Médecin,
psychologue et philosophe américain
Frère de l’écrivain
Henri James,
William James est l’un des
fondateurs de la psychologie
scientifique américaine
(il crée à Harvard l’un des premiers
laboratoires de psychologie, dont il
se désintéressera pourtant très
vite). La qualité du style autant
que la finesse des analyses
psychologiques qu’il y expose font
de ses "Principes de psychologie"
(1890) l’un des plus importants
"best-seller" de toute l’histoire de
cette science. Ses analyses des
faits mentaux le conduisent au
concept de "flux
de conscience" qui
préfigure les idées sur la durée de
Bergson,
auteur avec qui il partage une
correspondance nourrie.
Vers 1900, James
s’éloigné de la psychologie
scientifique pour soutenir une
conception philosophique, le
pragmatisme,
trouvée chez
Charles Sanders Peirce, mais
en lui donnant une tournure
antiscientifique absente chez Peirce
(qui changera le nom de sa doctrine
pour éviter toute confusion!). Le
pragmatisme de James, tel qu’il
ressort du moins de son livre
portant ce nom (et publié en
français chez Flammarion en 1911),
est en effet tout à la fois un
utilitarisme
métaphysique (il faut
croire ce qui est bon ou utile de
croire), un
empirisme
(l’expérience, et rien que
l’expérience, y compris celle du
spiritisme que James pratiquait) et
une opposition à la thèse qu’il
puisse exister quelque chose comme
des
connaissances objectives.
Parmi les ouvrages
de William James, mentionnons, en
plus de ses "Principes de
psychologie" de 1890, "Les
variétés de l’expérience religieuse,
une étude de la nature humaine"
(1902, traduit en français sous le
titre "L’expérience religieuse.
Essai de psychologie descriptive"),
et "Le pragmatisme" (1909,
traduit en français en 1911).