Gladiateur,
il initia et dirigea la plus importante révolte des esclaves
contre Rome. Malgré son échec, cette dernière contribua à
adoucir le sort des esclaves romains.
Né
en Thrace, Spartacus, prisonnier de guerre, fut vendu comme
esclave. La carrure d’athlète de cet ancien berger le
conduisit vers l’école des gladiateurs de Capoue où, lié
par contrat à Lentulus Bentiates, il se distingua par sa force.
A l’époque de sa capture, l’économie de l’empire romain
dépendait essentiellement de la main-d’œuvre servile et les
administrateurs romains des différentes provinces organisaient
régulièrement des “chasses à l’homme” pour ramener dans
leurs filets tous ceux qui ne bénéficiaient pas directement de
la protection d’un responsable local. Certaines villes
allaient même jusqu’à payer leurs impôts en vendant leurs
citoyens comme esclaves.
Spartacus organisa, en
73 av.
JC, l’évasion
de 70 esclaves enrôlés de force dans l’école
des gladiateurs de Capoue, leur fournit des armes et occupa avec
eux une partie du Mont Vésuve, en procédant à des raids dans
les villes voisines afin de s’y approvisionner. Son immense
armée, grossie progressivement d’esclaves fugitifs et de
hors-la-loi, compta bientôt plus de cent mille hommes.
Spartacus défit les unes après les autres les phalanges
romaines expédiées contre lui et ravagea l’Italie. Il fut
finalement vaincu et tué par les troupes de Marcus Licinius
Crassus, avec le soutien des hommes de Pompée, de retour
d’Espagne. Ce dernier s'attribua d'ailleurs tout le mérite de
la victoire.
A l’issue de la défaite, les corps de
6000 esclaves furent crucifiés et exposés le long de la voie
Appienne (Via Appia) qui reliait Rome à Capoue. Ce fut la dernière des révoltes
serviles.