INDIVIDUS, PENSÉE ET
CONTEXTE SOCIAL
La construction de l'individualité à
partir des relations entre groupes est un processus changeant. Les
individus pensent leur groupe à partir d'un ensemble flou
d'attributs.
Image idéal du groupe :
favoritisme envers son groupe et discrimination envers l'autre
groupe (sans rapport avec individus composant ce groupe).
Identité sociale et identité
individuelle ne s'opposent pas forcément. La comparaison soi-autrui
est un aspect important dans la construction de l'identité, mais
cette comparaison dépend de facteurs sociaux (haut statut = pense
comme individualité distincte ; groupe dominé = pense plus en terme
collectif). Donc individu peut voir le "eux" et le "nous", mais
aussi faire différence dans le "nous".
CONSTRUCTION DE L'IDENTITÉ A
PARTIR DU CONTEXTE
Concept de prototypicalité :
Rosch →les catégories varient dans leur degré relatif d'inclusion.
Il y a un niveau de base (moyen), l'inclusion croissante (par
exemple chien, animal, être vivant). C'est au niveau moyen que
s'exerce la plus grande partie de l'activité perceptive. Cela
conduit à un prototype de la catégorie = un bon exemple pour la
catégorie en question et : l'appartenance à une catégorie exige un
certain niveau de ressemblance avec le prototype.
Théorie de l'autocatégorisation :
Turner : théorie des processus qui sous tendent la formation
psychologique des groupes. Tentative d'analyse générale du
fonctionnement des processus de catégorisation dans la perception
sociale et l'interaction. Trois niveaux :
- niveau interpersonnel
- niveau intergroupe
- niveau inter-espèces
Le comportement des groupes est rendu
possible par - et reflète - la conception de soi qui fonctionne au
niveau des catégorisations intergroupes. Les déplacements vers
l'identité sociale entraînent une dépersonnalisation du soi et du
comportement (augmentation de la similitude perçue entre soi et le
groupe). C'est, au niveau théorique, cela qui rend possible le
comportement de groupe. On parle bien de théorie pour ces deux
niveaux, social et personnel, car la pratique montre que le tout
varie beaucoup avec le contexte. Il est donc faux de parler d'un
niveau comme étant plus basique qu'un autre. La catégorisation
est donc un processus dynamique, dépendant du contexte et déterminé
par des relations de comparaison dans une situation donnée.
Métacontraste : un ensemble sera
catégorisé comme une seule entité si les différences sont moindres à
l'intérieur de celui-ci en comparaison avec d'autres ensembles.
L'essence même de la catégorisation est
d'être un processus cognitif de regroupement qui transforme des
différences en ressemblances et vice versa.
Individu prototypique = qui ressemble à
son groupe. Là aussi il y a dépendance au contexte.
Prototypicalité et polarisation du
groupe :