ATRIUM - Histoire Moderne (1789-1914)

En France, les historiens appellent Histoire moderne la période allant de la fin du XVe siècle à la Révolution française. Les historiens allemands et anglo-saxons parlent d'Histoire moderne pour la période s'étendant de la Révolution française à la signature du Traité de Versailles en 1920. Nous ne nous situerons dans aucune de ces traditions et appellerons Histoire Moderne la période englobant les événements se déroulant depuis la Révolution française de 1789 jusqu'à la Première Guerre mondiale (1914).

 

Retour au sommaire

Sommaire >>> Histoire Moderne >>> La Révolution française

 
 

Car le drame du XVIIIe siècle n’est point seulement dans les guerres, ni dans les journées de la Révolution. Il est avant tout dans la dissolution et le retournement des idées qui avaient éclairé et dominé le siècle précédent. La crise intellectuelle et morale de l’Ancien régime a eu pour cause les progrès de la «philosophie ».

Le débat est ancien sur la question de savoir dans quelle mesure la "philosophie", en général, et les doctrines politiques, ou conception nouvelle de l’Etat, en particulier, ont exercé une influence sur la Révolution française. Celle-ci a sans doute procédé des faits et des idées. Les causes profondes, ce sont bien le régime économique et social et les institutions politiques. La cause directe, c’est le désordre des finances, devenu tel qu’aucune réforme sérieuse, même partielle, à laquelle les privilégiés se refusaient obstinément, ne fut finalement possible. L’écroulement de l’Ancien régime n’en serait pas moins inintelligible à qui ne voudrait pas tenir compte, parmi ses causes, de la lente et sûre action que les « philosophes » ont poursuivie, surtout pendant la seconde moitié du XVIII siècle. Il ne suffit pas de dire, pour l’expliquer, que leurs idées ont triomphé parce qu’elles correspondaient aux idées du Tiers Etat. Si l’Ancien régime a été acculé à une révolution radicale, c’est que le XVIIIe siècle finissant était comme privé de tout espoir par le divorce qui existait entre les vieilles institutions et les nouvelles idées. Il ne savait ni réformer les unes, ni se défendre contre les autres.

Sans prétendre refaire ici l’histoire de la pensée française pendant ce siècle, époque capitale pour le développement de l’esprit humain, il faut néanmoins s’entendre sur cette expression: la "philosophie", les « idées philosophiques ». 

On désigne sous ce vocable tout le mouvement de pensée qui s’est développé et précisé depuis la mort de Louis XIV (1715) et dont la Révolution a été l’aboutissement. Ce mouvement de pensée, véritable révolution dans les esprits, a consisté à substituer, dans tous les domaines, le principe de la raison, poussé jusqu’à ses extrêmes conséquences, à celui de la tradition et de l’autorité, qu’il s’agisse de science, de religion, de morale, de métaphysique ou d’organisation politique et sociale. La raison, pour les classiques du XVIIe siècle, avait été comme un principe régulateur de synthèse et de mesure, maintenu dans la subordination de la foi et de l’inspiration. Vers la fin du siècle, la raison change de sens; elle devient une faculté analytique et critique; elle remet tout en question et s’oppose, avec une violence nouvelle, à la foi et aux mystères. Elle devient alors le rationalisme, c’est-à-dire selon les termes d’un écrivain de nos jours: 

«la raison livrée au vice de l’intelligence limitée, quand l’âme, faite pour plus haut qu’elle, n’adore plus, quand l’esprit traite avec Dieu d’égal à égal ».

« Philosopher, écrivait la marquise de Lambert, qui tenait l’un des salons du temps, c’est rendre à la raison toute sa dignité et la faire entrer dans ses droits, c’est rapporter chaque chose à ses principes propres et secouer le joug de l’opinion et de l’autorité.»

