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Bienvenue dans la section Mythologie et Religion des sites ATRIUM. Nous vous souhaitons un bon voyage, parsemé d'étapes situées entre mythologie classique et légendes modernes. Un voyage qui vous emmènera dans les bois les plus sombres de Colchide, qui vous fera traverser l'empire glacé du Niflheim ou le pays de feu du Muspelheim, mais un voyage qui vous fera aussi découvrir l'enchantement de l'Olympe, les ravissements du Valhalla ou les charmes des montagnes sacrées du Japon... Nous nous intéresserons également aux grandes religions de la planète, à leurs us et coutumes et à leurs fondements...

 

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Sommaire >>> La mythologie grecque

Zeus
 
 

Dieu suprême des Hellènes, fils de Cronos et de Rhéa, Zeus est l’époux d’Héra. Personnification du ciel, Zeus était le dieu souverain, père des dieux et des hommes, ordonnateur du monde. Il est le Dieu de la Lumière, il est à la source de toutes les manifestations célestes : pluie, sécheresse, beau et mauvais temps. Il commande bien évidemment aux tempêtes et à l’orage. Il est aussi le garant de l’ordre parmi les dieux et parmi les hommes. Ses décisions sont justes et équilibrées, il ne fait pas de faveurs paraît-il. Son culte est célébré au cours des Dipolies (le nom de la cérémonie principale était Bouphonies) ; on laissait des bœufs en liberté et dès que l’un d’eux s’approchait de l’orge ou du blé placé près de l’autel un prêtre se précipitait pour l’abattre d’un coup de hache (même de plusieurs j’imagine…). L’animal est ensuite lacéré, mangé et empaillé (car son « mannequin » sera attelé à une charrue). Le prêtre s’en sort bien puisque l’on accuse la hache du meurtre, elle est condamnée et jetée à la mer. Il présidait à tous les phénomènes de l'atmosphère comme nous l'avons vu ; par suite, c'était un dieu fécondant, protecteur des moissons et des fruits. Il était le dieu tout-puissant, dont la volonté était limitée seulement par les arrêts du Destin. Il présidait au maintien des sociétés humaines, des lois, des associations de tout genre : famille, fratrie, tribu, état, confédération, amphictyonie. 

 

Zeus résidait le plus souvent dans son palais sur l'Olympe, au milieu des dieux célestes. Zeus était honoré dans tous les pays grecs, surtout au sommet des montagnes : sanctuaires de Dodone, d'Olympie, de Némée, le mont Lycée en Arcadie, l'Ida de Troade et l'Ida de Crête, l'oasis de Zeus Hammon en Libye... Zeus est représenté comme un homme mûr, portant une longue barbe et tenant à la main son sceptre, insigne de son autorité ou brandissant la foudre (son arme favorite)

Un oracle avait averti son père, Cronos, qu’un de ses enfants le détrônerait. Pour éviter le fâcheux présage, Cronos prit la décision de dévorer chacun de ses enfants dès leur naissance. Rhéa était furieuse du comportement de son mari et c'est pourquoi elle mit au monde Zeus, son troisième fils (mais le sixième des enfants), en pleine nuit sur le mont Lycée en Arcadie, là où les créatures n'ont pas d'ombre et après l'avoir baigné dans le fleuve Néda, elle le donna à Gaéa. Pour tromper son mari qui ne fut tout de même pas dupe de sa grossesse, elle lui présenta, au mont Thaumasion en Arcadie, une pierre enveloppée de langes. Cronos n’y prêta guère attention et s’empressa de l’engloutir. Gaéa le transporta à Lyctos en Crète où elle le cacha dans l'Antre de Dicté sur le mont Aegéon. La Terre-Mère le confia aux soins de la nymphe Adrastée et à sa soeur Io, l'une et l'autre filles de Mélissée, et à la nymphe-chèvre Amalthée. Il mangeait du miel et il partageait le lait d'Amalthée avec le bouc Pan, son frère de lait. Lorsque Amalthée fut morte, Zeus se servit de sa peau comme d’une armure. Entourant le berceau d'or de l'enfant, accroché dans un arbre (afin que Cronos ne puisse le trouver ni dans le ciel, ni sur terre, ni sur mer), se tenaient les Curètes en armes, fils de Rhéa. Ils frappaient leurs boucliers de leurs lances et criaient pour couvrir ses vagissements du nouveau-né, dans la crainte que Cronos ne les entendît de loin.

