1. Définir ce qu’est communiquer.
Mettre en commun, en relation.
Double aspect : mise en commun des
pensées, des normes, des actions et
des points de vue et mise en
relation de ceux-ci.
2. Qu’est-ce que la communication
élémentaire ?
Weaver et Shannon (1949) : les
différents caractères de la
communication concernant la
transmission d’un message. 4
systèmes de communication
principaux :
-
distance entre les interactants
-
système corporel (le non-verbal)
-
système paraverbal (ton, rythme,
débit)
-
système langagier
3. Comment se passe l’émission d’un
message ? Et sa réception ?
Ce qui se passe lorsque le locuteur
émet :
-
Fonction locutoire : forme et
signification de l’énoncé.
-
Fonction illocutoire : produit une
action (promesse, ordre…)
-
Fonction perlocutoire : produit un
effet chez le récepteur ou chez
soi-même.
Multicanal → usage de plusieurs
systèmes de communication pour
émettre un message.
Système le plus efficace :
controverse ! le verbal et le
non-verbal peuvent avoir des buts
complémentaires ou divergents (même
dans le verbal il reste de
l’implicite)
Responsabilité de l’auditeur dans
son interprétation du message reçu.
Réception des messages → décoder et
interpréter le sens (l’intention)
4. Décrire quelques principes et
notions s’utilisant dans la
communication.
Notion d’inférence → on comprend les
intentions des autres par inférences
Principe de pertinence → Sperber&Wilson :
stimulus est le stimulus le plus
pertinent
Principe de coopération → Grize :
quantité, qualité, relation,
modalité (être clair)
Notion d’interaction → suite
linéaire d’émission des messages
(stimulus engendrant réponse).
Notion d’échange → présent dans tout
genre interaction ; forme
matricielle de réalisation des
relations sociales. Synchronie
interactionnelle (co-construction de
l’échange) → intercompréhension.
Les interactants donnent un sens à
la conversation, celui-ci peut donc
varier → il y a un ajustement
réciproque pour interpréter la
conversation. Il y a un accord
tacite d’interprétation pour la
compréhension. La richesse de
l’interaction est ce qui pose
problème au chercheur.
Stabilisation du sens → au cours de
la conversation les interactants ont
fait émerger un sens dont ils sont
co-responsables (de Ghiglione)
5. Donner deux grands courants en
jeu dans la pratique communicative
Représentations sociales → la
pratique communicative comme
fonction de prises de position,
fonction de régulation, anticipation
de certains phénomènes d’après notre
expérience.
Constructionnisme social → processus
d’explication ; la pratique
communicative comme interprétation
du réel d’après le point de vue de
l’interlocuteur. Théorie implicite
→ chacun à une interprétation de la
situation.
6. Quelques mots sur le contexte.
Dimension de la situation
d’interaction : les pratiques
communicatives émergent de la
rencontre d’individu dans une
situation (modèle tripolaire
sujet-objet-autrui). Le contexte est
le domaine pertinent de l’échange
(point de vue théorique), mais il
est aussi composé d’éléments
physiques (point de vue théorique).
Le contexte évolue avec la relation
(geste affecte le contexte,
déplacement…). Avant la rencontre on
imagine celle-ci, on se le
représente dans un contexte et cela
va nous aider à l’interpréter quand
elle se passera vraiment. Ce qui se
passe (le dynamique) va modifier le
contexte, donc modifier les mondes
possibles que l’on avait imaginé.
Contexte = élément préalable
(orientation) + changement au cours
de l’action (réorientation)
7. Il y a deux sortes d’objets dont
on parle, lesquels ?
Statique = existe avant et
indépendamment de la rencontre ;
dynamique = actualisé dans
l’interaction.
8. Décrire ce qui influence la
relation thérapeutique.
Formation du thérapeute + préjugés
du patient + cadre dans lequel la
demande a lieu + outils différents à
disposition du thérapeute (examens
divers, types de thérapies). Le
patient → a une demande préalable, a
une théorie implicite sur son
trouble. Patient et thérapeute
peuvent avoir une attribution
causale différente (un africain et
la magie par exemple). La structure
affective personnelle du patient
vient aussi se greffer là-dessus,
influençant la relation.
9. Décrire le cadre thérapeutique.
Limites et fonctions par Gilliéron :
fonction topique (paramètres
spatio-temproel fixes), fonction
dynamique (rapports entre versants
social et thérapeutique). Gilliéron
→ fonction du cadre = enlever
certains tabous pour que d’autres
s’expriment. Le thérapeute ne doit
pas créer un cadre mais seulement
ses dimensions, il doit se soumettre
de la même manière aux règles du
cadre. Rapport dynamique entre cadre
et relation. Paramètres du carde :
durée de la séance, agencement du
mobilier, accueil, dispositions
spatiales. Gilliéron soutient
face-à-face car il intensifie les
échanges et augmente les
potentialités de résistance du
patient. Le cadre se délimite aussi
par rapports aux règles sociales.
Les règles du cadre permettent de
faire la différence avec le cadre
extérieur.
10. Quel est la position de
Trognon ?
La coordination d’actions dans les
groupes : but commun → à partir de
lui il y a dynamique et
coordination ; savoir mutuel de la
nécessité de l’autre.
11. Comment se déroulent les
représentations dans la relation
thérapeutique.
