Naturaliste
suisse.
Professeur
d’histoire naturelle à Neuchâtel
entre 1832 et 1846, date où il
part pour les Etats-Unis où il sera chargé de la chaire de
zoologie et de géologie de l’université de Cambridge,
Agassiz fut l’un des naturalistes les plus importants du
dix-neuvième siècle. L’un des derniers grands savants à
soutenir la thèse du fixisme en
biologie, il est aujourd’hui surtout connu pour ses études
sur les glaciers.
Comme
son disciple Paul Godet,
le protecteur du jeune Jean Piaget entre 1907 et 1909, Agassiz
avait la ferme conviction que l’étude de la nature était la
meilleure façon de prouver l’existence de Dieu et de
connaître le plan de création de cette nature. C’est
dans cet esprit alliant croyance religieuse et science que le
jeune Piaget a effectué ses premiers travaux de
classification des mollusques. On comprend dès lors le choc
qu’il a pu subir lorsqu’à quinze ou seize ans il a découvert
que l’ancienne histoire naturelle avait cédé sa place à
une biologie nouvelle, basée sur la conception transformiste
de Darwin, et dans
laquelle la notion de création divine n’avait plus sa
place. Une partie de l’effort de recherche du jeune
chercheur consistera alors à transposer au sein de la vie
l’essentiel de ce qu’offrait la science ancienne, et cela
de manière à ne pas sortir des limites alors admises de
l’explication scientifique de la nature.
Parmi
les publications d’Agassiz citons ses "Recherches sur
les poissons fossiles" (1833-1842), ses "Etudes sur
les glaciers" et enfin son essai sur "L’espèce et
les classifications", traduit en français en 1869.