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Sommaire >>> Psychologie sociale

Les théories de l'identité personnelle

 
 

Tous les théoriciens de l’identité soulignent l’importance d’autrui dans la construction de l’identité, que ce soit pour se différencier ou se conformer, pour se présenter aux autres ou s’en protéger.

Le soi selon George H. Mead

George H. Mead (1863-1931), l’un des fondateurs de la psychologie sociale, distingue trois instances forgeant l’identité: le moi, le je et le soiLe moi est l’ensemble des rôles que l’individu apprend à tenir dans la société qui est la sienne. Le comportement individuel ne peut donc être compris qu’en fonction du comportement collectif. Mais l’individu est également capable de spontanéité et d’innovation personnelle, ce qui est la fonction spécifique du je. Le soi (l’identité) est l’association entre ces deux éléments : le moi (intégration des normes sociales) et le je (actions spontanées).

La « présentation de soi » selon Erving Goffman

Le sociologue Erving Goffman (1922-1982) a mis en évidence l’importance que l’individu accorde au regard de l’autre sur le maintien de sa propre identité. L’un des enjeux essentiels des relations humaines est la « face» que nous tentons de faire reconnaître aux autres, ce terme désignant la valeur sociale positive qu’une personne revendique. La « présentation de soi », exprimée par nos comportements, notre habillement, nos propos, etc., vise à donner une certaine image de soi dont on attend qu’elle soit confirmée par autrui. Dès lors, la vie sociale est comme un théâtre dans lequel chacun tient un rôle « de façade ». D’où l’existence de rituels sociaux (les règles de savoir-vivre) dans lesquels chacun de nous se "met en scène".

L’ « Ego Psychology » des Américains

Alors que Freud s’est peu intéressé à l’identité, tout un courant de la psychanalyse américaine a développé ce thème, en minimisant l’importance de l’inconscient dans la formation de la personnalité. Heinz Hartmann (1894-1970) fonde l’Ego Psychology en affirmant que les troubles psychiques résultent d’une perturbation dans la constitution du moi. Heinz Kohut décrit l’émergence d’un nouveau type de personnalité : à « l’homme coupable» de l’époque freudienne, marqué par le complexe d’OEdipe, se substitue « l’homme tragique» au moi déficient du fait de relations perturbées avec sa mère. Les désordres narcissiques seraient caractéristiques de cet homme tragique contemporain.

La construction de l’identité selon Erik H. Erikson

Selon Erik H. Erikson (1902-1994): «  L’étude de l’identité devient aussi centrale à notre époque (1968) que celle de la sexualité à l’époque de Freud ». Associant les approches psychanalytique et psychosociale, il considère que l’identité présente deux faces : d’une part, le « sentiment conscient de spécificité individuelle » d’autre part l’ «  effort inconscient tendant à rétablir (...) la soli­darité de l’individu avec les idéaux du groupe »Pour E.H. Erik­son, l’identité est un processus qui s’élabore au cours de l’existence, spécialement à l’occasion de périodes de rupture. Le cycle de vie est composé de huit périodes, chacune d’elles étant marquée par une crise, c’est-à-dire une phase de vulnérabilité, mais riche de potentialités nouvelles. La plus importante est la crise d’identité de l’adolescence (Erikson a d’ailleurs créé l’expression « crise d’identité »). Durant cette phase, l’individu est tiraillé entre deux tendances : il cherche à exprimer son identité personnelle, mais risque une diffusion de celle-là par identification à des héros…

Le « moi-peau » selon Didier Anzieu

Le psychanalyste Didier Anzieu (né en 1923) postule que le psychisme s’étaye sur le corps biologique et sur le corps social. Il désigne sous le terme de « moi-peau » : 

«  une figuration dont le moi de l’enfant se sert au cours des phases précoces de son développement pour se représenter lui-même comme moi conte­nant les contenus psychiques, à partir de son expérience de la surface du corps ». 

Anzieu établit un parallèle entre les fonctions de la peau et celles du moi. De même que la peau constitue une barrière entre le dedans (corps propre) et le dehors (environnement), le moi-peau favorise la construction de l’identité en permettant à l’individu de se sentir séparé et protégé d’autrui : « Avoir un moi, c’est pouvoir se replier sur soi-même ».

 

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Sources

- L'identité, article du magazine Sciences Humaines

 

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