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Sommaire >>> Psychologie sociale

Perret-Clermont, A-N. (1992) Des regards multiples sur le mal et la souffrance. In : M.Grossen et A-N. Perret-Clermont (Eds). L’espace thérapeutique. Cadres et contextes. Delachaux et Niestlé. Chapitres 4, 5, 6, 7

 
 

CH.4: Il y a eu un élargissement permettant la coexistence d'approches et de conceptions de l'intervention thérapeutique différentes. D'où vient cet élargissement ? Esprit du temps...

Richard -De Paolis : 4 types de psy (étude sur psy.italien): le militant, le charismatique, le clinicien, l'interdisciplinaire. Professionnalisme versus vocation / image typique, image idéal. La construction et la consolidation d'un espace thérapeutique  constituent un instrument de différenciation professionnelle pour les uns, alors que ce même espace de différenciation semble leur être nié par les professionnels voisins.

CH.5: Rôle joué par le contexte dans les relations interindividuelles.

Théorie selon lesquelles le contexte est un contenant externe : individu est objet subissant le contexte

Perspective constructionniste : le contexte n'est ni un ensemble de facteurs externes qui agissent sur l'individu, ni le résultat de représentations internes du sujet. Le contexte est à la fois donné par la société dont les individus font partie (par la réalité externe) et crée par les interactions interindividuelles.

Le contexte n'est donc pas un facteur purement externe, il est à la fois "dedans" et "dehors", réalité internet et réalité externe, puisqu'il est interprété, représenté par le sujet. Cette position se rapproche de la notion d'espace transitionnel de Winnicott.

Postulat : l'observateur est neutre. Mais il fait partie du cadre, il doit penser le cadre, s'inclure dans le contexte qu'il observe. Il fournit un étayage, un univers de signification pouvant guider implicitement vers certaines réponses. Le patient peut lui aussi étayer le fonctionnement psychique du patient (il y a une lutte → Gilliéron).

Contexte = construction négociée dans l'interaction → Risque = réductionnisme psychologique (considérer l'interaction au seul niveau des individus, sans tenir compte des contexte socio-culturels et institutionnels dans lesquels ils agissent.

Les éléments du contexte comme facteurs organisateurs du champ psychothérapeutique. Le cadre, c'est donc ce qui va définir la psychothérapie et délimiter ses frontières. Dans cadre on comprend: 1. les techniques utilisées, les règles de comportement. 2. les données fixes: temporalité, disposition. = le dispositif.

Etayage culturel = on ne peut appliquer les mêmes techniques dans toutes les sociétés.

Fonction du cadre = établir un champ thérapeutique à l'intérieur d'une culture donnée. Il permet de donner une signification aux actes de la relation et d'influencer patient et thérapeute afin que la thérapie soit possible.

Malentendu : vient du fait que on croit que c'est analyste qui impose le cadre, qu'il impose sa volonté, qu'il dirige. Or le thérapeute ne doit qu'être le garant du processus.

Résistance du patient = faire sortir le thérapeute de sa neutralité, de sa position d'abstinence.

Face-à-face : regard plus directs, situation change, attitude de neutralité plus difficile à maintenir. On peut y assister à une sorte de lutte de pouvoir.

Temps: La fixation d'un terme réveille les angoisses d'imperfection, de castration et favorise un comportement plus dynamique chez le patient.

Choc au cadre: attaque contre le cadre

CH.6 : construction du cadre des entretiens familiaux.

CH.7: Demande et contre-demande.

La demande exprimée : lieu de la rencontre entre la subjectivité du patient et celle du thérapeute, lieu à partir duquel une construction du sens sera possible. Face à la demande du patient s'opère une contre-demande du thérapeute (analogie avec transfert et contre-transfert). La contre-demande peut opérer une rupture du traitement (Travaux de Grossen et Krauss en orthophonie).  Demande est un élément fondamental autour duquel s'organise la consultation. Quel est le sens de la demande → analyse de la demande (=travail d'interprétation de la demande).

- La demande est un objet de conversation, elle est en constante transformation.

- Toute demande a un destinataire : le psy. mais la demande est construite par patient qui a une représentation de son mal, si logopédiste renvoi vers un psy risque de rupture car patient par vu son mal comme psychologique. la demande du patient dépend des représentations qu'il a construit de son problème et des représentations du rôle de son interlocuteur.

- L'interprétation de la demande du patient repose sur les théories et représentations du thérapeute.

- Le thérapeute a aussi une demande.

La demande est partout et nulle part : partout car tout dans le discours du patient est susceptible d'être interprété, et nulle part car la demande est en constante transformation.

La transformation de la demande est un droit et une obligation, la manière dont cette transformation se fait peut être l'expression d'une demande du psy. au patient. Il y a construction intersubjective. La demande est le fruit de l'interaction entre le patient et le psy. et l'expression d'un processus intersubjectif dont il s'agit d'étudier la dynamique.

 

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