Qu'est-ce que ATRIUM Section Psychologie ???

Bienvenue dans la section Psychologie des sites ATRIUM. Composée de travaux divers concernant l'historique de la discipline, les méthodologies, la psychologie sociale ou la question de l'intersubjectivité, la psychologie de l'enfant et la psychopédagogie, des biographies d'auteurs célèbres... nous ferons une place grandissante à la pédagogie dans cette section.

 

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Sommaire >>> Psychologie sociale

Série de Questions/Réponses

 
 

1. Comment se caractérise la perception en sciences humaines ?

Doise : pour formuler des hypothèses il faut s’appuyer sur des théories, les mettre à l’épreuve et examiner leurs effets. Met le doigt sur l’importance du cadre. Importance de l’axe historique (changement selon l’axe historique, par exemple pour la crise de l’adolescence ???).

2. Comment comprendre le mal et la souffrance ?

Grand nombre de représentations ; il faut se demander de qui et au sujet de qui se font ces représentations. Devoir de décentrer son regard se placer comme observateur. On voit alors qu’il y a plusieurs niveaux : corps ou psychique ; si c’est psychique on se demande si ça vient de l’individu ou de son groupe social, on se demande si c’est une souffrance personnelle ou qui vient du groupe (= doit souffrir dans telle situation (ex :deuil)).

3. Décrivez soigneusement les niveaux d’analyse en psychologie.

Niveau I - L’individu (niveau intra-individuel)

L’attention se porte sur les processus internes du sujet.

Etudes de Doise (comment l’individu s’y retrouve dans sa vie, comment il agit et se comporte, comment il organise sa vie, ses expériences). La polarisation : lorsque l’on crée une catégorisation cela entraîne une discrimination. L’identité est rapportée par des processus internes au sujet (évaluation de soi, connaissance de soi, expérience personnelle…).

A repris le paradigme du traitement de l’information par l’individu : l’individu utilise des règles pour traiter l’information. Le soi est une structure de connaissance, un schéma. Reber montre que si on comprend on croit plus facilement (croyance en la vérité serait donc due qu’à la compréhension ?). Point typique du niveau I : psychologie-physiologie on essaie de comprendre psychologiquement et physiologiquement l’individu.

Bruner exemple des pièces de monnaie.

Niveau II – La relation (interindividuel)

L’attention ne se porte plus sur les processus internes du sujet mais sur les processus inter-individuels dans une situation donnée. On est dans le niveau II quand on s’interroge plus sur la personnalité mais sur la relation interpersonnelle : il y a agencement des relations, dynamique de dialogue. Exemple de niveau II

Exemple de niveau II : les processus d’attribution (Kelley) comment les individus perçoivent les réponses des uns et des autres dans telle situation. Préjugés pas les mêmes selon notre rôle. Typique niveau II on ne s’explique pas les chose par les individus mais par leur rôle dans la situation.

Niveau III – Groupes et positions sociales (positionnel)

Comment l’appartenance à un groupe va affecter la relation, comprendre comment les groupes se forment = typique du niveau III. Groupe ≠ ensemble homogène (recoupe avec autres groupes, sous-groupes à l’intérieur, hiérarchie…). L’identité est rapportée aux différences de statuts entre sujets socialement définis en catégorie d’individus aux positions sociales différentes.

Thibaut & Riecken don de sang (chefs de travaux vs étudiant) montre que les processus d’attribution ne fonctionne pas de la même manière selon le statut et la fonction des intervenants.

Festinger besoin de comparaison (on se compare toujours avec des gens de son propre groupe).

Codol effet PIP (primus inter pares) : on se compare avec le groupe car on souhaite y être conforme, mais pas forcément envie d’être anodin = tension ; donc ne pas être conforme tout en l’étant suffisamment pour toujours appartenir au groupe.

Niveau IV - idéologique

L’identité comme tributaire d’une dimension plus globale.

