Erikson rejette
pulsion sexuelle comme moteur du développement, pour lui c’est la
conquête de l’identité qui l’est. Premières années sont certes
cruciales, mais l’identité se développe toute la vie.
Notion de stade :
implique que les processus ont un but, une direction, des points
d’arrivée → c’est l’intégration de l’identité (pouvoir toujours
répondre à Qui suis-je ?). Pourquoi passage par stade ? Car il y a
des crises. Indispensables pour évoluer. Assumer de nouvelles
potentialités = moments de vulnérabilité car assumer nouvelles
responsabilités et sortir de son confort. Il y a des attentes de la
société (selon âge par exemple). Identité = ensemble d’étapes.
L’identité serait-elle alors une somme de sentiments sur soi-même ?
Crise = confrontation dont ressortent les sentiments d’identités.
1er
stade = Confiance vs méfiance : mot-clé = besoins
primaires (par exemple absorber/incorporer). Fonctions psychiques se
greffent sur ces besoins. Paradis perdu = sevrage → perte de
sécurité → trouble (plus digne de recevoir ? = trouble). Laing →
paradis perdu connu par tous, revient dans la vie (peut d’ailleurs
provoquer envie de détruire → cercle vicieux car nouvelle
dévalorisation). Sadisme oral → prendre à autrui en lui nuisant.
Equilibre → accord avec le milieu = besoins du bébés comblés par la
maman. Il faut donc un équilibre entre confiance et méfiance.
2eme stade =
autonomie vs honte et doute : effet psychique du stade
anal : enfant peut retenir ou relâcher à volonté (=nouvelle
potentialité physique). SA propre volonté. Sentiment de puissance →
source d’autonomie. Mis en rapport avec Spitz pour qui vers 2 ans
l’enfant apprend à dire non et découvre l’effet magique de cette
parole.
3eme stade
= Initiative vs culpabilité : vient seulement après sentiment
d’autonomie : question type : que dois-je faire de ma volonté ? que
dois-je devenir ? = vers 3 ans. Nouvelles potentialités =
développement moteur continue (déjà là au stade 2) ; maîtrise accrue
du langage ; imagination permet de prendre en compte plusieurs
possibilités pour une situation ; interagit avec les autres. Erikson
parle de « pénétrer » → pénétration de l’espace = sentiment
d’initiative. Nouvelles vulnérabilités = culpabilité → fantasme
oedipien = identification au parent haï permet atténuer violence de
cette haine. Fantasme de l’enfant préféré = sentiment de jalousie.
Fantasme de la toute-puissance = contre-coup est peur de perte de
pouvoir (castration). L’enfant apprend à composer avec le milieu.
Bon usage de la crise de ce stade = mettre des limites (sublimation
de la culpabilité comme mécanisme de défense). Mauvais usage =
logique de tout ou rien → risque d’auto-castration, hyper
activité…Trouver un équilibre entre initiative et culpabilité.
4eme stade
= Industrie vs infériorité : entrée de l’enfant à l’école =
vie sociale élargie (latence chez Freud). Enfant montre capable
faire et en reçoit de la reconnaissance → « étape industrie ». Si
problème à développer cette étape = sentiment infériorité. 5 sources
du sentiment infériorité :
-
pas
débarrassés conflits intérieurs (peur de la responsabilité)
-
infériorité par comparaison aux parents
-
famille
a mal préparé à l’école (image négative)
-
syndrome
de tarzan : milieu change = problème
-
critères
de reconnaissance imposés par l’extérieur (peau, situation sociale…)
Etape selon
laquelle « je suis ce que j’ai la possibilité de faire ».→ confiance
en soi, autonomie. Ces étapes préparent l’individu à ce qu’il va
rencontrer à l’adolescence. La crise de l’ado amène deux
mécanismes : construction de l’identité sociale et tourisme
identitaire. Erikson original car pour lui la quête de l’identité
est le point principal de l’adolescence. Moment difficile car
tension entre passé et avenir = abandon d’une manière d’être pour
une autre. Tâches rendant possible la gestion de cette période :
-
Développement intellectuel et mental → permet intégrer multiplicité
des rôles selon situation.
-
Développement social → miroir valorisant renforçant sentiment
d’unicité.
Moratoire =
adolescence est un délai avant de devoir assumer des
responsabilités. Congélateur des attentes et des choix. Sert aussi à
intégrer les éléments identitaires des stades précédents. Permet
revire conflit enfance et de les analyser. Non-confiance dans le
temps = besoin de confiance dans le temps pour passer du désir au
projet. Dilemme de 1er étape : passer du désir au projet.
Dilemme de 2eme étape : s’engager dans une voie autonome ou être
écrase par sentiment de honte/doute.
(voir suite des stades dans le
questionnaire)