Chef
gaulois, il est issu d’un des peuples les plus puissants de la
Gaule d'alors, les Arvernes,
occupant le Massif central, l’est du Rhône, le nord-est de la
Gaule. En 52 av J.-C.,
Vercingétorix prend la tête d’un
soulèvement né dans les régions du centre de la France,
étendu à l’Armorique et attisé par les druides. Surmontant leurs
divisions endémiques, de nombreuses tribus, momentanément
soumises par
César (campagnes de 58 à 53 av
J.-C.), proclament une véritable guerre de libération. Arvernes,
Carnutes, Lémoriques, Cadurques, Bituriges, etc. se regroupent
autour de Vercingétorix et lui confient le commandement des
armées. Loin du portrait partial que fit de lui son adversaire,
Jules César, ce jeune chef de vingt ans n’est pas qu’un cavalier
impulsif. Désintéressé, animé par un sincère amour de la
liberté, c’est un homme de guerre audacieux, prompt à l’action
mais prudent, un habile tacticien, un organisateur né. Pour
rallier à ses troupes les hésitants, il n’hésite pas à prendre
des otages dans les cités, leur imposant une discipline de fer.
Des révoltes sporadiques et locales contre les occupants
romains, il réussit à susciter une
insurrection générale et, pour la première fois en
Gaule, à faire naître un réel mouvement d’unité
nationale. Grâce à Vercingétorix, la guerre va changer de
visage. Profitant de l’absence de César, retenu par des
problèmes de politique intérieure en Italie, se sachant faible
face au mur des légions romaines, il engage les Gaulois dans une
entreprise de guérilla.
Il impose aussitôt une stratégie,
celle de la
terre brûlée, autour de
l’armée romaine pour l’affamer. Qui
plus est, il se refuse à livrer
bataille. César réagit vite. Il
franchit les Cévennes enneigées,
parvient à prendre la capitale des
Bituriges qui n’a pas été détruite
(Bourges), puis marche sur
Gergovie,
la capitale des Arvernes. L’échec
que subit César en juin
52 av J.-C.
renforce encore le rôle de
Vercingétorix et son autorité,
puisque les plus anciens alliés de
Rome, les
Eduens, se rallient à lui.
César réagit immédiatement et, après
avoir écrasé la cavalerie gauloise
près de Dijon, il contraint
Vercingétorix à se retirer dans la
citadelle d’Alésia.
Les Romains l’entourent de postes
répartis de telle sorte que ni les
armées que Vercingétorix appelle en
renfort, ni les sorties tentées par
les assiégés qui sont quelque 80
000, ne parviennent à forcer les
lignes romaines. Après une
quarantaine de jours de siège, qui
affament ses troupes,
Vercingétorix
se rend à César. Il est
emmené par celui-ci pour paraître
lors du triomphe que Rome fait à son
vainqueur. C’est six ans plus tard
que
Vercingétorix est étranglé dans sa
prison.