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Bienvenue dans la section Mythologie et Religion des sites ATRIUM. Nous vous souhaitons un bon voyage, parsemé d'étapes situées entre mythologie classique et légendes modernes. Un voyage qui vous emmènera dans les bois les plus sombres de Colchide, qui vous fera traverser l'empire glacé du Niflheim ou le pays de feu du Muspelheim, mais un voyage qui vous fera aussi découvrir l'enchantement de l'Olympe, les ravissements du Valhalla ou les charmes des montagnes sacrées du Japon... Nous nous intéresserons également aux grandes religions de la planète, à leurs us et coutumes et à leurs fondements...

 

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Sommaire >>> La mythologie grecque

Arès
 
 

Confondu avec le dieu romain Mars (dont il n’eut jamais la popularité, son culte ne fut guère important durant l’époque classique), il est escorté par la sanglante Enyo, sa sœur Eris (la Discorde), ses deux fils Deimos (la Crainte) et Phobos (l'Épouvante), qui l'accompagnaient lors des batailles

Arès, dieu de la Guerre est fils de Zeus et de sa femme Héra. Mais cette dernière l'aurait enfanté sans recours à la semence masculine (L'Iliade, XV, 166). Il fait donc partie de la deuxième génération des Olympiens. Agressif et assoiffé de sang, Arès personnifiait la nature brutale de la guerre; bagarreur par excellence, il se soucie fort peu de la cause à défendre et change de camp sans scrupule. On le représente portant une armure d'airain, un casque étincelant à la longue crinière, une lance et un bouclier de cuir. D'une très grande rapidité, il surprend ses ennemis et les effraie en hurlant son cri de guerre :  alalè alala!

Il était peu aimé à la fois des dieux de l'Olympe et des hommes. Bien que courageux et belliqueux, Arès n'était pas invincible, même contre des mortels; il n'était que le dieu de la guerre et pas celui de la victoire...

 

Ainsi il se fait désarmer de nombreuses fois par Athéna déesse mesurée et réfléchie (ainsi à propos de la guerre de Troie: la déesse saisit une pierre et frappe au cou Arès et lui rompt les membres... la honte, d'autant plus qu'Athéna ajouta ces mots: "Pauvre sot! Tu n'as donc pas compris encore à quel point je puis me flatter d'être plus forte que toi, pour que tu ailles de la sorte mesurer ta fureur à la mienne ?". Suite à l'humiliante débâcle du dieu, Aphrodite vient l'aider à se relever, mais Athéna la frappe en pleine poitrine. Athéna ajoute ces mots: "Tel soit le sort de tous les protecteurs de Troie !". Jolie propagande).

Attaqué par les Aloades (les fils de Poséidon, ces derniers avaient décidé d'escalader le ciel en mettant montagnes sur montagnes et déclarèrent la guerre aux dieux), il fut enchaîné et maintenu prisonnier 13 mois dans un pot de bronze (ce sera finalement Hermès qui vint le libérer, Apollon se chargea, pour sa part, de tuer les fils de Poséidon). Héraclès aussi le bat à plusieurs reprises (il lui perça la cuisse d'une de ses flèches). Lorsque ses déboires tournent vraiment mal, c'est Zeus lui-même qui soigne ses plaies: un dieu ne doit pas mourir (L'Iliade, V, 590sq). Ses mésaventures semblent divertir les Grecs dès l’époque homérique, dès sa ridicule blessure devant Troie: Arès, blessé par le héros Diomède auquel Athéna a prêté son concours, s'enfuit en hurlant vers l'Olympe (un cri semblable à celui de 10'000 hommes, dit-on).

Les amours d'Arès avec les mortelles sont nombreuses, car, en dépit de son caractère barbare, le dieu n'est pas dénué d'une certaine beauté. Mais les enfants qu'il engendre sont des êtres frustes, des brigands, des êtres violents, comme le bandit Cycnos, Diomède de Thrace, Lycaon ou Oenomaos. Parmi les immortelles, seule Aphrodite conçut un fol amour pour lui, il symbolisait dans toute sa puissance la force passionnelle et sensuelle.

 

La déesse cacha cette liaison (L'Odyssée, VIII, 266-366). Notons au passage qu'Arès est doué de la même fougue dans ses aventures féminines qu'à la guerre; il commettra de nombreux viols. Que les amours de la déesse et du dieu aient enfanté le Cupidon mignon, il est permis d'en douter.Le culte d'Arès, originaire de Thrace (pays rude et sauvage peuplé de guerriers), croit-on, n'était guère populaire en Grèce. A Thèbes où il est lié à la famille de Cadmos dont la femme, Harmonie, est issue de son union avec Aphrodite (c'est ce que l'on dit en tout cas). Il a aussi un culte à Sparte, où on lui sacrifiait des prisonniers de guerre. 

A Athènes, son temple se trouve au pied de l’Aréopage, sa colline: c’est là qu’il avait tué l'un des fils de Poséidon, qui menaçait de violer la propre fille du dieu. Poséidon lui fit un procès mais le tribunal divin jugea qu'un père avait le droit sacré de défendre la vertu de sa fille. Arès fut donc acquitté. C'est sur l'Aréopage que siégeait le "conseil d'en haut" chargé de juger les crimes d'ordre sacré. L'accusateur s'asseyait sur la "pierre du ressentiment" et l'accusé sur la "pierre de l'outrage". Encore un mot pour dire qu'Arès fut dépêché par Zeus pour libérer Thanatos (La Mort) que Sisyphe, roi de Corinthe, avait réussi à capturer (personne ne mourrait plus). Il s'acquitta de sa mission... dommage ! On dirait presque que les Grecs l'ont inventé pour enseigner aux peuples qu'un Grec ne se bat jamais sans raisons. Dénonciation de la violence instinctive, de la fureur aveugle, du meurtre, Arès sera peu apprécié des Grecs comme nous l'avons dit. Mais les Romains, plus amateurs de ce genre de virilité, le tiendront en si haute estime qu'ils lui attribueront la paternité de leur fondateur: Romulus.  

 

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Source

- La Mythologie, Edith Hamilton, Marabout 1978

- Les grands figures des mythologies, Fernand Comte, Bordas 1999

- Encyclopédie Universalis © 1998 Encyclopædia Universalis France S.A. 

 

 
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