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Bienvenue dans la section Mythologie et Religion des sites ATRIUM. Nous vous souhaitons un bon voyage, parsemé d'étapes situées entre mythologie classique et légendes modernes. Un voyage qui vous emmènera dans les bois les plus sombres de Colchide, qui vous fera traverser l'empire glacé du Niflheim ou le pays de feu du Muspelheim, mais un voyage qui vous fera aussi découvrir l'enchantement de l'Olympe, les ravissements du Valhalla ou les charmes des montagnes sacrées du Japon... Nous nous intéresserons également aux grandes religions de la planète, à leurs us et coutumes et à leurs fondements...

 

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Sommaire >>> La mythologie grecque

Athéna
 
 

Deux mots pour résumer cette déesse: Intelligence et habilité.

Après la victoire de la Titanomachie, Zeus épousa en premières noces la déesse Métis (fille d'Océan et de Téthys), « déesse qui en sait plus que tout dieu et tout homme mortel ». Lorsqu'elle fut enceinte, le fils de Kronos l’engloutit afin de posséder en lui toute l’intelligence du monde d'une part, mais aussi, d'autre part, parce que Ouranos et Gaia lui avaient prédit que si l’enfant était une fille, un garçon viendrait ensuite et le détrônerait. Métis ne refit jamais surface.

Mais l’épouse avalée était enceinte d’une fille et quand vint l’heure de l’accouchement le dieu sentit bientôt des douleurs et de violents maux de tête. Zeus demanda à Héphaïstos de lui fendre le crâne (sous des coups experts de hache double). Athéna jaillit de la tête (elle sortit de la déchirure de sa tempe) de Zeus poussant un cri de guerre qui retentit dans le ciel et sur la terre. Elle était recouverte d’armes éclatantes. Athéna arrivait donc au jour « égale à son père en force et en prudente sagesse ». Le lieu de sa naissance se placerait au bord du lac Tritonis, en Libye, d'où son surnom de Tritogénie. Elle est également souvent appelée Pallas Athéna (épithète rituelle) ou Parthénos, la vierge. Mais elle n’est pourtant pas une déesse vierge comme les autres ; elle n’a pas peur des hommes, elle est parmi eux comme l’un d’eux. « En toutes choses, dit-elle, mon cœur penche vers le mâle sauf pour le mariage » (Eschyle, Les Euménides, 736). Athéna apparaît ainsi en guerrière, mais elle tient aussi de sa mère et possède cette forme d’intelligence particulière.

Elle est double: de sexe féminin mais vouée au jeu de la guerre qui est affaire d’homme. Refusant le mariage, elle a choisi de porter les armes et d’exercer ainsi l’activité la plus masculine. Le regard brillant d’Athéna est pour une part un œil de bronze. La métis, c’est-à-dire cette intelligence maternelle, d’Athéna couvre aussi des savoirs techniques tels le tissage, la maîtrise du cheval, la conduite du navire. Si le cheval est une création de Poséidon dont il relève par tous les aspects inquiétants et mystérieux de sa nature animale, c’est Athéna qui invente pour lui le mors, l’objet technique qui permet aux hommes d’exercer sur leurs montures un pouvoir aussi bien magique que technique.

 

Dans le domaine de la mer, qui semble appartenir tout entier à Poséidon, Athéna intervient de deux manières. D’abord pour assister le pilote, l’aider à mener droit son embarcation en dépit des caprices du vent et à travers les routes innombrables de la mer. Ensuite, au niveau de la construction: dans les différentes opérations techniques du travail du bois (abattage des arbres, polissage des planches, ajustement des différentes pièces de la charpente). La même forme d’intelligence permet de conduire et de construire un navire. Notons encore que la déesse n'hésita pas à disputer à Poséidon la possession de l'Attique. Tandis que le dieu frappait l'Acropole de son trident et en faisait jaillir un splendide coursier ou, disent d'autres versions, un lac salé, la déesse fit cadeau aux Athéniens de l’olivier, l’arbre nourricier qui renaît de lui-même et «demeure, comme la cité, éternellement vivant», sous le regard vigilant d’Athéna. Les athéniens jugèrent que l'arbre leur serait plus utile que le cheval et choisirent finalement Athéna pour protectrice. Elle avait aussi des temples à Sparte, à Argos. À Troie même elle était vénérée sous la forme d'une vieille idole, appelée Palladion dont on disait que, tant qu'elle y resterait, la ville survivrait. Protectrice de l'Etat, la déesse garantit l'équité des lois, leur juste application, tant devant les tribunaux que dans les assemblées. Mais la loi seule ne peut suffire à assurer la pérennité d'un Etat et d'un peuple elle doit également provenir de la prospérité du pays. Aussi Athéna veille, avec une particulière bienveillance, sur l'agriculture. Elle a inventé, pour la commodité des hommes, les instruments aratoires, qui permirent à la terre attique de fournir un meilleur rendement. En outre, la déesse protège chaque famille, veille sur l'entente et la chasteté des époux, sur l'honneur du foyer et la santé de quiconque ("Athéna Hygieia). Il s'ensuit que cette divinité apparaît bien comme le symbole divin de la civilisation grecque qui, par sa force guerrière, par son intelligence, sa sagesse, la modération de ses moeurs et la beauté étudiée de ses monuments artistiques et littéraires, a su imposer sa domination sur le monde.

