1. Donner les deux sens de
l’identité ?
- identité interrogation : semblable
à l’autre ? → identification.
- identité unicité : mon identité →
me rend unique.
Ce sont deux sens opposés mais
inséparables → équilibre nécessaire
entre ce qui rend semblable et ce
qui rend unique (Lipiansky).
2. Donner trois postulats sur
l’identité.
1. L'identité n'est pas donnée une
fois pour toute
2. L'identité n'est pas une réalité
à découvrir
3. L'identité d'un individu n'est
pas une somme de caractéristiques
extérieures
3. Décrivez ce que sont l’identité
sociale et l’identité personnelle.
Quelles articulations entre elles ?
Identité sociale = identité selon
rôles et positions sociales
Identité personnelle = attribut par
rapport à soi-même (Tap →
socialisation de soi,
personnalisation de soi = la
personne essaie de se réaliser
elle-même).
4. Approches auto-descriptive et
hétéro-descriptive, définir.
Approche autodescriptive : la
réponse donnée par le sujet lui-même
à la question Qui suis-je ? (ou qui
est le groupe ?)
Approche hétérodescriptive : la
réponse apportée par les autres à la
question Qui est cet individu ?
5. Quels sont les travaux de
Serrar ?
Exemple de catégorie de référents
identitaires (Rabbat, Maroc). Ados
se représentent plus par ce qu’ils
font que par ce qu’ils sont.
Revendication identitaire accrue
chez fille (face au masculin)
6. Comment s’articule la théorie de
James ?
James : Self matériel = identité
visible / Self spirituel = identité
vue de l'intérieur / Self social =
dignité des rôles attribués par la
société.
7. Donner l’ensemble des stades
d’Erikson.
1er stade = Confiance vs
méfiance : mot-clé = besoins
primaires (par exemple
absorber/incorporer). Fonctions
psychiques se greffent sur ces
besoins. Paradis perdu = sevrage →
perte de sécurité → trouble (plus
digne de recevoir ? = trouble).
Laing → paradis perdu connu par
tous, revient dans la vie (peut
d’ailleurs provoquer envie de
détruire → cercle vicieux car
nouvelle dévalorisation). Sadisme
oral → prendre à autrui en lui
nuisant. Equilibre → accord avec le
milieu = besoins du bébés comblés
par la maman. Il faut donc un
équilibre entre confiance et
méfiance.
2eme stade = autonomie vs honte et
doute : effet psychique du stade
anal : enfant peut retenir ou
relâcher à volonté (=nouvelle
potentialité physique). SA propre
volonté. Sentiment de puissance →
source d’autonomie. Mis en rapport
avec Spitz pour qui vers 2 ans
l’enfant apprend à dire non et
découvre l’effet magique de cette
parole.
3eme stade = Initiative vs
culpabilité : vient seulement après
sentiment d’autonomie : question
type : que dois-je faire de ma
volonté ? Que dois-je devenir ? =
vers 3 ans. Nouvelles potentialités
= développement moteur continue
(déjà là au stade 2) ; maîtrise
accrue du langage ; imagination
permet de prendre en compte
plusieurs possibilités pour une
situation ; interagit avec les
autres. Erikson parle de
« pénétrer » → pénétration de
l’espace = sentiment d’initiative.
Nouvelles vulnérabilités =
culpabilité → fantasme oedipien =
identification au parent haï permet
atténuer violence de cette haine.
Fantasme de l’enfant préféré =
sentiment de jalousie. Fantasme de
la toute-puissance = contre-coup est
peur de perte de pouvoir
(castration). L’enfant apprend à
composer avec le milieu. Bon usage
de la crise de ce stade = mettre des
limites (sublimation de la
culpabilité comme mécanisme de
défense). Mauvais usage = logique de
tout ou rien → risque d’auto-castration,
hyper activité…Trouver un équilibre
entre initiative et culpabilité.