Le caractère distinctif de la "philosophie", le fond de l’esprit révolutionnaire, c’est l’individualisme rationaliste, le naturalisme radical, la proclamation de l’indépendance absolue de la créature. L’omniscience de la raison, le droit naturel fondé sur la raison: voilà à quoi peut se ramener, en dernière analyse, l’esprit du siècle qui bat en brèche la tradition. C’est pourquoi aussi la science sociale que tâchent de fonder alors les écrivains politiques veut s’annexer la morale. La vraie morale, pour eux, n’est qu’une morale sociale; et, d’ailleurs, on parle plus volontiers, en ce temps-là des "moeurs" que de la morale.

Le principe qui remua le XVIIIe siècle fut le principe foncièrement antichrétien qui commence à la Renaissance et constitue, dans l’ordre de la pensée, la différence fondamentale entre le «moyen âge» et les «temps modernes». Le monde chrétien "disparu" dans l’écroulement du moyen âge, l’homme crut faire la découverte de l’humain et se mis à changer toutes les valeurs pour se faire un monde digne de lui. Logiquement, la renaissance de l’idéal païen aurait dû conduire l’Europe au naturalisme radical. Mais les masses étaient encore profondément chrétiennes; l’Eglise se ressaisit; on eut un humanisme chrétien. Le classicisme français du XVIIe siècle fut, en un certain sens, une réaction catholique, monarchique et nationale contre la révolution humanitaire européenne. La source naturaliste et royaliste n’était pas tarie; elle devint, au XVIIIe siècle, le courant voltairien et encyclopédiste. La scolastique médiévale paraissait alors comme le terme d’un circuit intellectuel qui avait duré trois siècles. Un philosophe contemporain, J. Maritain, a relevé dans son «Antimoderne » que la Renaissance, la Réforme, et le cartésianisme introduisirent, dans l’ordre rationnel et philosophique, toutes les maladies de la pensée moderne: naturalisme, individualisme, subjectivisme, scientisme, égocentrisme. 

Finalement, après que la philosophie des idées claires sera devenue... la philosophie des lumieres... nous assisterons à la proclamation de l’indépendance absolue ou de l’aséité (propriété de ce qui existe par soi-même) de l’esprit humain, par laquelle la révolution kantienne consommera la révolution cartésienne... L’homme s’isole de la vie surnaturelle et devient sourd à l’enseignement révélé; il se soustrait à Dieu par antithéologisme et à l’être par idéalisme et s’adore enfin comme étant l’auteur de la vérité par sa pensée et l’auteur de la loi par sa volonté. Le vrai caractère de la lutte des idées depuis la Révolution est donc le choc de deux métaphysiques, de deux conceptions du monde. L’une, c’est l’optimisme révolutionnaire, fondé sur le naturalisme et le rationalisme, avec ses dogmes de la bonté originelle de l’homme et du progrès indéfini. L’autre, c’est le pessimisme des chrétiens qui voient l’homme tel qu’il est dans l’ordre de la création, déchu par le péché originel. Comme ils s’appuient à Dieu et considèrent les fins dernières, il ne s‘agit pas, au vrai, de pessimisme, mais d’optimisme transcendantal.

Les idées du XVIIIe siècle sont dans doute nombreuses et même contradictoires, et cette époque a souffert d’une contradiction interne entre les deux idées avec lesquelles elle a cherché à démolir l’ordre ancien et à reconstruire ensuite l’ordre nouveau: raison et nature. On peut néanmoins ramener à trois les dogmes de la révolution intellectuelle qui animent toutes ces réformes le dogme de l’excellence humaine, c’est-à-dire la croyance que l’homme est un être foncièrement bon et raisonnable; c’est l’optimisme humanitaire, opposé au dogme chrétien du péché originel; la croyance au droit du bonheur dans la vie présente; la croyance au progrès indéfini.

