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Bienvenue dans la section Mythologie et Religion des sites ATRIUM. Nous vous souhaitons un bon voyage, parsemé d'étapes situées entre mythologie classique et légendes modernes. Un voyage qui vous emmènera dans les bois les plus sombres de Colchide, qui vous fera traverser l'empire glacé du Niflheim ou le pays de feu du Muspelheim, mais un voyage qui vous fera aussi découvrir l'enchantement de l'Olympe, les ravissements du Valhalla ou les charmes des montagnes sacrées du Japon... Nous nous intéresserons également aux grandes religions de la planète, à leurs us et coutumes et à leurs fondements...

 

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Sommaire >>> La mythologie grecque

Otos et Ephialtès
 
 

On trouve une allusion à cette légende dans l'Odyssée et dans l'Enéide, mais seul Apollodore la raconte en entier. Il est probable qu'il écrivait au Ier ou IIe siècle de notre ère. C'est un auteur assez "ennuyeux", bien qu'il le soit moins que d’habitude dans ce conte.

Ces deux frères jumeaux étaient des Géants mais ils ne ressemblaient pas aux monstres des temps anciens. Ils avaient le corps droit et leur visage était noble. Homère nous dit qu'ils étaient :

Les plus grands que la terre féconde ait nourris de son pain

Et les plus beaux aussi, après l’incomparable Orion.

Virgile parle surtout de leur ambition insensée:

 

Jumeaux gigantesques qui de leurs mains tentèrent de détruire la voûte céleste

Et de renverser Jupiter de son trône surnaturel.

Selon les uns, ils seraient les fils d'Iphimédéia et selon les autres de Canace. Mais quelle que fût leur mère, leur père était certainement Poséidon, bien qu'on les appelât d'ordinaire les Aloades, les fils d'Alous, du nom du mari de leur mère.

Tout jeunes encore, ils décidèrent de prouver leur supériorité sur les dieux. Ils capturèrent Arès, le chargèrent de chaînes d'airain et l’emprisonnèrent. Les Olympiens répugnaient à le libérer au moyen de la force. Ils déléguèrent l'astucieux Hermès à son aide et celui-ci, sous le couvert de la nuit, réussit à le faire sortir furtivement de sa geôle. Alors les jeunes arrogants osèrent davantage encore. Ils menacèrent d'entasser le Mont Pélion sur le Mont Ossa et d'escalader le ciel, comme dans le temps jadis les Géants avaient entassé l'Ossa sur le Pélion. Ceci était plus que la patience des immortels n'en pouvait supporter et Zeus se prépara à les frapper de sa foudre ; mais avant qu'il ait eu le temps de la lancer, Poséidon vint l'implorer d'épargner ses fils et lui promit de les soumettre désormais à une vigoureuse discipline. Zeus se laissa fléchir et Poséidon tint parole. Les jumeaux renoncèrent à guerroyer contre les cieux et Poséidon se félicita. En fait, Otos et Ephialtès s'étaient tournés vers des activités plus intéressantes.

Otos, en effet, pensait qu'enlever Héra serait une excellente aventure; quant à Ephialtès, il était épris d'Artémis ou croyait l'être. En réalité, les deux frères n'avaient d'affection pour personne sinon l'un pour l'autre ; ils s'aimaient tendrement. Pour décider lequel se saisirait le premier de sa dame, ils tirèrent au sort et la fortune favorisa Ephialtès. Aussitôt, par les collines et par les bois, partout ils cherchèrent Artémis, et quand enfin ils l'aperçurent, elle était sur la grève et se dirigeait droit vers la mer. Elle n'ignorait rien de leur vil dessein et elle savait aussi comment elle les châtierait. Ils s'élancèrent à sa poursuite mais elle continua sa course au-dessus des flots. Or, tous les fils de Poséidon avaient le même pouvoir: ils couraient à pied sec sur la mer comme sur la terre ferme; sans aucune difficulté, ces deux-ci suivirent donc la déesse. Elle les conduisit vers l'île boisée de Naxos et là, comme ils étaient sur le point de la rejoindre, elle disparut. A sa place, ils virent une biche ravissante, blanche comme neige, qui d'un bond sauta dans la forêt. Ils oublièrent la déesse pour se lancer sur les traces de la charmante créature. L'épaisseur des bois la leur fit bientôt perdre de vue et pour doubler leurs chances de la retrouver, ils se séparèrent. Ils l'aperçurent en même temps, dans une clairière, Immobile et les oreilles dressées ; mais ni l'un ni l'autre ne vit que derrière elle, dans les arbres, se tenait son frère. Ils jetèrent leurs javelots et la biche disparut. Les armes volèrent à travers la clairière vide jusqu'au bois, et là, elles trouvèrent leur cible. Les corps gigantesques des jeunes chasseurs s'écrasèrent sur le sol, chacun transpercé par le fer de l'autre, chacun à la fois victime et meurtrier de l'unique être qu'il aimât.

Et ce fut ainsi qu'Artémis se vengea.

 

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Source

- La Mythologie, Edith Hamilton, Marabout 1978

- Les grands figures des mythologies, Fernand Comte, Bordas 1999

- Encyclopédie Universalis © 1998 Encyclopædia Universalis France S.A. 

 

 
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