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Sommaire >>> Psychologie sociale

Lorenzi-Cioldi, F., Doise, W. (1994) Identité sociale et identité personnelle. In R. Y. Bourhis & J.-P. Leyens (Eds) Stéréotypes, discriminations et relations intergroupes. (Mardaga). Pages 69-126.

 
 

Identité sociale et identité personnelle

INTRODUCTION

Identité = selon dico : similitude, communauté, unité, permanence

           ≠ altérité, contraste, différence. Distinction.

En psy. sociale (James, Cooley, Mead) = identité ancrée dans relation individuel-collectif, personne-groupes d’appartenance. S’enracine donc dans ce qui n’est pas identique et s’en enrichit.

Tajfel identité = construction d’une différence, d’un contraste, d’une altérité.

Endogroupe = groupe d’appartenance. Exogroupe = hors groupe

1. DU MOI INTERACTIONNEL A LA CATEGORISATION SOCIALE

Le Soi selon Mead

Behavioriste social. Etudie lien entre esprit-soi-société. Interaction sociale à l’origine de la conscience individuelle. Le soi n’existe que si existe les autres.

2 phases du dévelo. du soi :

1- soi se constitue par l’organisation des attitudes particulières des actes sociaux des autres envers lui et envers eux-mêmes.

2- soi se constitue aussi par l’organisation des attitudes sociales de l’autrui généralisé ou du groupe social comme un tout auquel il appartient.

Deux élans pour formation du sentiment identité : famille (dynamique particulière et situationnelle) ; attente de la société (dynamique générale et sociétale).

Institution = réaction commune des membres de la communauté à une situation particulière. Réaction variant selon les individus (vol) mais elle reste commune (sous des formes variées) = autrui-généralisé.

Mead souligne que le soi n’est pas qu’une intériorisation passive des attitudes sociales (ou que les individus seraient identiques ou interchangeables) : comment donc rendre compte des différence ? sources de variations = interactions multiples et places multiples ; Mais surtout deux aspects du soi :

1- Je = soi en tant que sujet (créatif), jugements d’autrui intériorisés.

2- Moi = soi en tant qu’objet (conformiste), jugements d’autrui assumés par le soi.

Qui suis-je ?

Technique de Kuhn et Mc Partland = test Qui suis-je ? Réponse d’abord d’après catégorie sociale, statut, rôle. Seulement ensuite viennent les réponses subjectives (heureux, troublé…).

Gordon même type de recherche montrant que minorité produit une conscience accrue de ce qui rend minoritaire (travaux de McGuire sur ce sujet).

La théorie de l’identité sociale : Fin années 60 l’identité se lie avec problématique de la catégorisation sociale. Qu’est-ce qui pousse un individu à se définir d’après des catégories sociales ? Travaux de Tajfel notamment paradigme des groupes minimaux. Utilise la théorie de la comparaison sociale de Festinger pour montrer qu’un individu tend à chercher des groupes d’appartenances capables de renforcer les aspects positifs de son identité sociale. Importance de la comparaison avec d’autres groupes pertinents pour s’évaluer. Turner se joint à Tajfel pour élaborer la théorie de l’identité sociale : en gros, les individus tentent de maintenir ou d’accroître leur estime de Soi. Les auteurs remarquent qu’il existe également une différentiation entre individus personnels. Ce sont donc deux états extrêmes dont on peut douter que l’on puisse rencontrer dans la réalité. Brown et Turner montrent que certains situations s’en approchent : pôle interpersonnel = discussion d’amoureux ; pôle intergroupes = policiers et grévistes.

Théorie de catégorisation de soi : (ou auto-catégorisation) : notion de dépersonnalisation passage de l’identité personnelle à l’identité sociale (3 niveaux). La dépersonnalisation conduit l’homogénéité de l’endogroupe et de l’exogroupe.

2.APPROCHES SOCIO-COGNITIVES

Théorie sociale de Turner grande généralité dans son champ d’application et extrême dans ses conséquences.

Effet d’homogénéité de l’exogroupe : Juger et percevoir membre de l’exogroupe comme moins diversifié et hétérogène que eux ne se perçoivent. Pour Tajfel homogénéité à l’intérieur des catégories est associé aux contrastes entre elles. Pour Turner il y a incompatibilité cognitive entre catégorisation (en particulier entre personnel et groupale). Ils se ressemblent tous mais nous sommes tous différents.

Intimité dans l’endogroupe = plus grande familiarité pour endogroupe. Il y a désindividualisation de l’exogroupe permet discrimination + rejet l’exogroupe.