4eme stade = Industrie vs
infériorité : entrée de l’enfant à
l’école = vie sociale élargie
(latence chez Freud). Enfant montre
capable faire et en reçoit de la
reconnaissance → « étape
industrie ». Si problème à
développer cette étape = sentiment
infériorité. 5 sources du sentiment
infériorité :
-
pas débarrassés conflits intérieurs
(peur de la responsabilité)
-
infériorité par comparaison aux
parents
-
famille a mal préparé à l’école
(image négative)
-
syndrome de tarzan : milieu change =
problème
-
critères de reconnaissance imposés
par l’extérieur (peau, situation
sociale…)
Etape selon laquelle « je suis ce
que j’ai la possibilité de faire ».→
confiance en soi, autonomie. Ces
étapes préparent l’individu à ce
qu’il va rencontrer à l’adolescence.
La crise de l’ado amène deux
mécanismes : construction de
l’identité sociale et tourisme
identitaire. Erikson original car
pour lui la quête de l’identité est
le point principal de l’adolescence.
Moment difficile car tension entre
passé et avenir = abandon d’une
manière d’être pour une autre.
Tâches rendant possible la gestion
de cette période :
-
Développement intellectuel et mental
→ permet intégrer multiplicité des
rôles selon situation.
-
Développement social → miroir
valorisant renforçant sentiment
d’unicité.
Moratoire = adolescence est un délai
avant de devoir assumer des
responsabilités. Congélateur des
attentes et des choix. Sert aussi à
intégrer les éléments identitaires
des stades précédents. Permet revire
conflit enfance et de les analyser.
Non-confiance dans le temps = besoin
de confiance dans le temps pour
passer du désir au projet. Dilemme
de 1er étape : passer du
désir au projet. Dilemme de 2eme
étape : s’engager dans une voie
autonome ou être écrase par
sentiment de honte/doute.
5eme stade = Identité vs diffusion
de rôle : Remise en question des
identités de l’enfance. Importance
du regard des autres. Recherche d’un
nouveau sentiment d’identité et de
continuité. Danger = diffusion de
rôle.
6eme stade = Intimité vs isolement :
Possibilité de s’abandonner sans
crainte de perte d’identité. Eviter
ces expériences peut mener à un
sentiment d’isolement.
7eme stade = générativité vs
stagnation : Intérêt pour la
génération suivante et son
éducation, si cela n’a pas lieu il y
a régression vers un besoin accru
d’intimité ponctué de répulsion.
Capacités à l’expansion
individuelle, intérêt pour la
génération suivante
→
détourner l’intérêt de soi pour le
tourner vers l’autre. Si cette
générativité n’est pas accomplie
l’individu a un sentiment de
stagnation.
8eme stade = Intégrité personnelle
vs désespoir : Recueillir le fruit
des 7 étapes précédentes.
Acceptation de sa vie, de son passé,
« patrimoine de son âme ». Désespoir
= peur de la mort, temps trop court
pour recommencer.
8. Qu’est-ce que la notion de stade
implique.
Implique que les processus ont un
but, une direction, des points
d’arrivée → c’est l’intégration de
l’identité (pouvoir toujours
répondre à Qui suis-je ?). Pourquoi
passage par stade ? Car il y a des
crises. Indispensables pour évoluer.
Assumer de nouvelles potentialités =
moments de vulnérabilité car assumer
nouvelles responsabilités et sortir
de son confort. Il y a des attentes
de la société (selon âge par
exemple). Identité = ensemble
d’étapes. L’identité serait-elle
alors une somme de sentiments sur
soi-même ? Crise = confrontation
dont ressortent les sentiments
d’identités.
10. Qu’est-ce que l’éléphant
invisible ? Lipiansky, Goffman et
Winicott qu’en disent-ils ?
Deux pôle : ma vraie identité / ce
que les autres savent de moi. Entre
il y a l’éléphant invisible =
beaucoup d’aspects de nous dont on
est pas conscient. On peut souhaiter
ne pas voir ce vrai self (pour se
conformer par exemple). Identité
publique vs identité intime :
travaux de Lipiansky. Identité
publique = mise en scène de
nous-même (concept emprunté à
Goffman). Identité intime =
essentiellement caractère affectif
et émotionnel → surgit dans identité
publique : rougissement,
transpiration…
Winicott : développement pas vu
comme pulsion conflit/défense mais
comme intégration des sentiments, de
l’existence. Il y a aliénation du
vrai self, nécessité d’avoir un faux
self → pour Laing l’enfant doué est
celui qui a compris cela rapidement.