Des prémisses que l’on a rappelées, les « philosophes» tirèrent la conclusion que le monde est complètement intelligible, c’est-à-dire que tout finira par être connu un jour parce qu’il n’y a pas de limites à la connaissance. Le XVIIIe siècle a déclaré a l’homme: Tu vas tout comprendre et, comprenant tout, tu seras entièrement libre

«La vérité est simple, écrivait d’Alembert, et peut être toujours mise à la portée de tout le monde quand on veut en prendre la peine. » 

Les hommes d’aujourd’hui sont devenus plus modestes et ils savent, d’expérience, que les civilisations sont mortelles.

Au XVIIIe siècle encore, les conquêtes de la science et les premières vulgarisations des sciences ont introduit l’idée que l’univers entier s‘explique par des causes naturelles. A cet acquis scientifique, s’applique la forme fixe de "l’esprit classique", héritée du grand XVIIIe siècle français: Taine l’a montré dans des pages inoubliables. L’esprit classique français, suivant les habitudes cartésiennes qui constituent son essence intime, simplifie pour mieux comprendre et ramène le réel à l’aspect le plus général. Le rationalisme de l’Encyclopédie, dont on va rappeler l’importance dans l’histoire intellectuelle du siècle, c’est la logique latine héritée de Rome et la clarté française du XVIIe siècle retournées contre le XVIIe siècle, mais obéissant aux mêmes règles intellectuelles, avec les mêmes qualités et les mêmes insuffisances. Du Discours sur la Méthode, qui est comme la déclaration des droits de la raison, à la Déclaration des Droits de l’Homme, qui est un peu l’application politique du cartésianisme, l’esprit français légifère dans l’universel.

Les influences anglaise et hollandaise ont, elles aussi, contribué à la formation de l’esprit philosophique. Les écrits de Locke, réponse aux critiques dirigées contre les institutions anglaises, issues de la révolution de 1688, contribuèrent à former le concept de la souveraineté de la nation en opposition à celle du roi. Au même moment, et dans la suite, apparurent dès avant 1730 dans les ouvrages de Locke, Bolingbroke, de Shaftesbury, de Tindal, de Toland, et d’autres encore, des attaques contre le christianisme et le surnaturel et des plaidoyers en faveur d’une morale utilitaire. Les plus irréligieux des penseurs français du XVIIIe siècle n’eurent rien d’essentiel à ajouter à ces diatribes, mais Voltaire contribua plus que tout autre au rapprochement intellectuel franco-anglais et servit de truchement à la pensée anglaise. On touche là aux origines du cosmopolitisme social, jonction entre l’esprit anglais et l’esprit français, l’un des événements capitaux du XVIIIe siècle européen. Quant à la Hollande, elle avait abrité le juif Spinoza, ce démolisseur du libre arbitre, qui sépara si nettement l’éthique de la religion, puis Pierre Bayle, réfugié français, et tant d’autres protestants, ses compatriotes, tel le pasteur Jurieu qui, sans crainte de la censure, attaquèrent sans relâche l’absolutisme de Louis XIV et la monarchie de droit divin.

Les «idées philosophiques » restèrent l’apanage d’une élite intellectuelle jusque vers le milieu du siècle. La grande nouveauté, si lourde de conséquences, fut que la génération d’écrivains qui prit alors la tête du mouvement ne se borna plus à la spéculation. Elle voulut faire oeuvre de propagande et, bientôt, de propagande concertée et organisée. C’est qu’au XVIIIe siècle, une transformation profonde s’est opérée dans la condition des hommes de lettres. L’écrivain se propose d’instruire et de diriger l’opinion; bien avant 1789, il sera arrivé à ses fins. Au siècle précédent, les lettres n’avaient pas exercé cette influence. Leur objet était l’homme en soi, et le rôle de l’écrivain, dans une société encore fortement hiérarchisée, était uniquement dans l’ordre de l’intelligence, nullement dans celui de l’action. Au XVIIIe siècle, au contraire, une révision générale des valeurs s’opère dans tous les domaines, conséquence de la détente qui avait suivi la mort de Louis XIV, de la Régence en réaction contre le système politique du Grand Roi, et de la révolution économique qu’on a déjà rappelée. L’objet de la littérature devient l’homme social, et les hommes de lettres deviennent indépendants.

