Qu'est-ce que ATRIUM Section Psychologie ???

Bienvenue dans la section Psychologie des sites ATRIUM. Composée de travaux divers concernant l'historique de la discipline, les méthodologies, la psychologie sociale ou la question de l'intersubjectivité, la psychologie de l'enfant et la psychopédagogie, des biographies d'auteurs célèbres... nous ferons une place grandissante à la pédagogie dans cette section.

 

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Sommaire >>> Psychologie sociale

Introduction à cette partie du dossier

 
 

Qu’est-ce que la psychologie ?

C’est au travers de cette question que ce cours se développera. On construit sa connaissance et son rapport au monde à partir d’une base d’éléments, il en sera de même dans ce cours qui aura comme but de nous donner une telle base en psychologie. Le raisonnement des principaux psychologues que la bibliographie générale nous indique retiendra notre intérêt, l’exposé qui suit n’est pas une « nouveauté », il est le remaniement du travail de ceux-ci, il est donc clair qu’il faudra les lire…

1. Origine de la psychologie

Il faut d’abord savoir que le charlatanisme est fréquent en psychologie, mais la véritable question est de savoir pourquoi ce charlatanisme ? C’est peut-être parce que l’étude de la psyché, de l’âme humaine, racole large. En effet de très nombreuses disciplines s’y intéressent, l’on peut dire que la psychologie universitaire, qui n’est vieille que d’environ 120 ans, se caractérise par l’établissement d’un fort cursus.

a) les premières questions.

On trouve déjà chez les peuples « bibliques » une réflexion sur ce qu'est l'être humain, sur sa spécificité. Il est d'ailleurs intéressant de savoir que les premières traces d'écriture ont été retrouvé sur des tombes…l’homme ressentait déjà le besoin de perpétuer le souvenir, de garder le sens de la vie.

Les Grecs ne manquèrent pas de réfléchir sur la mortalité, sur la précarité de la vie, ils avaient aussi une forte conscience de l’affectivité humaine, quand on se penche sur leur art on y découvre sans difficulté que les passions humaines y sont récurrentes, ces mêmes passions se retrouvent dans la mythologie, dans le théâtre (la –catharsis c’est-à-dire ce sentiment de bienfait après avoir déchargé tout son vécu émotif difficile). On peut faire un parallèle entre ces manières de faire et nos attitudes modernes puisque nous aussi nous nous interrogeons sur la vie humaine, sur la réalité d’une « âme humaine ».

b) La philosophie comme source de la psychologie.

C’est aussi au travers de la philosophie que la psychologie a vue le jour, en parallèle au travers des religions, des universités…Vers les 11-12-13ème siècles les philosophes sont multilingues, ils épousent les cultures arabes, hébraïques…St Thomas reprend à son compte la réflexion grecque et la remanie. Et c’est bel et bien après cette longue maturation que la psychologie moderne va se distinguer de la philosophie comme des autres disciplines. Alors que la philosophie travaille les problèmes par une approche logique, la psychologie utilise l’approche empirique, elle essaie de comprendre ce qu’est l’expérience. Elle s’interroge sur la pensée, sur l’intelligence, elle se demande si ce sont des « données » ou si elles se développent. Elle se demande comment s’acquiert le savoir : par l’apprentissage ? comme quelque chose qui se déploie ? Mais aussi quelle est la forme de la pensée ? est-elle biologique ou expérimentale ? Y a-t-il quelque chose de préinscrit dans l’esprit ou est-ce l’expérience qui nous modèle ?

On l’a déjà dit la psychologie va essayer de répondre à toutes ces questions en se mettant en expérience, voir comment se passe les choses dans la réalité, voir pour comprendre…

c) L’astronomie comme source de la psychologie.

Une autre des sources importantes de la psychologie c’est…l’astronomie. Nos ancêtres ont remarqué que dans le ciel il y avait des choses fixes et des choses mouvantes, pourquoi ne pas expliquer les comportements humains avec cette dualité fixité/mouvance ? En regardant les étoiles qui sont fixes ont peu mettre au point un calendrier, connaître les saisons, se situer…bref, étudier les astres pour s’y retrouver. Mais le ciel n’est pas toujours le même, il nous oblige à une décentration suivant le lieu d’où on l’observe, et c’est ça le début du relativisme…

A la fin du XIXème, à Leipzig, dans le laboratoire de Wundt les chercheurs découvrent que des erreurs d'observations sont fréquentes et que ces erreurs varient selon les personnes et leur humeur…C’est à partir de là que l’on étudia les facteurs influençant l’erreur lors de l’observation, c’est l’acte de naissance de la psychologie chez les physiciens. On étudia aussi beaucoup les illusions d’optiques et l’on remarqua que l’illusion variait selon la manière que l’on avait de présenter les choses. La théorie de la Gestalt n’était plus très loin.