11. Que dit la théorie de Harter ?
Estime de soi vient de deux
évaluations : enfant →
différence entre ce qu’il aimerait
être et ce qu’il pense être et
soutien des autres (aiment le sujet
tel quel ou ont d’autres attentes).
Estime de soi n’est pas qqch de
stable, baisse à l’ado et varie le
reste de la vie.
On devient soi-même en intégrant les
modèles qui nous entourent ; s’il y
en a une pluralité = plus facile de
se trouver, mais dans société
normative est plus facile à vivre
(connaît son rôle).
12. Donner 6 modalités
d’identification.
-
Id. de dépendance = nourrisson,
relation amoureuse…
-
Id. à l’agresseur = toute-puissance
comme rejet de l’autre.
-
Id. de maîtrise = souhait d’acquérir
les compétences de l’autre.
-
Id. spéculaire = accentuation
ressemblances avec l’autre
-
Id. catégorielle = identité par le
« nous »
-
Id. au projet = (Tap) identification
à un projet et plus à une personne
13. Comment les crises
apparaissent-elles ?
L’identité est en mouvement
→
remaniement et pas seulement ajout.
L’ensemble doit être cohérent, pas
éparpillé. Crises et ruptures sont
nécessaires (Mucchielli) pour
atteindre une identité plus mature.
Types de perturbations :
-
crises évolutives
-
expériences de pertes
-
expériences de changement
14. Que sont les notions de
résilience, de coping et de
stratégie identitaire ?
Notion de résilience = emprunté à la
physique (résistance aux chocs des
métaux) ; Capacité à rebondir, à
tirer profit de la crise.
Notion de coping = to cope = faire
face. Usage de mécanismes de défense
tels la sublimation, le refoulement
→
moyens de rendre tolérable une
situation qui ne l’est pas. Lazarus
et Folkman
→
2 grandes stratégies de coping : 1.
contenir l’émotion 2. agir vers le
problème, le contenir.
Notion de stratégie identitaire =
Camillieri
→
individu actif qui agit sur la
définition de soi (aussi Lipiansky).
Liberté, finalité, action.
→
devenir visible, se différencier,
filiation, similitude, valorisation.
Différentes stratégies :
De déni = refus de la réalité
Intériorisation = légitimation de la
réalité
Surenchère = plus que
l’intériorisation
→
mise en avant du stéréotype
Instrumentalisation = pas convaincu
du stéréotype mais l’utilise à son
avantage
Retournement sémantique = retourne
le stéréotype (plusieurs ou un
personnage important)
Ré-nomination = renommer pour
valoriser.
15. Qu’est-ce que la TIS ?
Outils pour penser en termes de nous
(le Soi comme un exemplaire d’une
catégorie ; le groupe entre dans la
définition de soi). La théorie de
l’identité sociale permet de
comprendre l’identité sociale comme
processus, il y a trois pôles
principaux :
-
cognitif (représentation
d’appartenance)
-
socio-cognitif (comparaison)
-
affectif
16. Qu’est-ce que la « peau
sociale » ?
Appartenances sociales rarement
neutres (affirmation par comparaison
= création d’une frontière, d’une
peau sociale ). L’identité sociale
permet de définir socialement
l’individu, de le situer dans la
société. L’identité est abordée en
terme de rôles et de positionnements
dans la structure sociale
(intériorisation des normes et
valeurs du groupe). Mise en rapport
de l’identité sociale (qui vise la
solidarité, l’appartenance, le
partage de valeurs…) avec l’identité
personnelle (qui vise à l’autonomie,
la différentiation…). Rôle maternant
du groupe (Anzieu)
→
nourriture affective
(reconnaissance), spirituelle
(croyance partagée), intellectuel
(normes).
