«
...le savoir produit des outils pour atteindre la vérité mais
n’atteint pas la vérité elle-même. Notre savoir est
provisoire par humilité... »
«
On sait que l’on ne sait ni ne saura jamais tout. »
Doise
nous dit que pour pouvoir formuler des hypothèses, il faut
prendre appui sur un certain nombre de théories ; il
convient ensuite de les mettre à l’épreuve
et d’examiner quels sont leurs effets.
Mais il est primordial de formuler dès
le départ des hypothèses, insiste Doise, et on pourra
ensuite les reformuler. Il convient également de s’interroger
sur le cadre que l’on observe, la
psychologie doit tenir compte des cultures différentes, des
langues et de tout facteur pouvant influencer
les résultats des recherches.
Il
existe un mouvement de décentration
des diverses communautés, ou en tout cas la tentative de se décentrer,
pour se confronter au réel de l’autre.
De là, un nouvel axe apparaît : l’axe historique.
Ce
nouvel axe fait apparaître de nouvelles questions : par
exemple: est-ce que la crise de l’adolescence se fait de la même
manière selon le contexte historique ? L’influence de cet
axe est d’une grande importance (voir Doise).
Dans
l’étude évoquée dans le livre de Nelly Perret-Clermont L’Espace
thérapeutique, on se pose la question de savoir ce
qu’est la souffrance. Il y a
un grand nombre de représentations sociales qui s’expriment au
sujet de la souffrance, il convient de se demander
de
qui et
au sujet de qui
(soi ou l’autre) ces représentations se font. Le problème est
le même en ce qui concerne le mal,
nous avons également un grand nombre de représentations à son
sujet et la question est la même : qui se représente le mal
ainsi et au sujet de qui (soi-même ou le tiers) ?
Il
convient de décentrer son regard, de se positionner en tant
qu’observateur et de voir comment les individus désignent le
mal et la souffrance. On observe alors qu’il existe plusieurs
niveaux : on attribue le mal au corps ou au psychisme
(ou aux deux à la fois). Ensuite si c’est du niveau psychique
on se demande si ça vient de l’individu, de son groupe social,
de ses relations sociales ? On se demande si c’est une
souffrance personnelle ou dont la source est sociale (socialement
il convient de souffrir de cette situation → deuil…).
Un
exemple pour illustrer ces propos c’est le cas des lépreux (ou
d’autres maladies) : les lépreux sont malades
physiquement, et on a longtemps associé des comportements
typiques à ce genre de maladie. Il faut alors se demander d’où
viennent ces croyances : de la maladie ou de la conception
qu’en a la société ? Il n’est a priori pas possible de trancher.