De nouveaux domaines de psychologie se greffent sur la notion de perception → la psychologie sociale, K. Levin, qui s'intéresse à l'influence de la perception d'autrui, la psychopathologie, la psychologie de la connaissance (cognition) qui se demande si percevoir c'est connaître ? si l’on ne voit pas mieux ce que l’on connaît déjà ? comment on voit ce que l’on ne connaît pas ?…

d) La médecine comme source de la psychologie.

Un autre domaine c’est la médecine et ceci dès la haute antiquité, en effet des sujets comme la souffrance, la fragilité, la mort retenait toute l’attentions des médecins. La question se posait alors de savoir comment soulager la souffrance, quelles thérapies utiliser pour soigner le corps et l’âme humaine. A ce niveau Descartes a introduit un clivage entre âme et corps en se posant notamment la question de savoir ce qui se passe pour l’un et l’autre au moment de la mort. La question est formulée autrement mais elle est la même que dans l’Antiquité. Dans beaucoup de tradition la distinction âme-corps n’existe pas, et actuellement la médecine est toujours plus sophistiquée et nous permet de mieux comprendre l’aspect somatique de l’homme mais dans l’antiquité il existait un certain nombre de tabous : peut-on dessiner le corps ? a-t-on le droit de le toucher ? D’ailleurs il y eut jusqu’à récemment un profond mépris de la souffrance psychique, on accusait les malades de sorcellerie, de possession…

Au siècle dernier, des médecins ce sont intéressés à la problématique de la folie, ils ont pris en charge des malades mentaux, comme Charcot de qui Freud a beaucoup appris. L’hypothèse forte de Freud est de dire qu’il n’y a pas de différence entre fous et normaux, que le psychisme est le même, mais qu’il s’exprime différemment. Freud se remet en quelque sorte dans la position qu’était celle des Grecs : il écoute les passions de l’homme pour l’aider à comprendre les pathologies. C’est ainsi que Freud permit de fonder une psychologie moderne de l’affectivité.

e) L’administration scolaire comme source de la psychologie.

Une autre source c’est l’école, plus spécifiquement l’administration scolaire ; longtemps l’éducation était réservé à de petits groupes, mais avec l’avènement de la démocratie moderne les systèmes font qu’il est indispensable, pour participer à la société, de comprendre les choses, donc de suivre une éducation. L’école est un instrument pour permettre la compréhension de tous. J.Ferry rend l’école obligatoire en France à la fin du siècle passé.

Alfred Binet va épauler le ministre de l’éducation pour hiérarchiser le système, c’est lui qui va inventer les tests pour trier les élèves ; c’est triste mais on les appela « tests psychologiques », ce sont les fameux test de QI. A la question qui lui était posée de savoir ce qu’était l’intelligence, Binet répondit : « l’intelligence c’est ce que mesure mon test ! ». C’est au travers de ces tests que toute une psychologie générale va se pencher sur ce qu’est l’intelligence, pour essayer de comprendre pourquoi selon les sociétés ou les milieux sociaux les tests sont ou ne sont pas réussis.

2. La psychologie sociale parmi les autres disciplines des sciences sociales.

a) L’histoire.

L’histoire rend compte des événements humains, elle s’appuie sur certaines traces (les documents, les archives, les fouilles archéologiques…) pour reconstruire les événements tels qu’ils ont eu lieu ; à partir de cette reconstruction, l’historien pourra éclaircir les controverses.

