ATRIUM - Histoire de l'Antiquité

En histoire européenne, l'Antiquité désigne la période des civilisations de l'écriture autour de la Méditerranée, après la Préhistoire, avant le Moyen Âge. La majorité des historiens estiment que l'Antiquité commence au IVe millénaire av. J.-C. (-3500, -3000) avec l'invention de l'écriture, et voit sa fin durant les grandes migrations eurasiennes autour du Ve siècle (300 à 600). La date symbolique est relative à une civilisation ou une nation, la déposition du dernier empereur romain d'Occident en 476 est un repère conventionnel pour l'Europe occidentale, mais d'autres bornes peuvent être significatives de la fin du monde antique.

 

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Une forme de restauration de la République ?
 
 

Sous des allures de république, Auguste instaura un régime finement pensé qui permit l’établissement d’une paix durable dans l’empire romain.

En plus de son testament, Auguste laissa aux vierges vestales un “catalogue d’accomplissements”, composé personnellement, destiné à être gravé dans le bronze et exposé en public après sa mort. On sait grâce à ce document comment l’empereur souhaitait paraître aux yeux de la postérité. Il y prétend avoir “transféré la République de (son) pouvoir personnel vers le Sénat et le peuple romain” et, en tant que premier citoyen (princeps), il affirme n’avoir détenu que le pouvoir modeste d’un simple magistrat romain. 

Une telle image ne cadre pas avec celle d’Auguste, premier empereur romain. Pourtant, ce “catalogue”, pour n’avoir déclenché aucun tollé chez les citoyens de Rome, devait contenir une certaine réalité. Si Auguste a réussi là où César avait échoué, c’est précisément parce qu’il a prétendu restaurer la République et les traditions romaines, sans affirmer la prétention de créer un nouveau régime. 

Le Sénat continua de siéger et les magistrats de remplir leurs devoirs. D’où une certaine justesse dans ses propos ; le pouvoir suprême qu’il prétendait ne pas détenir, n’était en fait détenu par nul autre. Auguste concentra néanmoins un certain nombre de fonctions entre ses mains. L’empire était divisé en deux zones : l’empereur assumait la responsabilité des régions frontalières éloignées, tandis que le Sénat contrôlait les autres. Par leur position frontalière, ces régions nécessitaient un effort constant en troupes et en garnisons. Ainsi, Auguste gardait-il le plein contrôle des armées. Ce système, établi sur des bases constitutionnelles fictives, s’apparentait à une dictature militaire déguisée, mais il assura néanmoins la paix et la stabilité, tout en favorisant la promotion politique et militaire dont les Romains étaient friands.

 
 
 
 
 
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