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Sommaire >>> Psychologie sociale

La relation thérapeutique

 
 

A) Le Thérapeute

Le thérapeute porte en lui le savoir scientifique, mais aussi tout un savoir pratique et quotidien. En fonction de sa formation, il sera porteur de certaines représentations particulières; de même le patient a certains "préjugés", c’est-à-dire qu’il a une certaine attente, une certaine représentation de son futur psychologue et de sa manière d’agir. La formation du thérapeute lui fera appréhender un certain trouble sous un angle différent selon l’école qui l’a formé. On trouve des thérapeutes dans des milieux très distincts: école, université, entreprise... et le contexte dans lequel on s’adresse au thérapeute revêt une importance capitale, cette demande se fait dans un cadre précis et cela influe la relation et ses différents processus.

De même qu’une formation particulière, le thérapeute dispose de tout une gamme d’outils différents: entretiens, examens divers, type de thérapies (jungien, analyse transactionnelle...). Ce qui caractérise le thérapeute c’est qu’il exerce dans un contexte institutionnel définissant son rôle en tant qu’acteur social. Les collaborations interdisciplinaires (enseignant-orthophoniste- psychologue) impliquent de se mettre d’accord sur le problème.

On a tendance à voir la relation thérapeute-patient comme une dualité alors que ce sont souvent bien d’autres relations qui sont en jeu; par exemple, le fait que le patient n’ait pas choisi seul de se rendre en consultation, il peut avoir été poussé (par un patron, par la justice...) à consulter, il y a donc une pluralité de relations et d’intervenants dans la relation (directement ou indirectement).

B) Le Patient

Lorsque le patient se rend chez un psychologue, il a une demande préalable plus ou moins explicite, que ce soit lui ou d’autres qu’ils l’aient exprimé, nous avons déjà dit que le patient peut ne pas avoir choisi de suivre une thérapie. Même si le patient n’a pas un savoir scientifique sur son trouble, il n’en reste pas moins qu’il a une théorie implicite sur celui-ci ( il "sait" déjà ce qui ne va pas et ce qu’il faut faire pour l’aider; le patient se fait une série de théories personnelles sur sa pathologie). Selon les milieux culturels le patient et son thérapeute donneront des attributions causales différentes sur le trouble (pensons par exemple à la sorcellerie pour les africains...). Cette image que le patient s’est crée va influer sur la relation, il a certaines attentes qui peuvent ne pas être les mêmes que celles du thérapeute. Par là-dessus vient s’immiscer la structure affective personnelle du patient qui, elle aussi, va influencer la relation.

C) Le Champ thérapeutique

Les interactions qui ont lieu à l’intérieur du cadre thérapeutique ne sont pas les mêmes que celles se déroulant à l’extérieur de celui-ci. A ce propos on peut d’ailleurs se poser la question de savoir comment vont gérer ces deux types d’interactions des psychologues travaillant dans la rue, des assistants sociaux, les gens qui travaillent dans des centres pour requérants...

Il y a 3 types d’interaction dans la vie:

-          Les interactions de la vie courante; elles sont extérieures au champ thérapeutique, mais peuvent être évoquées à l’intérieur de celui-ci.

-          Les interactions prévisibles et liées au cadre thérapeutique; ce sont par exemple les différentes règles du champ thérapeutique: ne pas frapper le psy, rituel de début et de fn de séance...

-          Les interactions dont on peut déceler une origine intra-psychique (= inter-psychique): relation d’objet, de transfert, de contre-transfert... Elles sont prises dans le champ thérapeutique comme venant de l’inconscient (par exemple lorsque la relation avec le thérapeute évoque des éléments affectifs qui rappelle une situation vécue dans le passée, l’inconscient revit les mêmes sentiments, c’est cela que l’on appelle une relation intra-psychique.)

D) Le Cadre thérapeutique

Gilliéron définit les limites et les fonctions du cadre thérapeutique:

1-       fonction topique: paramètres spatio-temporel fixes d’une thérapie.

2-       fonction dynamique: rapports entre le versant social (extérieur) et thérapeutique (intérieur).

Pour Gilliéron, la fonction du cadre est d’enlever certains tabous pour que d’autres s’expriment; le cadre délimite un champ spécifique qui se démarque des relations sociales habituelles. C’est une mise en place qui créée une limite abstraite entre les 2 types de vie.

Le thérapeute ne doit pas créer un cadre, certes il en crée les dimensions, mais le cadre est une réalité. Il est important de définir le cadre avant d’analyser la relation elle-même, c’est en effet le cadre qui détermine la relation. Le thérapeute a une position hiérarchique supérieure à celle du patient dans le cadre, mais il doit se soumettre de la même manière aux règles instaurées dans le cadre.

Il y a un rapport dynamique entre le cadre et la relation: le cadre est un champ de force auquel le patient comme le thérapeute sont soumis, lorsqu’il y a abus, d’un côté ou de l’autre, c’est qu’il y a eu non-soumission aux règles du cadre. On devine qu’il y a toute une négociation qui doit être faite entre "l’offre et la demande". Les paramètres peuvent être vus comme les supports de la thérapie, leur modification aura des conséquences sur la relation; la disposition du mobilier, la longueur et la fréquence des séances, la manière d’accueillir les patients, la disposition spatiale des interlocuteurs, sont autant de paramètres primordiaux de la relation. Prenons un exemple: la position face-à-face :

Ex:       La question est de savoir quelles influences peuvent avoir les différents types de positions ?

La communication face-à-face met en avant des éléments de types non-verbaux. Il y a une notion d'immédiateté qui pousse à penser que la position sera un élément déterminant. Dans le face-à-face on voit aussi des choses que l’on ne verrait pas sur un divan (la réaction de l’autre à ses propos...). D’autres phénomènes sont déclenchés par la position spatiale: Gilliéron, qui soutient le face-à-face, dit que cette position intensifie les échanges et augmente les potentialités de résistance du patient; c’est très intéressant car ce sont les résistances qui donnent des points d’ancrage pour la recherche du trouble.

De même, la limitation de la durée du traitement influe la façon dont la relation sera vécue: la thérapie aboutit d’ailleurs plus souvent à quelque chose lorsqu'on lui a fixé d’avance un terme; on voit dès le début du traitement sa fin (en opposition à la conception des psychanalystes qui abordent la thérapie comme une "éternité"). En quoi cette limitation est-elle en outre bénéfique ? d’abord c’est la mobilisations d’affects ( de peur de la fin de la thérapie par exemple) qui vont entraîner de nouveaux affects et accélérer la recherche d’une solution au trouble. Peut aussi être important le fait de payer, ou non, la thérapie (on s’investit autrement dans la relation).

Si le cadre se délimite, même abstraitement, dans l’espace et le temps, il se délimite également par rapport aux règles sociales (certains passages à l’acte ne sont pas permis dans le cadre thérapeutique, par exemple le droit de s’exprimer verbalement mais pas celui de se répandre en effusions de colère ou de tristesse...). Il y a un ensemble de règles délimitant la dynamique du cadre, cela permet d’effectuer une différenciation avec le cadre extérieur. On parle de dynamique parce que en fait ce sont les règles d’une sorte de jeu, selon les règles ce que l’on fait est différent.

Déontologie professionnelle: Le thérapeute doit expliquer au patient sa manière de travailler; il ne doit pas hésiter à dire au patient qu’il ne consulte pas la bonne personne et le réorienter vers un spécialiste. Le thérapeute doit être explicite et conscient de la demande et de ce qu’il a à offrir, il ne doit pas, par exemple, pousser implicitement le patient à partir de lui-même.

 

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