17. Décrire la théorie de Festinger.
Théorie de la comparaison sociale :
On fait face à nos incertitudes sur
nos capacités par la comparaison aux
autres (socialement identiques).
L’une des tâche du groupe est de
maintenir l’estime de soi de
l’individu. L’individu a besoin
d’une identité sociale positive
(comme d’une estime de soi
positive). Les groupes doivent être
valorisants, mais si l’identité
sociale n’est pas satisfaisante,
l’individu met en place des
stratégies : redéfinition des
catégories, créativité sociale,
mobilité sociale (faire évoluer le
groupe en sa faveur). Grand rôle de
la perception (de soi, du groupe)
pour ensuite passer à l’action.
18. Comment évoluent l’identité
sociale et l’identité personnelle ?
Continuum = IS et IP sont à deux
pôles, l’un ou l’autre prenant le
pas selon la situation. Dichotomie
des deux pôles. Si l’IS prime alors
je ressemble à ceux de mon groupe,
je ne me pense plus comme individu
singulier (Tajfel).
Co-variance = Interaction possible
des deux pôles. Même si l’IS prime,
je reste un être singulier dans mon
groupe (Doise, Lorenzi, Deschamps).
Alternative aux travaux de Tajfel et
Turner.
19. Parlez de l’acculturation et des
stratégies quelle fait apparaître.
Permet un dynamisme identitaire ; si
existence de plusieurs cultures :
Stratégie de cohérence simple :
Position intégriste (bon / mal)
Stratégie de cohérence complexe :
effort de compréhension,
d’articulation de la complexité.
Toutes sortes de techniques peuvent
être misent en place :
réappropriation, dissociation,
adaptation à la modernité…)
20. Quelle est la théorie de
L’Ecuyer sur la vieillesse ?
1- émergence de soi (+ 2 ans)
2- confirmation du soi (5 ans)
3- expansion du soi (→10
ans)
4- réorganisation du soi (10-12 ans
= différentiation ; 21-23 =
adaptation)
5- maturation du soi (24-57 ans)
6- permanence du soi (58-100 ans)
→ Mucchielli
21.Qu’est-ce que le relativisme
constructiviste ?
Le sens de l’identité sera
tributaire des référents théoriques
utilisés pour construire
l’intelligibilité du phénomène. La
réalité scientifique est donc
relative à la théorie de référence
que l’on prend. Chaque scientifique,
détenteur d’un cadre théorique, peut
lire les phénomènes identitaires
avec ses propres référents
(psychanalyse, analyse
transactionnelle, existentialisme,
structuralisme…)
22. Que dire de la théorie générale
de l’identité ?
Condamnés à éclectisme ou possible
de trouver un point de vue
scientifique global pour rendre
compte de la pluralité des approches
de l’identité. But de Mucchielli =
trouve cette théorie générale de
l’identité. Nécessité de se placer
du point de vue des sciences
humaines : acteur social → aussi
bien individu que collectivité.
Sujet pas comparable aux objets des
sciences dites exactes car :
affectivité, conscience, raison,
ressenti, réflexion. L’identité d’un
acteur social ne peut être définie
comme l’identité d’un objet des
sciences physiques.
23. L’identité pour les sciences
humaines.
Ensemble de significations (variable
selon les acteurs d’une situation)
apposées par des acteurs sur une
réalité physique et subjective.
Identité est plurielle car elle
implique plusieurs acteurs.
L’identité est toujours en
transformation puisque ses contextes
de références sont toujours en
évolution. Elle est un construit
biopsychologique et
communicationel-culturel.
24. Quelle est la théorie des
processus de la communication ?
Les communications des acteurs sont
des communications « qui-ont-un-sens-performant-pour-eux ».
Le sens de l’identité d’un acteur
pour un autre acteur est fonction du
contexte pertinent utilisé par ce
dernier acteur pour définir
l’identité du premier.
25. Donner des exemples de référents
identitaires.
