Fils
d'Hugues Capet et d’Adélaïde
de Poitou, Robert est associé au trône par son père dès
987. Ce dernier lui fait donner une éducation brillante par les
grands lettrés de l’époque. Élève doué, le jeune prince profite
des leçons et devient un homme très instruit, amateur de livres,
de musique et de chant. Son goût pour les textes sacrés et la
théologie, mais aussi la chasse aux hérésies qu’il est le
premier à entreprendre, lui vaut son surnom de Robert le Pieux.
Sa piété reconnue ne l’empêche pas cependant de répudier sa
première épouse, Rosala, fille du
roi d’Italie, pour épouser sa cousine,
Berthe de Bourgogne. La vieillesse et la stérilité de
Rosala ne sont pas seules en cause dans cette répudiation, qui
risque de déclencher la colère de l’Eglise. C’est avant tout
un choix politique : Berthe est un
parti intéressant qui apporte au roi des droits sur le duché.
Frappé d’anathème par le pape Grégoire
V, Robert le Pieux doit finalement se séparer de
Berthe, vers 998 (ou 1001). Rosala étant morte en 1003, Robert
se trouve une nouvelle femme - et de nouvelles alliances - en la
personne de Constance de Provence,
fille du comte de Toulouse. Par ce mariage, le nord et le sud de
la France se trouvaient réunis.
Marqué par ses péripéties matrimoniales, le règne de Robert le
fut aussi par l’énergie qu’il déploya contre les grands féodaux
pillards, toujours prêts à s’opposer au pouvoir royal. Avec
ténacité, il doit lutter également contre les princes allemands
désireux d’étendre leur suprématie (spécialement en Bourgogne),
afin de maintenir l’unité du domaine capétien. Après le décès de
son fils aîné, Robert fait couronner son cadet,
Henri Ier, qui lui succédera à sa mort, le 20 juillet
1031.