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Richard
Ier Cœur de Lion fut un homme de guerre et un chevalier
accompli, il ne séjourna que rarement en Angleterre, il préférait
séjourner en
Aquitaine. Il est le troisième fils d’Henri
II et d’Aliénor
d’Aquitaine, il fut élevé
dans le domaine des Plantagenêt de France. Il s’est révolté
à plusieurs reprises contre son père ; il participe
notamment, avec son frère aîné Henri
le Jeune, à
la grande révolte de 1173-1174
contre Henri II,
révolte soutenue par le roi de France
Louis
VII.
Battu, il se soumet et aide son père à mater la rébellion des
seigneurs aquitains en
1183.
Il sera toujours encouragé par
Philippe
II Auguste
dans ses rebellions, et participe aux côtés du Capétien à la
campagne qui se termine par la défaite et la mort d’Henri II.
C’est
en 1189 qu’il devient roi, il participa à la troisième
croisade en compagnie de Philippe Auguste, l’empereur
Frédéric
Ier Barberousse les ayant
précédés. Pour financer l’expédition, Richard puise dans
le trésor laissé par son père et vend son indépendance à
l’Écosse. Parti de Marseille, Richard pris l’île de Chypre
à Isaac Comnène
et y épouse
Bérengère
de Navarre (mai
1191). Il joua un rôle primordial dans
la
prise d’Acre en
1191.
Philippe Auguste étant retourné en France il devint le véritable
chef de la croisade. Il remporta de nombreuses victoires sur
Saladin
(Arsouf, 1191; Jaffa, 1192) mais ne put s’emparer de Jérusalem.
Richard acquiert le surnom de Cœur de Lion en Terre sainte.
Philippe
Auguste avait entre temps envahit la Normandie et pactisé avec
Jean
sans Terre, le frère de
Richard. Ce dernier signa une trêve avec Saladin en
1192
et s’embarqua pour l’Occident.
Il fit naufrage et fut fait prisonnier par
le duc
d’Autriche,
Léopold,
qui le livra à l’empereur
Henri
VI. Il fut libéré en
1194
contre une forte rançon et la
reconnaissance de la suzeraineté impériale sur l’Angleterre.
Il arriva en Angleterre, pardonna à son frère et repartit sur
le continent pour lutter contre Philippe Auguste (construction
de Château-Gaillard
pour défendre la Normandie). Il
remporte des succès importants (Fréteval, 1194; Courcelles,
1198) et impose au roi de France la
trêve
de Vernon. Il trouva la mort trois
mois plus tard en assiégeant le château de
Châlus. Il
fut enterré à l’abbaye de Fontevrault.
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