La psychologie n’agit pas si différemment que cela, elle aussi essaye de constituer un ensemble de traces, d’indices, de recueillir des informations pour comprendre ce qui s’est passé. Une différence que l’on pourrait faire entre les deux disciplines c’est que la psychologie est plus tournée vers le présent que l’histoire ne l’est, une autre différence consiste dans le fait que la psychologie s’intéresse plus à l’individu « simple », mais cela est à nuancé car les historiens s’y mettent également et les deux disciplines sont à nouveau très proche l’une de l’autre. On pourrait résumé gauchement la situation en disant que l’histoire se fait « après coup » et qu’au contraire la psychologie essaye d’intervenir « avant ». En effet, le psychologue a la possibilité de provoquer l’événement qu’il souhaite étudier, il peut même y participer (en prenant le risque de le modifier de par sa seule présence). Peut-on alors dire que la psychologie est une science de ce qui se passe et non de ce qui s’est passé ? Peut-être peut on le dire jusqu’à un certain point, mais de fortes nuances sont à faire ; par exemple avec l’importance qu’accorde Freud à la petite enfance (il y a une sorte de reconstruction du passé du client). La psychologie s’intéresse plus particulièrement à ce que l’individu a sélectionner dans l’événement vécu, quel est son interprétation de celui-ci. En effet, ce qui s’est objectivement passé n’est pas forcement perçu de la même manière par tous les individus. Et c’est ça qui va retenir le thérapeute, quel sens l’individu donne-t-il à l’événement qu’il a vécu ? Qu’est-ce que l’individu fait de cet événement, comment le gère-t-il ? Le thérapeute se devra de chercher la source du traumatisme pour voir comment travailler pour que l’événement ne soit plus problématique. Pour revenir à l’histoire, un aspect intéressant pour la psychologie que les historiens travaillent est l’inconscient collectif des différentes cultures.  

b) Science du langage.

Il existe un rapport étroit entre langage et pensée, et c’est pour cela que le langage intéressera particulièrement la psychologie. Les langues sont des outils puissants de pensée, sans compter que le langage implique (le plus souvent)l’écriture. Les rapports entre langage et pensée ne sont pourtant pas évident, prenons l’exemple de la surdité : on a longtemps pensé que les sourds-muets étaient débiles…il y eut une époque relativement récente où l’on n’accordait pas la faculté de penser à ceux qui n’avaient pas la faculté de parler !

La langue permet de symboliser, de communiquer, ce qui est l’un des caractères propre à l’être humain ; le lien entre langage et psychologie se dessine maintenant clairement.

Pour encore préciser ce lien entre langage et pensée prenons l’exemple des couleurs ; avant de connaître le mot Fuchsia on ne peut penser à ce qu’il représente…Le langage est primordial par son champ lexical certes, mais aussi par son champ syntaxique : le discours se déploie sur une ligne de temps entre le passé, le présent et le futur. Selon les langues ce déploiement change, il change même tellement que les temps ne correspondent plus les uns aux autres, on comprendra que dès lors le langage influencera notre mode de pensée, et inversement la pensée influe sur le langage. Une restriction pourtant en ce qui concerne le langage : il ne peut jamais tout dire, une large base d’explicite est présupposée lors d’une discussion.

c) Logique et philosophie de la pensée.

Jean Piaget, à Neuchâtel, n’enseignait que dans une seule discipline, mais elle regroupait la logique, la pédagogie et la philosophie. Pourquoi cette agglomération ? Reymond avait montré que la logique avait évolué en fonction de l’histoire, Piaget a repris cette problématique pour la poser sur l’individu. En effet, il est indéniable que l’enfant résonne d’une autre manière que l’adulte ; de même il est clair que selon la culture, l’enseignement on réagira de différentes manières à un même événement.

d) Sciences sociales.

Les sciences sociales regroupent toute une série de disciplines qui s’occupent de la société humaine, de sa forme, de son organisation, de ces fondements. La question qui se pose est alors de savoir si toutes les sociétés ont les mêmes fondements, s’il existe une gestion commune des problèmes qui se posent à toute société ? En parallèle la psychologie s’occupe plus précisément du rôle de l’individu dans ces sociétés.

e) Science de l’action sociale.

Cette science vise à orienter l’action, à l’étudier. Le psychologue de l’action sociale va se demander comment l’individu perçoit l’action et son organisation.

f) Biologie humaine.

C’est l’étude de l’être humain dans sa matérialité. L’être humain est en relation quasi immédiate avec autrui (par la parole, par les actes), il faut étudier ces relations matérielles, comment les affections physiques influent sur les activités psychiques.

g) Autres démarches qui ne relèvent pas directement de la psychologie.

Littérature > la poésie ne rend pas compte de l’activité psychologie mais l’exprime…la littérature n’est pas une science, c’est un art.

Idéologie   > les systèmes de croyances, les doctrines ; elles ne rendent pas compte du réel, la psychologie doit tenir compte du réel.

Morale       > c’est la même chose que pour l’idéologie, elle présuppose mais ne démontre pas.

 

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