SOMMAIRE - Divers

La rubrique Divers regroupe divers travaux et dossiers relatifs à des sujets variés ou spécifiques. Ainsi, par exemple, un important dossier consacré à l'Histoire de la Suisse, un index de personnalités historiques, des chronologies, des dossiers d'histoire économique, d'introduction aux études historiques ou de didactique de la discipline.

 

Retour au sommaire

Sommaire >>> Divers >>> Les Grands Noms de l'Histoire

Tibère (Tiberius Julius Caesar) (vers 41 av.J.-C à 37 après .J.-C)

 
 

Né à Rome le 16 novembre -42, fils de Tiberius Claudius Nero et de Livie Drusilla, plus tard fils (en 4 après .-C.) adoptif d'Auguste (que sa mère avait épousé après son divorce), Tibère fut le second empereur romain de 14 à 37 (les deux petits-fils d'Auguste, Lucius et Caius, étant morts en bas-âge). Comme son nom l’indique, il appartenait à la très aristocratique gens Claudia.

Après s'être illustré dans des campagnes victorieuses contre les Germains, qu'il soumit jusqu'au Danube, puis jusqu'à l'Elbe, il fut désigné par Auguste comme son successeur et gouverna dans le même esprit que son père adoptif. Il ramena cependant la frontière de l'Empire sur le Rhin et n'accorda plus la même importance aux formes qui subsistaient de la vieille Constitution républicaine. Il gouverna pacifiquement et s'occupa tout particulièrement des finances, de la justice et de l'administration des provinces. Tibère mata cependant de terribles insurrections en Pannonie et en Dalmatie, et sécurisa la frontière, il se vengea aussi des Germains, qui avaient anéanti l'armée du général romain Varus dans la forêt de Teutoburg en 9. L’Afrique fut secouée par la révolte de Tacfarinas (17-24) et la Gaule par celle de Florus et de Sacrovir (21). En 11 av. J.-C., Tibère, à la demande de son beau-père, rompit son mariage heureux avec Vipsania Agrippina, fille du général romain Marcus Vipsanius Agrippa, et épousa la fille d'Auguste Julie, qui était la veuve d'Agrippa. Entre 6 av. J.-C. et 2 apr. J.-C., il vécut pratiquement en exil sur l'île de Rhodes, où il se consacra à l'étude.

Homme de devoir, il était misanthrope et devint de plus en plus soupçonneux après la trahison de son favori, Séjan qu’il avait laissé à Rome, préfet de la garde prétorienne : ce dernier avait, entre autres, assassiné Drusus, le fils de Tibère, pour s'emparer du pouvoir impérial, mais, démasqué, il fut exécuté. À partir de 26 après J.-C., Tibère vécut dans la solitude à Capri, continuant d’administrer l’empire entouré de complots, qu'il déjouait par la terreur; Il mourut le 16 mars 37, à Misène, près de Naples, lors d'un de ses rares déplacements sur le continent. On murmura à l'époque qu'il avait été étouffé par le préfet de la garde prétorienne, Macron, sans doute sur l'ordre de Caligula. Des recherches ont permis de réviser l'image qu'avaient donnée de lui ses ennemis de l'opposition sénatoriale et dont les historiens Tacite et Suétone s'étaient largement fait l'écho. Le règne de Tibère fut celui d'un bon empereur. Jésus-Christ fut crucifié sous son règne.

La plupart des historiens rejettent les récits de cruauté, d'hypocrisie et de débauche dus à Tacite et Suétone et accréditent la thèse selon laquelle Tibère aurait été un soldat et un gestionnaire avisé qui maintint autant que possible les formes républicaines du gouvernement, mais l’abondance de la bibliographie ne facilite pas l’étude du personnage et du règne. Le règne de Tibère avait fort bien débuté, mais il s’était achevé dans une atmosphère bien lourde. La plèbe de Rome résuma alors son sentiment en un cruel jeu de mots: «Tibère au Tibre».

     

Retour au sommaire des Grands Noms de l'Histoire

 
 
 

 

 
Liens Internet    
 
 Votre site ici !!! Ecrivez-nous pour ajouter votre site à nos pages...
     
 
Copyright © Yannick RUB