La
tradition romaine attribuait aux Tarquins,
la dernière dynastie romaine, une descendance étrusque. Les
historiens modernes considère cela comme le signe de
l’occupation de la Rome primitive par les Étrusques. La
tradition romaine, néanmoins, décrit le premier Tarquin comme
un homme dont la famille manquait de relations dans sa ville
natale de Tarquinia, ce qui aurait
expliqué son exclusion de la vie
politique.
Le
Sénat romain, lui, le reconnut comme un grand politique et le
nomma roi. Les historiens romains soutenaient que la grandeur de
Rome était prédestinée, ordonnée par les dieux, et la
domination de la cité par une puissance étrangère ne cadrait
pas avec cette image. Pourtant, la tradition reconnaît que le
règne de Tarquin fut une période de développements importants.
La zone marécageuse au pied des sept collines fut
drainée,
fournissant ainsi un lieu de rencontre central pour les groupes
installés sur les différentes collines. Ceci
devait devenir plus tard le site du célèbre Forum. La
surface du centre de la cité sacrée fut étendue, et de
nouveaux murs furent construits. Rome
passa du statut de village à celui de cité.
L’influence
étrusque dura longtemps après leur expulsion de Rome. Les
Romains doivent aux Étrusques l’alphabet,
le style architectural avec
l’utilisation de l’arche, les méthodes de base pour l’organisation
civile et militaire, et tout le symbolisme rattaché au pouvoir et à l’autorité.
Ce
sont les Étrusques qui les mirent les premiers en contact avec
les divinités de style grec qui devaient ensuite former le
panthéon romain. Ils leur communiquèrent aussi certains
aspects plus sombres de leur religiosité, telles la divination
et la lecture des auspices. Jusqu’à ce divertissement jugé
typiquement romain, les combats de gladiateurs, qui proviennent
en fait des jeux funéraires étrusques.
Rome
a effectivement détruit l’Étrurie, non seulement par les
armes, mais également en assimilant sa culture et surtout en se
l’appropriant.