Écologiques, matériels et physiques,
historiques, culturels,
psychosociaux : liste à multiplier à
l’infini. Différents types
d’identité selon les référents
utilisés : identité objective,
culturelle, groupale, sociale,
professionnelle… Une identité est
une identité pour quelqu’un → elle
varie en fonction des acteurs
concernés (on retrouve l’idée que
toute réalité de sens est
plurielle).
26. Qu’est-ce que la statique ?
Approche selon laquelle la formation
de l’identité est une affaire
rapidement définitive. Les acteurs
sociaux sont influencés dans les
premières étapes de leur vie
(Pavlov, Freud, Erikson).
27. Quels sont les travaux de
Rosenthal et Jacobsen ?
« Mauvais écoliers » = effet de
Pygmalion. : l’identité est aussi le
résultat d’un ensemble de
communication arrivant et partant
d’un acteur. Chaque identité est une
émergence de sens résultant d’un
ensemble de négociations des
identités de chacun. Chaque identité
trouve donc son fondement dans
l’ensemble des autres identités
s’exprimant à travers le système des
relations.
28. Qu’est-ce que l’erreur de
l’isolat ?
Quand pas pris en compte les
interactions de l’identité avec les
éléments des divers contextes
29. Quels sont les fondements de
l’identité ?
Les fondements de l’identité sont
bien dans les identités elles-mêmes
des différents acteurs en relation.
Les contextes utilisés par l’acteur
pour définir l’identité le sont car
ils sont pertinents (=permet de
faire émerger un sens) pour lui.
Mais ce sens est lui-même dépendant
de la situation. Et la définition de
la situation dépend de l’identité
émergente de l’acteur pour lui-même
et pour l’autre au moment où il
considère l’identité de l’autre.
→
phénomène de la complexité humaine
(Paradigme de la complexité qui est
la thèse défendue par Mucchielli).
30. Que dit Moscovici ?
Processus d’attribution (Moscovici)
= émettre un jugement sur l’autre et
chercher tous les signes qui
valident ou invalident l’évaluation.
Evaluation faites à partir de formes
perceptives complexes (gestalten).
Les schémas d’identification
d’autrui sont : identitaires
culturels, groupaux et personnels.
Schémas servent à décoder la réalité
sociale, mais ils façonnent
également notre conduite sociale
→
selon notre représentation
identitaire on se conforme à ce que
l’on croit devoir être.
31. Quelles sont les différentes
identités psychosociologiques ?
Identité auto-énoncée = apportée par
le sujet lui-même.
Identité subjective
→
le sujet croit intimement à ce qu’il
est.
Sentiment d’identité
→
le sujet éprouve ce qu’il est.
Identité affirmée
→
énonce ce qu’il est.
Identité présentée
→
identité présentée à autrui.
Identité de façade
→
montre que certaines facettes (il
peut y avoir plusieurs identités de
façade, elle appelle des conduites
de respectabilités). Elle est un
moyen d’évitement des évaluations
négatives. Neutraliser le regard
critique des autres.
Identité différentielle
→
énoncer seulement caractéristiques
différentielles principales, celles
qui nous spécifient.
Identité négative représentée
→
ce qu’il ne veut pas être. Erikson
→
image dévalorisée et repoussante de
l’identité.
Identité inférée
→
ce qui est crut sur un sujet.
Identité perçue
→
ce que le sujet est pour lui.
Identité prescrite
→
ce qu’il voudrait que le sujet soi.
Identité attribuée
→
d’après quelques caractéristiques ce
que l’individu devrait être.
32. Qu’est-ce que la dialectique de
l’identité sociale ?
Erikson critique Freud
→
Le sentiment d’identité a bien une
face psychologique interne, mais il
a surtout une face sociale externe.
A tous les stades de la vie
l’identité intérieure et l’identité
sociale se développent ensemble.
L’identité sociale est plutôt une
identité attribuée. Elle est la
somme de toutes les inclusions et
exclusions par rapport à tous les
groupes constitutifs d’une société.