Pour Lorenzi-Cioldi les théories de l’identité sociale de Turner et Tajfel ne font pas de différence théorique entre Soi et Autrui individuels lorsque des appartenances sont en jeu. Or si on juge un membre c’est l’identité de soi en tant qu’être singulier qui joue (moins perception stéréotypique), alors que si on juge tout l’exogroupe c’est l’identité de soi comme membre de l’endogroupe qui joue. Il y a une oscillation des comportements interpersonnels et intergroupes d’après les perceptions individuelles. Mais l’hétérogénéité de l’endogroupe est relative et il convient donc de ne pas tomber dans la simplification.

Soi versus autrui, endogroupe versus exogroupe : Emploi simultané de différents niveaux de catégorisation. Codol individu peut continuer la poursuite de l’unicité personnelle au travers du groupe = Je suis plus conforme aux normes en vigueur dans le groupe que les autres membres. Il y a indifférenciation en même temps que distinctivité de soi. Soi-autrui dans l’endogroupe coexiste avec nous-eux envers exogroupe.

Brewer il y a différentiation avec sous-groupes de l’endogroupe, homogénéisation des sous-groupes les plus éloignés de l’individu, opposition de l’endogroupe et de l’exogroupe. Ce système catégoriel produirait en même temps l’identité sociale et l’identité personnelle.

Marques effet de la brebis galeuse : sous-groupe de l’endogroupe ne respectant pas assez les règles du groupe aux yeux de l’individu.

Wilder L’identité sociale repose sur les épaules de l’exogroupe (en fait, on ne se définit que par ce qui nous différencie de l’exogroupe).

Pluralité des configurations de l’identité : Minorités seraient vues comme plus homogènes. Mais l’homogénéisation d’un exogroupe n’empêche pas la personnalisation des membres de cet exogroupe. Il y a donc compatibilité entre catégorisation par identité collective et émergence de spécificités individuelles.

Les relations entre les sexes : importance du prestige social relatif. Les moins de prestige (souvent femmes) se perçoivent et sont perçus sur le mode de l’identité collective. Prestige = statut social.

Hypothèse de l’oppression : le dominé (femme) porte plus d’attention à ce que fait le dominant (c’est l’intuition féminine). « Lucidité des exclus » Bourdieu. La position de supériorité amène à diminuer l’attention portée aux caractéristiques personnelles des subordonnés. Il y a une forme d’homogénéisation de l’endogroupe et de personnalisation de l’exogroupe.

Points de vue sur l’identité de soi : Les femmes se décrivent de la manière dont les hommes les voient et décodent mieux les sentiments de l’exogroupe sexuel à leur égard selon des études. Ce qu’il faut retenir : catégorisation de soi des membres d’un groupe de bas prestige sur le mode de l’identité sociale passe par une catégorisation du groupe de haut prestige par l’identité personnelle.

Identité personnelle et statu-quo, identité sociale et originalité : Dépersonnalisation de l’exogroupe  moindre familiarité avec ses membres, plus faible représentation des relations dans ce groupe. Des expériences montrent que les erreurs intra-catégorielles sont plus nombreuses que les erreurs inter-catégorielles les individus de l’exogroupe sont vus comme interchangeables. Homme dépersonnalisation très présente ; Femme homogénéité exogroupe dépend de la situation représentée (contexte privé ou public). Le clivage vient donc du contexte.

Il y a clivage intergroupe en fonction du prestige des individus aucun des deux sexes ne manifeste les effets prédit par la théorie de l’identité sociale : différentiation intergroupe n’est pas accompagnée par dépersonnalisation dans les deux groupes. Donc très grande importance des groupes dans la structure sociale.

3. VERS UN MODELE DE PORTEE GENERALE : IDENTITE ET STATUT SOCIAL

Des expériences montrent que des sujets tendent à confondre d’avantage entre eux des personnes de même statut social quel que soit leur groupe d’appartenance. Explication sur modèle occidental et oriental revoir.

Groupes collections et groupes agrégat

Groupe collection = au prestige élevé     /    groupe agrégat = au prestige faible.

Groupe collection vu plus par personnalisation ; le groupe n’est pas un obstacle pour spécificités individuelles. Groupe agrégat vu plus comme homogène ; l’identité se forme autour du groupe.  Cette distinction par statut social remet en cause les théories de l’identité sociale :

Tajfel : continuum soi-groupe

Turner : niveaux de catégorisation de soi

Attributions intergroupes (Deschamps / Beauvois)      

INTRODUCTION

Psychologie du sens commun : permet d’expliquer notre comportement et celui d’autrui = théories de l’attribution. Dominante dans les années 70.

Heider précurseur.

Béhaviorisme sujet lieu de réaction.

Cognitivisme le sujet passe de passif à organisateur, il produit du sens. Retour sur la conscience après s’être intéressé au comportement

Attribution = très générale (tous les actes mentaux pour certains), mais idée centrale est que on a besoin de cherche les causes des choses. On parle donc d’attribution causale. Permet de savoir comment agir et d’établir des prévision.