La souffrance est soit vécue comme
telle soit attribuée à l’extérieur.
L’individu cherche les causes du mal
afin de déterminer les moyens
d’action. La maladie se définit
selon deux pôles (1ere personne et
3eme personne ; ressentie vs
observée, analysée).
12. Qu’est-ce que les processus
psychosociaux effectifs ?
Construction du carde, construction
de la demande
13. Quel est le but de la
construction dans l’espace
intersubjectif ?
Espace transitionnel d’illusion →
Théorie de l’objet transitionnel
(Winnicott) → notion d’air
intermédiaire (chacun à une sorte
d’air de jeu, elle permettra la
rencontre de l’autre.). L’objet
transitionnel c’est l’espace ou
l’objet que l’enfant s’approprie
(fait partie de lui symboliquement).
Rôle de l’objet transitionnel =
protection (mais attention de ne pas
trop généraliser en catégories).
L’enfant se confronte ainsi petit à
petit à la réalité. Aire
transitionnelle. Le thérapeute comme
miroir agissant = avoir des
réactions saines permettant au
patient d’aborder la situation
différemment. L’espace thérapeutique
peut être vu comme espace
transitionnel, il y a perméabilité
entre intra-psychique et
intersubjectivité.
15. Quel est le rôle joué par le
contexte dans les relations
interindividuelles ?
Construction négociée dans
l'interaction → Risque =
réductionnisme psychologique
(considérer l'interaction au seul
niveau des individus, sans tenir
compte des contexte socio-culturels
et institutionnels dans lesquels ils
agissent.
Les éléments du contexte comme
facteurs organisateurs du champ
psychothérapeutique. Le cadre, c'est
donc ce qui va définir la
psychothérapie et délimiter ses
frontières. Dans cadre on comprend:
1. les techniques utilisées, les
règles de comportement. 2. les
données fixes: temporalité,
disposition. = le dispositif. Le
contexte n'est donc pas un facteur
purement externe, il est à la fois
"dedans" et "dehors", réalité
interne et réalité externe,
puisqu'il est interprété, représenté
par le sujet. Cette position se
rapproche de la notion d'espace
transitionnel de Winnicott.
16. Que dit la perspective
constructiviste ?
Le contexte n'est ni un ensemble de
facteurs externes qui agissent sur
l'individu, ni le résultat de
représentations internes du sujet.
Le contexte est à la fois donné par
la société dont les individus font
partie (par la réalité externe) et
crée par les interactions
interindividuelles.
17. Que dire de la neutralité de
l’observateur ?
Mais il fait partie du cadre, il
doit penser le cadre, s'inclure dans
le contexte qu'il observe. Il
fournit un étayage, un univers de
signification pouvant guider
implicitement vers certaines
réponses. Le patient peut lui aussi
étayer le fonctionnement psychique
du patient (il y a une lutte →
Gilliéron).
18. Dites ce qu’il y a à dire sur le
cadre thérapeutique.
Fonction du cadre = établir un champ
thérapeutique à l'intérieur d'une
culture donnée. Il permet de donner
une signification aux actes de la
relation et d'influencer patient et
thérapeute afin que la thérapie soit
possible.
Malentendu : vient du fait que on
croit que c'est analyste qui impose
le cadre, qu'il impose sa volonté,
qu'il dirige. Or le thérapeute ne
doit qu'être le garant du processus.
Résistance du patient = faire sortir
le thérapeute de sa neutralité, de
sa position d'abstinence.
Face-à-face : regard plus directs,
situation change, attitude de
neutralité plus difficile à
maintenir. On peut y assister à une
sorte de lutte de pouvoir.
Temps: La fixation d'un terme
réveille les angoisses
d'imperfection, de castration et
favorise un comportement plus
dynamique chez le patient.
Choc au cadre: attaque contre le
cadre
20. Comment comprendre la demande du
patient ?
lieu de la rencontre entre la
subjectivité du patient et celle du
thérapeute, lieu à partir duquel une
construction du sens sera possible.
Face à la demande du patient s'opère
une contre-demande du thérapeute
(analogie avec transfert et
contre-transfert). La contre-demande
peut opérer une rupture du
traitement (Travaux de Grossen et
Krauss en orthophonie). Demande est
un élément fondamental autour duquel
s'organise la consultation. Quel est
le sens de la demande → analyse de
la demande (=travail
d'interprétation de la demande).
- La demande est un objet de
conversation, elle est en constante
transformation.
- Toute demande a un destinataire :
le psy. mais la demande est
construite par patient qui a une
représentation de son mal, si
logopédiste renvoi vers un psy
risque de rupture car patient par vu
son mal comme psychologique. la
demande du patient dépend des
représentations qu'il a construit de
son problème et des représentations
du rôle de son interlocuteur.
- L'interprétation de la demande du
patient repose sur les théories et
représentations du thérapeute.
- Le thérapeute a aussi une demande.
La demande est partout et nulle part
: partout car tout dans le discours
du patient est susceptible d'être
interprété, et nulle part car la
demande est en constante
transformation.
La transformation de la demande est
un droit et une obligation, la
manière dont cette transformation se
fait peut être l'expression d'une
demande du psy. au patient. Il y a
construction intersubjective. La
demande est le fruit de
l'interaction entre le patient et le
psy. et l'expression d'un processus
intersubjectif dont il s'agit
d'étudier la dynamique.