Dans les Panathénées, célébrées tous les cinq ans depuis Pisistrate, le rituel est centré sur la déesse victorieuse des Géants, l’Athéna qui avec l’aide des dieux institue le monde organisé, cosmos pour les dieux et pour les hommes dans le cadre de la cité. Au début d’août, le corps social, réparti en classes d’âge, se rendait depuis la porte Dipyle jusqu’à l’Acropole, pour offrir à la protectrice de la cité un nouveau péplos , le voile tissé par les jeunes Arrhéphores, pendant neuf mois, voile qui représentait la victoire des dieux de l’Olympe sur les Géants nés de la Terre. Les victimes animales sacrifiées au cours de la fête étaient distribuées à tous les membres de la cité. Les grandes Panathénées étaient l’occasion de joutes athlétiques qui pouvaient rivaliser avec les jeux Olympiques. Une des épreuves les plus anciennes, le jeu des Apobates, était conçue sur le modèle du combat mené par Athéna contre les Géants. Au vainqueur de l’épreuve revenait originellement l’huile extraite des oliviers sacrés et contenue dans les amphores dites panathénaïques. Arès est son ennemi juré ; elle a en horreur ses charges inconsidérées, sa folie meurtrière et son goût du sang. Athena, elle, utilise la stratégie, la ruse, l’embuscade et même parfois la magie.

Certaines de ses actions (retentissantes) :

- Elle fut la déesse chaste qui priva Tirésias de la vue parce que le devin avait osé la regarder se baigner.

- Elle fit chasser de l'Olympe Héphaïstos, coupable d'avoir attenté à son honneur. Il avait répandu sa semence sur sa cuisse…nous n’entrerons pas ici dans les détails, sachons juste que la déesse s’essuya avec un flocon de laine qu’elle jeta à terre. Un fils en naquit et elle le reconnut. Voulant le protéger de la psychose de Zeus, elle le fit enfermer dans un panier avec interdiction d’ouvrir. Mais le panier fut ouvert, ce qui n’eut pas de conséquence trop fâcheuse (à peine 3 morts…).

- Athéna a choisi de rester vierge mais adopte Érechtée qui devient un des premiers rois d'Athènes (Homère, Iliade).

- Elle défend Agamemnon contre Clymnestre dans le procès d’Oreste, ce dernier ayant tué sa mère pour venger son père.

- Elle instaure à Athènes le tribunal de l'Aréopage pour juger le crime d'Oreste puis tous les meurtres à venir (Eschyle, Les Euménides).

- Elle va suivre Ulysse dans toutes ses pérégrinations : elle prend la forme d’un mortel pour lui porter secours, suggère à Nausicaa d’aller laver son linge quand Ulysse doit aborder dans l’île des Phéaciens.

- Elle refuse l’immortalité à Tydée en raison de sa bestialité.

- Parmi les dieux, Athéna fut le principal soutien du camp des Grecs pendant la guerre de Troie. Mais après la chute de Troie, les Grecs négligèrent de respecter le droit d'asile d'un autel d'Athéna où la prophétesse troyenne Cassandre avait cherché refuge. Pour les punir, Poséidon lança à la demande d'Athéna des tempêtes qui détruisirent la plupart des bateaux grecs revenant de Troie.

- Le Troyen Pâris, fils du roi Priam, lui ayant refusé le prix de la beauté, elle soutient les Achéens dans la guerre de Troie (Homère, Iliade) et s'oppose violemment à Arès et Aphrodite , défenseurs des troyens (Homère, Iliade).

- Arachné avait osé prétendre qu'elle surpassait la déesse par son art du tissage : Athéna la punit de cette prétention (Ovide, Métamorphoses) en la transformant en une araignée suspendue à un fil.

- Elle protège aussi particulièrement plusieurs héros, tels Héraclès et surtout Ulysse (Homère, Iliade) qui doit essentiellement à la déesse de parvenir à retourner dans sa patrie, Ithaque (Homère, Odyssée).

Plus tard, les Romains l'ont identifiée avec Minerve, elle forme avec Jupiter et Junon la Triade Capitoline.

Attributs :

  • la lance

  • le casque

  • l'égide (Homère, Iliade), le bouclier que lui avait donné Persée et sur lequel elle avait fixé la tête de Gorgone. Paralyse ses adversaires et rend invincibles ses alliés.

Animaux et plantes associés :

  • la chouette (symbole de perspicacité)

  • l'olivier

 

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Source

- La Mythologie, Edith Hamilton, Marabout 1978

- Les grands figures des mythologies, Fernand Comte, Bordas 1999

- Encyclopédie Universalis © 1998 Encyclopædia Universalis France S.A. 

 

 
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