SOMMAIRE - Divers

La rubrique Divers regroupe divers travaux et dossiers relatifs à des sujets variés ou spécifiques. Ainsi, par exemple, un important dossier consacré à l'Histoire de la Suisse, un index de personnalités historiques, des chronologies, des dossiers d'histoire économique, d'introduction aux études historiques ou de didactique de la discipline.

 

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Salazar Antonio de Oliviera (1889-1970)

 
 

Fils de paysans pauvres, catholique, célibataire, il fit des études de droit dès 1910, au moment même où de graves événements commencent à troubler le Portugal, qui jusqu’en 1926 ne connut pas moins de seize émeutes ou coups d’État. Il devint professeur d’économie politique. En 1921, il est élu député mais renonce vite à ses fonctions par mépris du parlementarisme. Le 28 avril 1926, les généraux Carmona et Gomez da Costa prennent le pouvoir. En 1928, le Général Carmona fait appel à lui, Salazar devient ministre des finances et réussit à stabiliser la monnaie et à équilibrer le budget.

En 1932, il est élu président du Conseil et institue, avec l’approbation générale, une nouvelle Constitution, l’Estado novo (Etat nouveau), qui fonde un régime autoritaire, anti-communiste, catholique et corporatiste. Le Portugal fut neutre durant la seconde guerre mondiale mais ne cacha pas ses sympathies pour les puissances de l’Axe (une légion de volontaires portugais en Espagne avait aidé l’action de Franco, il fait parvenir aux usines de guerre nazies les quelques métaux rares (tungstène notamment) dont dispose le pays, les drapeaux seront mis en berne, à l’annonce du suicide d' Hitler en 1945), pourtant dès les premières victoires alliées Salazar met à leur disposition en 1943 les Açores. Le Portugal intégra l’alliance atlantique en 1949. Le Portugal est alors un petit état d’Europe mais il dispose de nombreuses colonies. Salazar se refuse à la décolonisation, qu’il interprète comme une infiltration du communisme international, et engage ses forces pour lutter contre les guérillas nationalistes au Mozambique, en Angola et en Guinée-Bissau. Ces guerres permettent de justifier le durcissement de la dictature et de l’appareil policier, cela d’autant plus qu’elles coïncident avec la manifestation de diverses oppositions: ainsi, après le concile Vatican II, de plus en plus nombreux sont les catholiques à découvrir que l’État portugais est loin, malgré ses déclarations, d’appliquer les enseignements de l’Église.

Salazar est de plus en plus critiqué au Portugal et laisse, pour des raisons de santé (hémorragie cérébrale), la place à Marcelo Caetano (ancien ministre des Colonies et ancien chef de l’organisation étatique de la jeunesse, la Mocidade portuguesa) en 1968. La révolution des œillets déclenchée en avril 1974 mit fin au régime qu’il avait instauré.

Malgré ses méthodes plus que discutables, Salazar est certainement l’un des hommes qui a contribué à la survie de son pays, en tant que nation indépendante.

La mise en place d’institutions démocratiques, entre 1968 et 1976, permet au pays de rattraper son retard et de s’intégrer, dès 1986, dans la Communauté européenne.

     

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