CH.4: Il y a eu un
élargissement permettant la coexistence d'approches et de
conceptions de l'intervention thérapeutique différentes. D'où vient
cet élargissement ? Esprit du temps...
Richard -De Paolis : 4 types
de psy (étude sur psy.italien): le militant, le charismatique, le
clinicien, l'interdisciplinaire. Professionnalisme versus vocation /
image typique, image idéal. La construction et la consolidation d'un
espace thérapeutique constituent un instrument de différenciation
professionnelle pour les uns, alors que ce même espace de
différenciation semble leur être nié par les professionnels voisins.
CH.5:
Rôle joué par le contexte dans les relations interindividuelles.
Théorie selon lesquelles le
contexte est un contenant externe : individu est objet subissant le
contexte
Perspective constructionniste
: le contexte n'est ni un ensemble de facteurs externes qui agissent
sur l'individu, ni le résultat de représentations internes du sujet.
Le contexte est à la fois donné par la société dont les individus
font partie (par la réalité externe) et crée par les interactions
interindividuelles.
Le contexte n'est donc pas un
facteur purement externe, il est à la fois "dedans" et "dehors",
réalité internet et réalité externe, puisqu'il est interprété,
représenté par le sujet. Cette position se rapproche de la notion d'espace
transitionnel de Winnicott.
Postulat : l'observateur est
neutre. Mais il fait partie du cadre, il doit penser le cadre,
s'inclure dans le contexte qu'il observe. Il fournit un étayage, un
univers de signification pouvant guider implicitement vers certaines
réponses. Le patient peut lui aussi étayer le fonctionnement
psychique du patient (il y a une lutte → Gilliéron).
Contexte = construction
négociée dans l'interaction → Risque = réductionnisme psychologique
(considérer l'interaction au seul niveau des individus, sans tenir
compte des contexte socio-culturels et institutionnels dans lesquels
ils agissent.
Les éléments du contexte comme
facteurs organisateurs du champ psychothérapeutique. Le cadre, c'est
donc ce qui va définir la psychothérapie et délimiter ses
frontières. Dans cadre on comprend: 1. les techniques utilisées, les
règles de comportement. 2. les données fixes: temporalité,
disposition. = le dispositif.
Etayage culturel = on ne
peut appliquer les mêmes techniques dans toutes les sociétés.
Fonction du cadre = établir
un champ thérapeutique à l'intérieur d'une culture donnée. Il permet
de donner une signification aux actes de la relation et d'influencer
patient et thérapeute afin que la thérapie soit possible.
Malentendu : vient du fait que on
croit que c'est analyste qui impose le cadre, qu'il impose sa
volonté, qu'il dirige. Or le thérapeute ne doit qu'être le garant du
processus.
Résistance du patient =
faire sortir le thérapeute de sa neutralité, de sa position
d'abstinence.
Face-à-face : regard plus
directs, situation change, attitude de neutralité plus difficile à
maintenir. On peut y assister à une sorte de lutte de pouvoir.
Temps: La fixation d'un
terme réveille les angoisses d'imperfection, de castration et
favorise un comportement plus dynamique chez le patient.
Choc au cadre: attaque contre le
cadre
CH.6 : construction du cadre des entretiens familiaux.
CH.7: Demande et contre-demande.
La demande exprimée : lieu de la rencontre entre la subjectivité
du patient et celle du thérapeute, lieu à partir duquel une
construction du sens sera possible. Face à la demande du patient
s'opère une contre-demande du thérapeute (analogie avec transfert et
contre-transfert). La contre-demande peut opérer une rupture du
traitement (Travaux de Grossen et Krauss en orthophonie). Demande
est un élément fondamental autour duquel s'organise la consultation.
Quel est le sens de la demande
→ analyse de la demande (=travail
d'interprétation de la demande).
- La demande est un objet de
conversation, elle est en constante transformation.
- Toute demande a un destinataire :
le psy. mais la demande est construite par patient qui a une
représentation de son mal, si logopédiste renvoi vers un psy risque
de rupture car patient par vu son mal comme psychologique. la
demande du patient dépend des représentations qu'il a construit de
son problème et des représentations du rôle de son interlocuteur.
- L'interprétation de la demande du
patient repose sur les théories et représentations du thérapeute.
- Le thérapeute a aussi une
demande.
La
demande est partout et nulle part : partout car tout dans le
discours du patient est susceptible d'être interprété, et nulle part
car la demande est en constante transformation.
La
transformation de la demande est un droit et une obligation, la
manière dont cette transformation se fait peut être l'expression
d'une demande du psy. au patient. Il y a construction
intersubjective. La demande est le fruit de l'interaction entre le
patient et le psy. et l'expression d'un processus intersubjectif
dont il s'agit d'étudier la dynamique.