Avec la venue des ordinateurs s'est développé en psychologie un
grand courant de pensée où on tend à mettre l'accent sur la façon dont le cerveau
traite l'information, sur la façon dont on comprend le monde finalement. En fait, on
pourrait dire que le cognitivisme est un peu le retour du structuralisme en tant qu'on
s'intéresse ici aux mécanismes mis en oeuvre par l'humain pour décortiquer
l'information qu'il reçoit du monde et se l'approprier.
De nos jours, on
pourrait se demander laquelle de toutes ces approches est la plus efficace ou même la
plus vraie. Il faut ici faire très
attention. La psychologie n'est pas un domaine de vérité révélée où une affirmation
sera comme une vérité de foi. La psychologie n'est pas
non plus une recette miracle pour vivre heureux et en santé.
La tentation de
rechercher dans la psychologie des modèles de comportements tout faits ou encore des
recettes d'attitudes pour vivre heureux est grande. Il n'y a qu'à remarquer les titres de
volumes (dont la qualité est très inégale) des rayons de psychologie dans les
librairies pour s'en convaincre. Les gens cherchent le bonheur et ont toujours eu tendance
à le chercher à l'extérieur d'eux (beau mécanisme de défense n'est-ce pas?).
En fait, aucune des
approches que nous avons vues n'est vraiment complète. Aucune n'efface complètement
l'autre non plus. De nos jours, les psychologues ont tendance à être plus éclectique.
En d'autres termes, ils ont tendance à prendre ce qu'il y a de bon dans chaque approche.
En effet, chaque
tendance de la psychologie et chaque école de pensée éclaire une dimension de l'humain qui
peut être précieuse. En revanche, chacune comporte aussi des lacunes à combler. Il est
assez rare de nos jours qu'un psychologue soit un inconditionnel d'une seule école sans
regarder les avantages des autres. Bien qu'ayant certaines préférences, les psychologues
connaissent généralement bien les limites de leur propre école de pensée et sont
prêts à conseiller leurs patients de façon adéquate. Lorsqu'ils ne sont pas capables de
les aider d'une manière efficace, ils référeront à d'autres.
Le plus bel exemple de
cela est sans doute le traitement des phobies. Un psychologue à tendance humaniste sait
très bien que l'approche behaviorale-cognitive pourra traiter efficacement la phobie en
dix fois moins de temps que lui et, en principe, n'hésitera pas à utiliser cette
approche ou à référer son patient .