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Sommaire >>> Psychologie sociale

L'être humain est-il une somme de modèles et prescriptions sociales ? (II)

 
 

S'adapter / s'affirmer

Les sciences humaines s’occupent de phénomènes… humains. On peut donc dire que la plupart de ces phénomènes sont, ou seront, connus par chacun d’entre nous. Il faut apprendre à se poser la question de savoir en quoi tel concept ME touche, s’il me permet de me positionner par rapport à une situation qui m’est arrivée (car on a pas forcément un répertoire de notions / concepts suffisamment riche pour toutes les situations). Les précurseurs de l’adaptation / affirmation sont James et Mead, leur travail consistait à faire des liens entre concept / théorie et phénomènes vécus. Le développement psychologique, au point de vue de la formation de l’identité, c’est poser une question du genre : « comment l’être humain gère-t-il la tension entre le besoin primordial de s’adapter et celui de s’affirmer, de se singulariser ?». C’est de cela, notamment, que Mead parle. Une théorie n’est q’une « paire de lunette » qui permet de voir la réalité, le vécu. Chaque auteur s’est servi de telle ou telle paire de lunettes pour observer le développement, chacun s’intéresse à un aspect, une dimension. Mais les théories ne sont jamais la réalité, elles sont une lecture d’une dimension du phénomène, mais pas le phénomène. En fait, chaque auteur n’amène qu’un point de vue sur un phénomène, une partie de la connaissance à partir d’hypothèses, de postulat. La connaissance est toujours limitée à un point de vue. Il faut faire le lien entre l’aspect théorique et l’expérience.

L’enfant est dépendant, par rapport à ses besoins vitaux, de l’autre. Souvent l’autre demande à l’enfant de s’adapter à sa vision, au dépend de la vision que l’enfant a de lui, son affirmation ou du moins sa volonté de s’affirmer. Cette tension adapter/affirmer pose d’emblée une caractéristique primordiale: on ne fore pas son identité tout seul, on baigne toujours dans une interaction, ce que nous sommes ne se fait pas dans une situation socialement isolée. Tout se fait au travers d’une société, d’une culture. La société se donne du mal pour "socialiser" l’enfant, l’influencer, accompagner l’enfant pour qu’il devienne un « bon » membre de la société (moyen divers : pression, injonction, séduction…). Il y a une tension entre les deux, mais l’enfant n’est pas seulement déterminer par cette tension, il a  lui-même des moyens pour s’institutionnaliser, il est un agent de changement : après tout, la société est faite par des individus et l'enfant est l'un d'eux. L’enfant n’est pas si passif, lui aussi exerce des pressions sur l’entourage. Il est acteur social à part entière.

Les modèles classiques

L’apport de James et Mead est primordial car ils ont démontré comment le développement de l’identité se fait dans l’interaction avec les autres. Les rôles sociaux, les interactions sont essentielles. Les deux auteurs posent une distinction théorique du SOI, celui-ci se partage en deux instances : d’un côté le MOI (la société intériorisée en quelque sorte, les normes, les valeurs bien intégrées : c’est l’adaptation) et le JE (c’est la capacité à réagir aux pressions de la société).

Le self dans les travaux de William James.

Le self c’est ce que nous sommes. On distingue le :

-          Self matériel, à savoir l’apparence extérieure, l’identité visible. Le rapport au corps ; la beauté peut être la dimension la plus importante, mais la maladie aussi ; on s’exprime à travers elles, c’est une façon d’exister parmi les autres. L’habillement aussi, en tant "qu’uniforme" montre la particularité de nos centres d’intérêts, ce sont des prolongations de soi-même.

-          Self spirituel ou connaissant, l’identité vue de l’intérieur, l’identité telle que nous la percevons, comme nous nous percevons, c’est la véritable observation de soi-même.

-          Self social, ce qui fait la "dignité" des rôles attribués aux différentes fonctions sociales (celle du militaire sera de ne pas se rendre…). Les concepts de ce qui fait la « dignité » change selon la société dans laquelle on se trouve, mais le changement est aussi spatial et temporel.

 

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A lire pour compléter son étude

- Mead, G.H. (1934). L'Esprit, le Soi, et la Société.  Paris: PUF (surtout p.115-192)

- Bourçois, V.,Bergonnier-Dupuy, G.&Le Camus, J. (1995) Avec des yeux d'enfant.   Ed. André Delcourt  

- La paternité au cours de la petite enfance: une implication accrue du père. In Y.Prêteur & M. de Léonardi

- Education familiale. Image de soi et compétences sociales Bruxelles: De Boeck-Wesmael, p.61-75

- Rodriguez Tomé, H. (1972) Le Moi et l'Autre dans la conscience de l'adolescent. Neuchâtel. Delachaux&Niestlé (p.7-27)

- Tonucci, F. (1986) La solitude de l'enfant. PUF

 

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