I.
La dialectique Moi/Je dans
le cas de jeunes biculturels.
Mead
propose de voir le Soi avec un Moi, un Autrui...
Les individus ne sont pas
seulement des Moi mais ils ont aussi la possibilité
d’influencer les autres individus (on peut le démontrer au
travers du jeu par exemple). Quand l’individu
"baigne" dans deux cultures qu’en est-il ?
Il y a différents types de
cultures selon:
(Moi1) : familiale: par exemple la famille
italienne qui varie selon que l’on soit au Nord, au Sud... si
elle est émigrée, il est important de savoir depuis combien de
temps elle habite son nouveau pays, de quelle manière la
culture d'origine est représentée dans ce pays
"d'accueil".
(Moi2) : l’univers culturel d’accueil; selon
le canton (si on prend l’exemple d’une famille italienne émigrant
en Suisse). C’est le deuxième univers culturel.
(Moi3) : sous-cultures: les jeunes, par exemple,
c’est un tout autre univers culturel.
Mais
aussi la "culture globale", mondiale (modèle nord-américain). Un
autrui généralisé dont on s’imprègne.
Tout ces points peuvent
entrer en conflit les uns avec les autres et à différents
niveaux. Le Moi n’est pas une entité monolithique et
immuable, mais plutôt un point de confluence, d’attentes
sociales contradictoires, complexes et ambiguës.
On
peut légitimement se demander s'il y a une pluralité de Je ?
(trouver la réponse tout seul !!!)
Il est aussi intéressant
de voir comment sont perçus dans la société les différences
du Moi; quelles places sont données à différentes cultures ? Si
toutes sont égales il n’y a pas besoin d’effacer l’une de
ses appartenances, ce n’est pourtant pas souvent ce cas de
figure qui se présente (voir
Les identités meurtrières de A.Maalouf).
Et si une guerre éclate
comment va réagir l’individu devant faire la synthèse entre
les deux cultures qui sont en conflit en lui ! Le travail du Je
ne sera pas évident. C’est en particulier le cas chez les
enfants (par exemple face aux moqueries à l’école); la synthèse
va se faire en essayant de cacher les "aspects" qui
font que l’enfant est sujet de railleries.
II.
Quels indices de processus identitaires dans le
cadre d'entretiens de recherche ?
Type de recueil de donnée.
Le recueil de données par
le chercheur; il y a une interaction entre le chercheur et le
sujet lors de leur rencontre. Au niveau de l’identité c’est
particulièrement intéressant car chacun à un univers culturel
propre (pas forcément "différent" d’ailleurs).
Toute rencontre mobilise les identités des personnes.
- potentialités:
on approche d’avantage la subjectivité de l’autre (par
rapport au questionnement par exemple). On se met à l’écoute
de la subjectivité d’autrui; on a moins d’a priori.
- limites: rencontre interpersonnelles; on
peut la standardiser mais elle présente toujours un certain
nombre d’inconnus. C’est aussi une démarche coûteuse
(temps, argent...). On ne peut mener d’étude que sur des
petits groupes.