1. L’ATTRIBUTION INTERPERSONNELLE

Les idées de Heider : Psychologie naïve des individus leur permet de développer une vue cohérente de leur environnement. Met en avant l’attribution : les individus vont au-delà des données de la situation pour l’expliquer, la comprendre et s’y adapter = donner un sens. Recherche d’une structure permanente mais non directement observable des choses. On attribue les effets soit à des personnes soit à l’environnement de ces personnes.

Le modèle des inférences correspondantes : Jones-Davis Perception des causes des actions d’autrui : l’observateur pense que le comportement vient d’un trait de caractère de l’individu acteur. L’observateur doit donc d’abord voir ce qui a été voulu par l’acteur. Il faut donc que l’acteur ait été conscient des effets et qu’il possède les capacités pour accomplir l’action. Il faut aussi que l’acteur ait agit librement. Problème : comment l’observateur peut-il attribuer une intention à l’acteur ? En se fiant aux effets spécifiques du comportement, ce sont les effets qui correspondent à une intention. Donc :

1- Repère les effets

2- compare les effets avec les effets qu’auraient eu des autres actions possibles

3- correspondance entre action, intention et disposition en se basant sur l’action effectuée et celles qui ne l’ont pas été.

Le modèle de la covariation : Kelley : 1. objet à appréhender 2. personnes en interaction avec ces objets 3. modalités temporelles 4. circonstances des interactions avec objets. Voir pour suite, pas très important je pense.

La notion de schéma causal : Souvent l’individu utilise son expérience passée pour faire des attributions. L’individu utilise des raisonnements courts, simples d’après son expérience. Principe d’économie individu s’en tient à une ou deux possibilités et n’explore pas la covariation de manière méthodique.

Tentative de synthèse des modèles de Jones&Davis et de Kelley : Mise en avant des rôles et de l’importance de l’appartenance à des catégories sociales dans les mécanismes inférentiels. En plus de ce que nous avons vu, nous avons aussi des attentes sur le comportement d’autrui. Elles sont de deux types : celles basées sur la catégorie d’appartenance et celles basées sur la personne. Catégorie fait appel à des stéréotypes.  Personne selon ce que l’on sait d’elle.

2. L’ATTRIBUTION : UN MODELE DE L’HOMME SCIENTIFIQUE

Attention : manque page 106-107.

L’erreur fondamentale : à la base de la tendance à inférer des causalités internes plutôt qu’externes (= les gens sont responsables de ce qu’ils font et de leur sort). Voici 4 interprétations :

1- besoin de contrôle (sinon phénomène de résignation acquise).

2- éliminer le hasard des causes possibles de l’événement (monde juste on obtient ce que l’on mérite, travaux de Lerner à ce sujet).

3- modèle culturel dominant dans cultures occidentales centrée sur individu = privilégie facteurs internes.

4- variations sub-culturelles (les mieux insérés attribuent de la valeur aux explications)

D’autres théories plus récentes que ces grandes théories considèrent l’erreur fondamentale comme une étape du processus d’attribution. L’erreur fondamentale est aussi modulée par d’autres biais :

Biais d’auto-complaisance : succès = causes internes / échec = causes externes : préservation de l’estime de soi. Mais aussi conceptions plus cognitives : les gens s’attendent à la réussite de ce qu’ils entreprennent. Evénements attendus attributions internes ; événements inattendus attributions externes.

Biais acteur-observateur : l’acteur perçoit plus souvent son propre comportement comme une réponse à la situation. Acteurs sont centrés sur la situation alors que observateurs le sont plus sur l’individu. L’acteur s’explique en termes de raisons alors que l’observateur explique en termes de causes.

LES DIMENSIONS SOCIALES DE L’ATTRIBUTION

Attribution émettre un jugement sur un individu d’après ses comportements directement perceptibles. Mais grande importance du fait que l’individu est vu comme appartenant à un groupe (endo ou exo groupe). Le comportement serait ainsi d’abord rapporté au groupe et seulement exceptionnellement rapporté à l’individu. Donc attribution selon différentiations sociales. Dimension sociale de l’attribution

Attribution et relation entre groupes: Ethnocentrisme et attribution Taylor : recherche en Inde. Duncan recherche noir/blanc

L’erreur ultime d’attribution (ou biais de complaisance pro-endogroupe : Pettigrew : fréquence des attributions dispositionnelles défavorables aux individus membres de l’exogroupe.

La nature sociale des processus d’attribution : Thibaut/Riecken si personne de haut statut explique comportement par facteurs internes, si de bas statut explique comportement par facteurs externes. Autrui semble perçu comme étant à la source de son comportement ou étant déterminé par la situation en fonction de son appartenance à certaines catégories ayant une valeur spécifique aux yeux des observateurs (eux-mêmes insérés). Il y a deux grandes famille de processus qu’il ne faut pas confondre :

1- la catégorisation dépend de bcp de facteurs

2- connaissances préalables sur catégories sociales

 

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