4. Deux noms d’auteurs s’interrogeant sur la notion de règle chez l’enfant. Développez brièvement leur théorie.

Le jugement moral chez l’enfant : Piaget l’enfant n’a pas connaissance des règles et ne les comprend pas. Que faut-il pour que l’enfant comprenne les règles et comment se développe cette compréhension. Enfant suit la règle que vers 6-7 ans (de manière fondamentale, et c’est SA règle qui compte, pas celle des autres). Vers 12 ans il comprend que la règle est arbitraire. Piaget il faut penser avec l’enfant pour savoir ce qu’il pense. Piaget confronte la manière d’agir et la manière de parler de son action.

Bernstein différents types de famille. Si on explique la règle à l’enfant celui-ci va réfléchir sur ses fondements et va pouvoir expliquer pourquoi il est pas d’accord : arme pour l’enfant qui va se mettre à discuter la règle (contre-partie du fait que la compréhension est plus rapide grâce à l’explication).

5. Montrez un point typique du niveau I d’analyse. Faire de même pour les autres niveaux.

-Niveau I (mais implique aussi niveau II) : jugement esthétique de 2 groupes si s’attendent à compétition sont plus vaches avec l’autre groupe que s’y s’attendent à coopération. Hypothèse de Doise se vérifie : notre attitude dépend du rapport que l’on aura avec l’autre. 

-Niveau I, II et IV : compétition/collaboration homme-femme effet de groupe sur l’individu (2 hommes ensemble jugent plus sévèrement les femmes).

-Deschamps catégorisations croisées : si il y a plusieurs catégories les réactions sont moins fortes que si deux seulement sont confrontées (sexe seulement ou sexe + couleur). Moins de discriminations dans les catégorisations croisées

-Doise comment les groupes se comportent-ils ? (niv.II et III) : Shériff la caverne des voleurs (2 groupes dans une colonie). But supra-ordonné = collaboration absolument nécessaire pour la réussite).

-Tajfel Klee et Kandinsky

6. Qu’est-ce que la théorie de la dissonance cognitive ?

Théorie de l’équilibre cognitif et théorie de la dissonance cognitive : Heider individu tend à l’équilibre (idée reprise par Lewin). Individu attentif à ce qui lui permet de garder cet équilibre. On s’arrange avec ce qui va contre cet équilibre, on y trouve des justifications pour que l’équilibre reste intact.

6a. Que sont les processus de catégorisation ?

Les processus de catégorisation : Tajfel et Wilkes  nous classons les choses pour nous y retrouver. On a besoin de catégories pour former des stéréotypes. Nos catégories sont homogènes (j’aime / j’aime pas). La catégorisation est à la fois perceptive (niveau I) et cognitive (niveau II).

7. Qu’est-ce que l’effet PIP ?

Codol effet PIP (primus inter pares) : on se compare avec le groupe car on souhaite y être conforme, mais pas forcément envie d’être anodin = tension ; donc ne pas être conforme tout en l’étant suffisamment pour toujours appartenir au groupe.

8. Qu’est-ce que l’hypothèse du « monde juste » ?

Bramel → la représentation d’autrui quand on lui fait du tort : (hypothèse de Lerner du « monde juste ») celui qui souffre mérite de souffrir. Quand on rend les autres victimes, quelle est notre réaction : exemple de la voix (rencontre ou non) ce n’est pas un problème de déprécier une personne qui est de toute façon une victime.

9. Donner des types d’évaluation scolaire. Et deux types d’éducation.

1- évaluation sélective

2- évaluation sommative (bilan de compétence, ex : nombre de frappe minute…)

3- fonction certificative → cette somme est-elle suffisante au certificat.

4- évaluation formative → voir ce que l’on sait déjà et ce qu’il faut encore acquérir.

5- évaluation de monitoring (guidage) → évaluation pour déterminer la cause du problème

Education formelle qui a pour objet de transmettre la connaissance

Education informelle qui transmet des connaissances mais n’était pas prévu à cet effet.

9a. Que disent les théories de Rosenthal / Jacobsen ?

Pygmalion à l’école : Rat et réussite selon appréciation du maître. Idem en classe, mais effet se retrouve pas dans classe ou enseignant connaît bien les élèves et les a pour une longue durée.

