisation dépend de bcp de facteurs

2- connaissances préalables sur catégories sociales

→ Lipiansky

44. Que représentent les processus défensifs ? Qu’est-ce qui vient ensuite.

Façon dont les participants réagissent individuellement et collectivement à l’impression de déstabilisation induite par l’expérience groupale, en vue de protéger ou de rétablir un sentiment d’identité positif et stable. Il y a aussi d’autres réactions : désir d’entrer en communication, créer des liens… Il y a donc le besoin de se préserver du groupe et celui de s’y intégrer. Il y a une attente d’une totalité groupale.

45. Quelles sont les valeurs fondamentales dans le groupe (3) ?

D’abord la recherche de l’unité du groupe, la recherche d’intégration, la continuité du groupe

47. Qu’est-ce que l’identité intime ?

Elle est plus marquée par le corps et les pulsions, par les affects, par l’imaginaire que l’identité sociale.

48. Winnicott, que dit-il sur l’identité sociale ?

Vrai et faux self.

49. Quelle est l’importance de la reconnaissance ?

Etre reconnu par l’autre et le reconnaître dans sa différence

50. Comment se pose la conscience de soi et le rapport à autrui ? Donner différents besoins.

Le sujet n’accède à la conscience de son identité que dans un rapport à autrui où il dépend intrinsèquement de l’autre pour sa propre définition.

Besoin d’existence (se sentir exister aux yeux d’autrui) ; besoin d’intégration (le besoin de reconnaissance passe par l’intégration) ; besoin de valorisation (renvoie d’une image positive de soi-même, lien avec la considération d’autrui, complexe car valorisation ne doit pas se montrer comme telle sinon risque de taxation de vanité = dévalorisation) ; besoin de contrôle (qui mène à la recherche de pourvoir) ; besoin d’individuation (passage par l’opposition) ;

 

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