La vie comme quête permanente
d’identité sociale. Chercher à
augmenter sa propre estime de soi et
rechercher celle des autres sont des
motivations importantes de la vie
psychologique et sociale. Il existe
une vision subjective personnelle de
son identité sociale (pour preuve :
si identité sociale pas
satisfaisante individu quitte groupe
appartenance (souvent par stratégies
inconscientes
→
Tajfel).
33. Quels problèmes peuvent toucher
les référents identitaires ?
Les dissonances identitaires
→
dissonance cognitive de Festinger =
Le système de connaissances, de
croyances et de représentations d’un
individu intervient sur les
perceptions et les conduites, pour
réduire les désaccords logiques. Les
crises d’identité surviennent
lorsque les tensions crées par les
contradictions deviennent trop
fortes et paralysent les actions en
introduisant le doute permanent.
Perturbations de la sécurité
ontologique
→
désunion familiale, exclusion et
rejet, écrasement affectif, perte
des enracinement sociaux et
religieux.
Perturbations des référents
identitaires
→
relativisation des valeurs et des
modèles.
La perte de confiance dans le
système de valeurs culturelles et
les modèles sociaux renforce les
attitudes de désengagement, accroît
la passivité et induit les réactions
individualistes. En effet, il ne
reste plus qu’une chose en laquelle
on peut croire : soi-même. Mais ce
soi-même est tiraillé par des
logiques et des modèles
contradictoires, ce n’est donc pas
en lui que l’individu va trouver la
certitude de son être.
Les aliénations de l’identité
→
intervention d’un système extérieur
pour modifier une identité
existante, avec en plus le ressenti
de cette aliénation.
Aliénation et acculturation forcée
→
colonisation, transplantations
culturelles.
Aliénation et dépersonnalisation
→
je
suis ce que je ne suis pas et je ne
suis pas ce que je suis (Sartre).
Réaction défensives : mécanisme de
défense transpersonnelle et
mécanisme de défense sociale
→
mise à distance, immobilisations,
rapprochements
→ Deschamps
34. Qu’est-ce que le concept de
prototypicalité ?
Rosch →les catégories varient dans
leur degré relatif d'inclusion. Il y
a un niveau de base (moyen),
l'inclusion croissante (par exemple
chien, animal, être vivant). C'est
au niveau moyen que s'exerce la plus
grande partie de l'activité
perceptive. Cela conduit à un
prototype de la catégorie = un bon
exemple pour la catégorie en
question et : l'appartenance à une
catégorie exige un certain niveau de
ressemblance avec le prototype.
35. Qu’est-ce que la théorie de l’auto-catégorisation ?
Turner : théorie des processus qui
sous tendent la formation
psychologique des groupes. Tentative
d'analyse générale du fonctionnement
des processus de catégorisation dans
la perception sociale et
l'interaction. Trois niveaux :
- niveau interpersonnel
- niveau intergroupe
- niveau inter-espèces
Le comportement des groupes est
rendu possible par - et reflète - la
conception de soi qui fonctionne au
niveau des catégorisations
intergroupes. Les déplacements vers
l'identité sociale entraînent une
dépersonnalisation du soi et du
comportement (augmentation de la
similitude perçue entre soi et le
groupe). C'est, au niveau théorique,
cela qui rend possible le
comportement de groupe. On parle
bien de théorie pour ces deux
niveaux, social et personnel, car la
pratique montre que le tout varie
beaucoup avec le contexte. Il est
donc faux de parler d'un niveau
comme étant plus basique qu'un
autre. La catégorisation est donc un
processus dynamique, dépendant du
contexte et déterminé par des
relations de comparaison dans une
situation donnée.
→Lorenzi-Cioldi
36. Le Test « Qui suis-je », décrire
et expliquer.
Technique de Kuhn et Mc
Partland = test Qui suis-je ?
Réponse d’abord d’après catégorie
sociale, statut, rôle. Seulement
ensuite viennent les réponses
subjectives (heureux, troublé…).
37. Donner différentes théories
socio-cognitives (Turner, Codol,
Brewer, Marques, Wilder)
Théorie sociale de Turner
→
grande généralité dans son champ
d’application et extrême dans ses
conséquences.