10. Que disent Piéron et Caverni ?

Piéron → docimologie = art de mettre des notes → montre changement radical de note selon le prof.

Caverni → Facteur d’ordre : premier corrigé mieux noté ; effet de contraire : copie remise après une excellente ; facteur présentatif : écriture, espacement → remèdes = multi-corrections, justifications des points perdus…

11. Quelles sont les risques du thérapeute dans la relation en rapport avec le mal et la souffrance ?

Cliver la réalité pour se protéger du mal à traiter (voir d'un côté l'individu, de l'autre le mal. Afin de centrer sont attention uniquement sur le mal). Mais le regard peut aussi se poser sur l'individu, plus exactement sur l'individu malade. Est-il malade dans son corps ou ailleurs. Lui qui agit en vue de la guérison de l'autre ne serait-il pas lui-même aussi manipulé par des forces qui échappent à son contrôle conscient.

12. Qu’est-ce qui compose le champ relationnel de la relation thérapeutique ?

Ensemble des relations au sein desquelles se situe la demande de guérison. Il faut prendre en compte le contexte du thérapeute ; chacun fonctionne avec ses présupposés, qui sont si ancrés dans la situation qu'ils restent, dans une large mesure, inconscient. Multi-dimensionalité du problème.

Client vraiment malade ou bouc émissaire ? Se sent-il malade ? De la réponse à ces questions dépendra ce que l'on considérera être ou non la portée du traitement, sa valeur "thérapeutique".

La compréhension du mal et de sa nature affecte la manière d'y répondre. Si les regards sur le mal et la souffrance sont multiples, les démarches que sont susceptibles d'entreprendre les thérapeutes pour définir la nature de la demande concernant leur client le sont aussi.

13. Qu’est-ce que l’effet de source ?

Les éléments susceptibles d'avoir des effets sur le jugement et la prise de décision. (voir Piéron et Caverni). Les informations préalables sont souvent mauvaises conseillères.

14. Qu’est-ce que la théorie de l’attribution ?

Attribuer une cause à un comportement observé. Les attributions consistent à utiliser une certaine information pour lui susciter un supplément lié à la première par une cause de type inductif.

15. Qu’est-ce que l’erreur fondamentale ?

Tendance à exagérer le poids des explications dispositionnelles et à minimiser celui des explications situationnelles dans la recherche des causes du comportement de quelqu’un.

16. Evaluation sommative et évaluation formative, quelles différences ?

Evaluation sommative → fonction de discriminer les élèves entre eux.

Evaluation formative → guider l’apprenant vers l’objectif.

17. Comment se déroule le processus de catégorisation ? Quel enjeu ?

Ordonne l’environnement, aide donc à la construction d’un monde signifiant et prévisible. Ainsi il favorise l’apprentissage. Mais il a aussi un effet simplificateur. S’agissant des similitudes et des différences, il tend à les faire percevoir plus accentuées qu’elles ne le sont en réalité, il est donc à la base de la formation des stéréotypes.

18. Comment ramener la convivialité entre deux groupes antagonistes ?

Appartenances croisées : appel aux caractéristiques communes.

Projet commun : c’est le but supra-ordonné.

Avant la situation de conflit : faire partager aux sujets un sort commun.

19. Source majoritaire et source minoritaire : quel rôle dans la persuasion ?

Source majoritaire → influence en tant que conformisme, suivisme.

Source minoritaire → laisse intact les positions immédiates, mais, à terme, peuvent provoquer changement.

20. Les deux types de pédagogie ?

1. pédagogie libertaire.  2. pédagogie prescriptive

21. Eléments de conclusion.

Les comportements humains, quelles que soient leurs caractéristiques, cognitives, affectives ou sociales, ne sauraient, pour leur explication, renvoyer à une causalité unique et, en tout cas, être rapportés exclusivement à des déterminations situées dans la personnalité de leurs auteurs, cela en dépit de nos tendances à négliger les situations rencontrées par les individus.

 

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