Les «philosophes» ont agi tout d’abord sur la société polie et raffinée de Paris. C’est par les salons qu’ils firent, entre 1760 et 1771, la conquête de l’Académie française où ils joueront un rôle prépondérant jusqu’à la veille de la Révolution. Mais l’action des salons était très limitée. « Inutile beau monde» ricanait Voltaire dans le salon de Mme du Deffand; «la fin du spectacle et le dernier moment du goût», dit avec plus de nuances Paul Valéry. C’est le livre, la brochure, la presse qui vont être les grands moyens de propagande dans la bourgeoisie, et finalement dans de larges milieux du peuple.

De 1748 à 1763, entre les deux traités de paix d’Aix-la-Chapelle et de Paris, si néfastes pour la France, parurent nombre d’oeuvres maîtresses de Montesquieu, Diderot, Buffon, Toussaint, Voltaire, d’Alembert, Bayle, Maupertuis, Condillac, Helvétius ou Rousseau, pour ne nommer que les chefs de file. Les mesures répressives du gouvernement ne purent qu’enrayer faiblement les progrès de la libre-pensée. L’événement capital, ce fut l’apparition, en 1751 du premier volume de l’Encydopédie, vaste entreprise de propagande et de librairie, d’où les influences maçonniques ne furent pas absentes, dont d’Alembert traça le programme: donner la substance de toutes les connaissances humaines, marquer l’enchaînement des sciences, montrer que tout progrès doit se faire par la science et que le progrès est indéfini; en un mot comme en cent, faire l’apothéose de la raison qui doit remplacer désormais l’autorité et la tradition. Avant l’apparition de cette oeuvre collective, les «philosophes» sont quelques hommes de lettres isolés et encore peu écoutés. Quand son dernier volume aura paru, en 1766, ils seront un parti puissant, craint ou respecté. C’est qu’ils ont fixé entre temps les principes de leur système et les règles de leur action, et que leur esprit anime une foule de sociétés. Le ton modéré des articles du grand « dictionnaire raisonné des sciences et des arts », dont les sous-entendus n’échappaient pas aux esprits avisés, le renvoi d’un article inoffensif à un autre article qui raillait ou démolissait les anciennes conceptions religieuses ou morales, sa critique des abus, sa prodigieuse variété furent parmi les causes de son succès.

L’Encyclopédie était protégée en haut lieu: la marquise de Pompadour couvrait ses auteurs et faisait arrêter les poursuites intentées contre eux par les autorités. Elle encourageait aussi les attaques contre les Jésuites, ces vigoureux adversaires des encyclopédistes, qui seront réduits au silence et finalement supprimés en France, en 1762, en attendant de l’être onze ans plus tard par le Pape sous la pression des monarchies «éclairées ». 

Bien plus, de 1745 à 1757, Machault, contrôleur général (ministre) des finances, qui préconisait avec raison l’égalité devant l’impôt afin de procurer à la monarchie les ressources nécessaires pour combler le déficit devenu chronique, laissa complaisamment attaquer par la coterie philosophique les immunités fiscales du clergé, qui ne voulait rien savoir des nouvelles taxes projetées. Le mouvement anticlérical en fut naturellement renforcé. Ainsi le pouvoir était passivement complice de l’oeuvre des encyclopédistes qui secondaient de la sorte l’oeuvre entreprise par certains ministres pour établir un système fiscal égalitaire.

Le pouvoir royal eut encore une autre responsabilité. Faisant preuve d’une véritable carence, il laissait certains de ses agents favoriser la diffusion des idées philosophiques bien que les lois renfermassent les dispositions les plus sévères pour frapper leurs auteurs. L’exemple est bien connu de Malesherbes, « directeur de la librairie », qui cachait chez lui les bonnes feuilles de l’Encyclopédie et faisait passer à Rousseau celles de « La Nouvelle Héloïse » et de « L’Emile ». 

