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Bienvenue dans la section Mythologie et Religion des sites ATRIUM. Nous vous souhaitons un bon voyage, parsemé d'étapes situées entre mythologie classique et légendes modernes. Un voyage qui vous emmènera dans les bois les plus sombres de Colchide, qui vous fera traverser l'empire glacé du Niflheim ou le pays de feu du Muspelheim, mais un voyage qui vous fera aussi découvrir l'enchantement de l'Olympe, les ravissements du Valhalla ou les charmes des montagnes sacrées du Japon... Nous nous intéresserons également aux grandes religions de la planète, à leurs us et coutumes et à leurs fondements...

 

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Sommaire >>> La mythologie grecque

Eros
 
 

Divinité grecque qui porte le nom d’une fonction psychologique: Éros signifie le désir amoureux. Force fondamentale de rapprochement, il est responsable de la cohésion du monde et de la continuité des espèces. Dieu primordial, contemporain de Chaos (donc bien antérieur à Cronos et son fils, Zeus). Il tient une place importante dans la pensée religieuse, dans la vie sociale comme dans l’art et la littérature des Grecs. Dans les cosmogonies orphiques qui racontent l’émergence du monde, Éros est une puissance primordiale qui n’a ni père ni mère. Dans la cosmogonie d’inspiration orphique qu’Aristophane raconte dans Les Oiseaux , le Désir amoureux surgit d’un œuf «clair», c’est-à-dire non fécondé, antérieur à l’union sexuelle. En se partageant, l'oeuf a formé la Terre et son couvercle, le Ciel. Ainsi Eros est responsable des embrassements de Gaia et d'Ouranos. Éros est l’Un, qui, à l’origine de toutes choses, intègre et unifie les principes opposés, comme le féminin et le masculin, l’un et le multiple. Cette représentation d’Éros s’est développée dans un milieu mystique qui refuse le monde différencié où les êtres et les choses sont séparés et distingués, un milieu qui aspire à l’unité et à la plénitude de l’originel.

Dans les sociétés doriennes, comme à Sparte et en Crète, le Désir amoureux est une force organisatrice de la vie collective. C’est l’amour pédérastique qui permet l’intégration du jeune garçon dans le groupe des guerriers. En Crète par exemple, l’amant, après avoir reçu l’accord des parents et des amis du jeune homme qu’il aime, l’enlève soudainement, le conduit à la campagne, où tous deux vivent et chassent ensemble pendant deux mois, et le ramène ensuite dans la cité pour lui offrir trois présents rituels: des armes de guerrier, une coupe à boire et un taureau destiné au sacrifice. Le jeune garçon qui ne pouvait trouver un amant pour l’initier était couvert de honte: il n’était pas intégré au corps social.

Au Ve siècle, dans le monde athénien, Éros est encore une figure centrale, intimement liée à l’éducation aristocratique, au gymnase et à la palestre. Dans l’entourage de Socrate, on était convaincu que l’armée la plus invincible serait celle qui alignerait sur un même rang l’amant et l’aimé. Un peu plus tard, Thèbes remporte ses plus belles victoires grâce au «bataillon sacré», composé de guerriers homosexuels que leur attachement réciproque entraîne à accomplir les plus hauts faits d’armes.

Dans la littérature qui va de Sapho de Lesbos aux auteurs alexandrins d’épigrammes amoureuses, Eros ne fait pas que des actions bénéfiques: puissance inquiétante qui brise les membres, trouble la raison, paralyse la volonté, il est aussi un dieu malicieux, qui se plaît au jeu de l’amour, se mêle à la vie des femmes dans le gynécée, noue les intrigues ou les dénoue, devenant alors l’enfant terrible d’une Aphrodite (chez Pindare), elle-même transformée en femme galante, chargée d’organiser les amours bourgeoises et tempérant quelque peu la puissance de Eros. Il est en effet le désir, la puissance de l'instinct, la violence du sexe. Pour Ibycos il est le fils d'Aphrodite et d'Héphaïstos, d'Aphrodite et d'Arès pour Simonide, et d'Aphrodite et d'Hermès pour Cicéron.

Eros un démon ? Son manque de scrupule et sa quête incessante du beau et du bon ne l'excluent-ils pas de la compagnie des dieux qui sont beaux et bons ? Cette thèse a ses partisans.

Il n'a pas existé de grands cultes d'Eros en Grèce. Quelques statues le représentent dans les gymnases, là où les beaux éphèbes font de l'exercice. On se fait l'idée d'un Eros ailé, pourquoi ? Peut-être pour montrer la rapidité de son action...

 

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Source

- La Mythologie, Edith Hamilton, Marabout 1978

- Les grands figures des mythologies, Fernand Comte, Bordas 1999

- Encyclopédie Universalis © 1998 Encyclopædia Universalis France S.A. 

 

 
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