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Adler Alfred (1870-1937)

 
 

Alfred Adler est né le 7 février 1870 à Pensing, l’un des faubourgs de Vienne. Il était le second des 6 enfants de Léopold Adler, commerçant en grains et de Pauline Beer, tous deux d’origine et de tradition israélites, mais n’ayant pas eu à en souffrir. Alfred Adler eut une enfance un peu incertaine : atteint de spasmes de la glotte, il dut apprendre à se contrôler pour ne pas avoir de suffocation. Atteint de rachitisme à ses débuts dans l’existence, il ne put qu’un peu plus tard aller s’ébattre avec ses petits camarades, dans les terrains vides aux alentours. Son jeune frère Rudolf mourut près de lui, et lui-même vit son existence menacée par une pneumonie grave. On affirme que c’est en réponse à ces deux évènements qu’il conçut le désir de lutter contre la maladie et la mort en devenant médecin.Il eut, dans cette perspective, à relever le défi d’un retard scolaire en mathématiques ; son instituteur alla jusqu’à conseiller l’orientation vers un métier manuel.

Alfred Adler, se sentant compris par son père (peut-être plus que par sa mère) travailla courageusement sa matière faible et finit par obtenir un résultat spectaculaire. Malgré les difficultés économiques de la famille, Alfred Adler put ainsi atteindre le doctorat en médecine, le 22 novembre 1895, non sans avoir pris le temps de s’intéresser au chant, à la littérature, à la philosophie, tout en accumulant une solide expérience clinique, souvent bénévolement, soit en médecine générale, soit en ophtalmologie.

 

Raïssa Epstein était venue étudier en occident, aux universités accueillantes pour les jeunes filles russes. C’est probablement au cours de meetings socialistes à Vienne, que cette jeune indépendante fit la connaissance d’Alfred Adler. Ils se marièrent le 28 septembre 1897. Leur ainée, Valentine Dina, naquit l’année suivante, Alexandra en 1901, Kurt en 1905, Cornélia (Nelly) en 1909. Leur père, longtemps médecin généraliste, collabora activement à un journal médical viennois à cette époque.

Mais, en ces temps d’incertitude, les médecins sont souvent appelés à soigner "les nerfs". Freud est déjà connu pour son ouvrage sur "L’interprétation des rêves". Sans avoir jamais été son disciple, Adler accepte volontiers d’entrer dans son cercle en 1902 et d’y participer pendant des années. Rapidement, Adler a élaboré ses divergences théoriques autour de l'idée du rapport dominant-dominé. À ses yeux, l'Oedipe n'est qu'une symbolisation d'une problématique bien plus fondamentale mettant en scène le faible petit garçon cherchant à compenser son infériorité physique face à son père dans son désir de dominer la mère.

Quelques temps après le Congrès de Nuremberg, Adler soutient une "Critique de la thèse sexuelle de Freud" (1911) et quitte la Société de Psychanalyse avec quelques amis. Ce sera l’origine de la Société de Psychologie Individuelle et Comparée. Adler découvre chez le philosophe néo-kantien H. Vaihinger la notion de fiction, selon laquelle "tout se passe comme si"... le monde était ce qu’on imagine. Avec ses premiers collaborateurs, il rassemble un recueil, intitulé symboliquement "Guérir et former", sorte de manifeste. La guerre par sa cruauté, va lui révéler l’idée de "front de la vie" et lui inspirera de prendre une part importante à l’effort viennois en faveur de l’éducation. On lui doit les premières consultations médico-pédagogiques, occasion de formation des maîtres autant que prévention des troubles mentaux chez les jeunes.

Nommé professeur, en 1924, à l’Institut pédagogique de Vienne, il vit ses disciples fonder des jardins d’enfants et finalement, plus tard, l’Ecole expérimentale (1931-1934) de l’équipe Oskar Spiel, Birnbaum, et Scharmer. En route pour l’Amérique, en 1926, il donne une conférence en Sorbonne (l’un de ses auditeurs est le jeune Jean Paul Sartre). Il professe à la Columbia University de New York, plus tard au Long Island Medical College, non sans diriger une clinique ambulatoire à Vienne, avant de se fixer aux U.S.A. en 1934, tout en revenant en Europe pour des tournées de conférences. En 1937, il est à Paris (Cercle Laënnec), La Haye, l’Angleterre, puis en Ecosse à Aberdeen où il meurt d’une crise cardiaque. Il avait pressenti la fin tragique de sa fille ainée en U.R.S.S. suite aux procès de Moscou, et l’asservissement d’une partie importante du vieux continent par le nazisme.

 

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Sources

- Texte en grande partie repris du site le plus complet du net sur Adler: http://www.psy-adler.net/

 

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