Non seulement les adversaires des « philosophes » — tel Fréron, dans « L’Année littéraire » — n’étaient pas soutenus, mais ils étaient même parfois frappés par la censure parce qu’ils avaient osé critiquer Voltaire ou d’Alembert. C’est que ces «philosophes », qui exerçaient une véritable tyrannie sur les lettres françaises, criaient à la tyrannie dès qu’on se permettait de les discuter et appelaient sur leurs contradicteurs les foudres de ce pouvoir qu’ils ne se gênaient pas, eux-mêmes, de critiquer. Tout leur était bon surtout pour «écraser l’infâme », et « l’Infâme », c’était l’Eglise. Aussi bien, surtout après la suppression des Jésuites, plus nettement encore entre 1770 et 1780, rien ne s’opposait plus sérieusement à la diffusion de la libre-pensée; au moment où la lutte battait son plein, l’autorité avait abdiqué devant la «philosophie ».

Les querelles religieuses qui, depuis la bulle « Unigenitus » (1713), dressaient les uns contre les autres jansénistes, gallicans et ultramontains, contribuèrent aussi à discréditer les croyances traditionnelles et profitèrent en fin de compte à la « philosophie ». Lourde est la responsabilité du jansénisme, cette théologie semi-calviniste, inhumaine et désespérée. Elle donna beau jeu aux sarcasmes de Voltaire et contribua à précipiter le siècle dans le rationalisme. Lourde aussi la responsabilité du gallicanisme, cette forme théologique de l’absolutisme royal et de l’orgueil national. De ces querelles aussi, les Jésuites furent les victimes, succombant sous les attaques conjurées des «philosophes » rationalistes et du Parlement de Paris, gallican invétéré. Nul ne se méprit — les témoignages contemporains en font foi — sur la gravité de leur défaite. Gallicans et jansénistes applaudirent à la suppression de la Compagnie. Ils ne s’aperçurent pas, tant les aveuglait leur rancune, qu’ils avaient servi la haine des ennemis de la foi et qu’ils avaient été simplement, comme d’Alembert l’écrivait à Voltaire, «les exécuteurs de la haute justice pour la Philosophie dont ils prenaient les ordres sans le savoir».

Ces mêmes parlements, d’ailleurs, s’émouvaient autant que le clergé devant les progrès de l’irréligion. Tandis que les assemblées du clergé, notamment de 1771, reprochaient au gouvernement sa mollesse dans la répression des mauvaises doctrines, les parlements ne cessaient pas de condamner les ouvrages réputés dangereux: entre 1775 et 1789, 65 écrits furent frappés par le Parlement de Paris. Les hauts magistrats préconisèrent même en 1775 l’union avec le clergé pour lutter contre l’impiété et contre les critiques politiques et sociales. On condamnait en même temps que d’autres autorités fermaient complaisamment les yeux; les livres défendus se vendaient presque ouvertement et n’en étaient parfois même que plus recherchés.

Les mesures de répression des parlements et les doléances du clergé prouveraient à elles seules la diffusion des idées «philosophiques», surtout à partit de 1760. On en a d’autres preuves encore. Les progrès de l’instruction et de la curiosité d’esprit y contribuèrent dans une large mesure. Les écoles primaires, déjà très nombreuses, étaient sans doute dans les mains du clergé à qui l’on doit presque tout ce qui fut fait au XVIIIe siècle pour l’instruction populaire. Le peuple y apprit à lire, mais il lut ensuite autre chose que le catéchisme. En même temps, la culture supérieure, qui commence à s’acquérir au collège et se développe par la lecture et la discussion, faisait de grands progrès dans la petite bourgeoisie et même chez les villageois aisés.

 
 
 
 
 
Copyright © Yannick RUB