Brewer
→
il y a différentiation avec
sous-groupes de l’endogroupe,
homogénéisation des sous-groupes les
plus éloignés de l’individu,
opposition de l’endogroupe et de
l’exogroupe. Ce système catégoriel
produirait en même temps l’identité
sociale et l’identité personnelle.
Marques
→
effet de la brebis galeuse :
sous-groupe de l’endogroupe ne
respectant pas assez les règles du
groupe aux yeux de l’individu.
Wilder
→
L’identité sociale repose sur les
épaules de l’exogroupe (en fait, on
ne se définit que par ce qui nous
différencie de l’exogroupe).
38. Identité et statu social : que
dire ?
Dépersonnalisation de l’exogroupe →
moindre familiarité avec ses
membres, plus faible représentation
des relations dans ce groupe. Des
expériences montrent que les erreurs
intra-catégorielles sont plus
nombreuses que les erreurs
inter-catégorielles
→
les individus de l’exogroupe sont
vus comme interchangeables. Homme
→
dépersonnalisation très présente ;
Femme
→
homogénéité exogroupe dépend de la
situation représentée (contexte
privé ou public). Le clivage vient
donc du contexte.
Il y a clivage intergroupe en
fonction du prestige des individus
→
aucun des deux sexes ne manifeste
les effets prédit par la théorie de
l’identité sociale : différentiation
intergroupe n’est pas accompagnée
par dépersonnalisation dans les deux
groupes. Donc très grande importance
des groupes dans la structure
sociale.
39. Qu’est-ce que l’attribution
interpersonnelle ? Qu’est-ce
qu’Heider dit ?
Psychologie naïve des individus
→
leur permet de développer une vue
cohérente de leur environnement. Met
en avant l’attribution : les
individus vont au-delà des données
de la situation pour l’expliquer, la
comprendre et s’y adapter = donner
un sens. Recherche d’une structure
permanente mais non directement
observable des choses. On attribue
les effets soit à des personnes soit
à l’environnement de ces personnes.
40. Qu’est-ce que le modèle des
inférences correspondantes ?
Jones-Davis
→
Perception des causes des actions
d’autrui : l’observateur pense que
le comportement vient d’un trait de
caractère de l’individu acteur.
L’observateur doit donc d’abord voir
ce qui a été voulu par l’acteur. Il
faut donc que l’acteur ait été
conscient des effets et qu’il
possède les capacités pour accomplir
l’action. Il faut aussi que l’acteur
ait agit librement. Problème :
comment l’observateur peut-il
attribuer une intention à l’acteur ?
En se fiant aux effets spécifiques
du comportement, ce sont les effets
qui correspondent à une intention.
Donc :
1- Repère les effets
2- compare les effets avec les
effets qu’auraient eu des autres
actions possibles
3- correspondance entre action,
intention et disposition en se
basant sur l’action effectuée et
celles qui ne l’ont pas été.
41. Qu’est-ce que le modèle de la
covariation ?
Kelley : 1. objet à appréhender 2.
personnes en interaction avec ces
objets 3. modalités temporelles 4.
circonstances des interactions avec
objets. Voir pour suite, pas très
important je pense.
Tentative de synthèse des modèles de
Jones&Davis et de Kelley :
Mise en avant des rôles et de
l’importance de l’appartenance à des
catégories sociales dans les
mécanismes inférentiels. En plus de
ce que nous avons vu, nous avons
aussi des attentes sur le
comportement d’autrui. Elles sont de
deux types : celles basées sur la
catégorie d’appartenance et celles
basées sur la personne. Catégorie
→
fait appel à des stéréotypes.
Personne
→
selon ce que l’on sait d’elle.
42. Qu’est-ce que « l’erreur
fondamentale » ? Donner d’autres
biais de celle-ci.
L’erreur fondamentale : à la base de
la tendance à inférer des causalités
internes plutôt qu’externes (= les
gens sont responsables de ce qu’ils
font et de leur sort). Voici 4
interprétations :