Pyrrhus fut roi d'Épire de -295
à -272. Il était un parent éloigné d'Alexandre
le Grand. Il fut renversé en -302
par une révolte certainement provoquée par
Cassandre.
Il se joint alors à
Antigone
et se distingua aux côtés de
Démétrios
Poliorcète à la bataille d'Ipsos
en -301.
Lors de la réconciliation
temporaire des diadoques et de Démétrios Poliorcète, il fut
envoyé comme otage à Alexandrie (298) et il plût à
Ptolémée
Ier Sôter, roi d'Egypte, qui lui donna sa fille et
lui fournit des troupes avec lesquelles il parvint à se
rétablir en Épire (295). Dans un premier temps il
partagera le pouvoir avec son oncle, Néoptolème,
mais ne tarda pas à se débarrasser de lui. Pyrrhus fut un général
brillant, mais ses qualités politiques ne valaient pas son génie
militaire, toute sa carrière allait être partagée entre les
tentations d'un empire oriental et
celles de conquêtes italiennes.
En -288, il est allié à
Lysimaque
et envahit la Macédoine, chasse Démétrios Poliorcète et
partage la Macédoine avec son allié. Mais ce dernier le força
à abandonner tout le royaume dès -285. Pyrrhus
se tourna alors vers l'Italie. Il fut appelé à l'aide
par les Tarentins contre Rome et
débarqua en Italie avec 25'000 hommes et 20 éléphants. Il
remporta sur les romains les victoires d'Héraclée
en -280 et d'Ausculum
en -279. Ces batailles lui coûtèrent
de telles pertes qu'il s'écria: " Encore une autre victoire
comme celles-là et je rentrerai seul en Épire !". C'est de
là que l'expression de victoire à la Pyrrhus vient. La présence de Pyrrhus en
Italie menaçait toutes les puissances de la Méditerranée
occidentale: Carthage se joignit aux
romains pour lutter contre le roi d'Épire, ce dernier entreprit
alors d'enlever la Sicile aux Carthaginois. Il la conquit dès -277,
mais se fit bientôt haïr de la population à cause de ses
exactions. Il quitta le pays dès -276.
Revenu en Italie, il fut
battu par Curius Dentatus à Bénévent
en -275 et décida de rentrer en Épire.
Il ne lui restait plus qu'à se rabattre sur son rêve oriental:
vainqueur d'Antigone
Gonatas, il réussit une nouvelle fois, en -274, à
soumettre toute la macédoine, puis tenta de restaurer Cléonyme
à Sparte en -272 et trouva la mort à la
prise d'Argos, tué par une tuile
qu'une vieille femme jeta sur lui du haut d'un toit...