Devenu grand, Zeus fit le projet de s’emparer du pouvoir et de détrôner Cronos. Métis lui confia une drogue qui, absorbée par Cronos, devait lui faire régurgiter ses enfants. C’est bien ce qui se passa. Mais la lutte contre son père n’était pourtant pas terminée. Zeus libéra les Cyclopes et les Hécatonchires, géants dotés de cent bras et de cinquante têtes, enfermés par Cronos dans le Tartare. Ceux-ci lui donnèrent la foudre et le tonnerre. Zeus se trouva ainsi à la tête d’une puissante armée. Finalement la guerre dura près de 10 ans, Zeus fut victorieux et les dieux se partagèrent le pouvoir par tirage au sort : à Zeus revint le Ciel, à son frère Hadès, le monde souterrain (les enfers) et à son frère Poséidon, la mer. Les géants n’étaient pas très heureux de se voir évincés du partage : ils se rebellèrent. Sachons que les Géants ne peuvent être tués que par l’action combinée d’un homme et d’un dieu : Zeus s’adjoignit donc Héraclès pour venir à bout de ses ennemis. Titans et Géants furent précipités dans le Tartare. Lorsque sa mère Rhéa, prévoyant les difficultés que créeraient ses désirs amoureux, lui interdit de se marier, il fut pris de colère et menaça de la violer. Bien qu'elle se fût changée sur-le-champ en serpent menaçant, Zeus n'en fut pas pour autant effrayé, il se changea en serpent mâle et, s'unissant à elle en un noeud indissoluble, il mit sa menace à exécution.

Dans un premier temps Zeus épousa Métis la Titanide, mais un oracle l'ayant mis en garde contre sa descendance il avala la mère de son hypothétique futur fils. Elle serait la Raison, qui, disait-il, continuait à lui donner des conseils. Métis était cependant enceinte et c’est du crâne de son père qu’Athéna sortira (toute armée). La seconde épouse du dieu sera Thémis, puis il se lia à Dioné. Puis Zeus rechercha sa soeur jumelle Héra à Cnossos en Crète, ou, selon certains, au mont Thornax en Argolide où il la courtisa, d'abord sans succès. Mais elle eut pitié de lui lorsqu'il adopta le déguisement d'un coucou mouillé et elle le réchauffa tendrement dans son sein. Il reprit alors aussitôt sa véritable apparence. Ils se marièrent. Tous les dieux apportèrent des cadeaux pour le mariage. Elle et Zeus passèrent à Samos leur nuit de noces qui dura trois cents ans. Mais la longue série de ses aventures amoureuses continua car il eut, soit au ciel avec les déesses, soit sur la terre avec des nymphes ou des mortelles, beaucoup d'aventures galantes, et fut le père de nombreux dieux ou déesses, demi-dieux, nymphes, héros et rois. Libertinage ou volonté d’intervenir dans les affaires des hommes ? En tous les cas ces amours passagères mettent Héra hors d’elle ; elle poursuit implacablement les maîtresses de son époux et les enfants qu’il a eus d’elles. On sait bien que les disputes entre les deux conjoints furent fréquentes.

Il vint un moment où l'exubérance et les excès de Zeus devinrent à ce point insupportables qu'Héra, Poséidon et Apollon, ainsi que tous les autres habitants de l'Olympe, excepté Hestia, l'entourèrent par surprise tandis qu'il était endormi sur sa couche, l'attachèrent avec des lanières de cuir et firent cent nœuds afin qu'il ne puisse plus bouger. Il les menaça de les tuer sur-le-champ mais ils avaient mis la foudre hors de sa portée et se moquèrent de lui. Tandis qu'ils célébraient leur victoire et discutaient âprement pour savoir qui serait son successeur, Thétis la Néréide, prévoyant une guerre civile dans l'Olympe, se hâta d'aller chercher Briarée aux cent bras qui défit promptement les lanières, se servant de toutes ses mains à la fois et libéra son maître.

Comme Héra était à l'origine de la conspiration dirigée contre lui, Zeus la suspendit dans le ciel, une chaîne d'or attachée au poignet et une enclume à chaque cheville. Les autres dieux étaient furieux mais n'osèrent pas lui porter secours malgré ses cris déchirants. A la fin, Zeus se décida à la libérer à une condition: qu'ils fassent le serment de ne plus jamais s'insurger contre lui ; ils obéirent à contrecœur. Zeus punit Apollon et Poséidon en les envoyant sur la terre bâtir Troie mais il pardonna aux autres.

Il fut assimilé par les Romains sous le nom de Jupiter qui a hérité de sa légende et de ses attributs.

 

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Source

- La Mythologie, Edith Hamilton, Marabout 1978

- Les grands figures des mythologies, Fernand Comte, Bordas 1999

- Encyclopédie Universalis © 1998 Encyclopædia Universalis France S.A. 

 

 
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