SOMMAIRE - Le refuge protestant dans le Pays de Vaud

La célébration du tricentenaire de la Révocation de l'Edit de Nantes a suscité un véritable regain d'intérêt pour le refuge huguenot. En France, la plupart des ouvrages qui traitent de la Révocation analysent surtout la situation des protestants dans le royaume entre 1598 et 1685.  Pour la constitution de ce dossier nous utiliserons le travail de Marie-Jeanne Ducommun et Dominique Quadroni, Le refuge protestant dans le Pays de Vaud (Fin XVIIe - début XVIIIe). Aspects d'une migration.

 

Retour au sommaire

Sommaire >>> Divers >>> Histoire Suisse >>> Histoire cantonale >>> Le canton de Vaud >>> Le refuge protestant dans le Pays de Vaud

 Conclusion et récapitulation

 
 

Naturalisation

La procédure imaginée par Berne est simple. Les villes doivent déclarer les noms des réfugiés qu'elles souhaitent ou acceptent de garder et de gratifier du statut de bourgeoisie, puis Berne ratifie leur choix et octroie la naturalisation. Les réfugiés qui désireraient rester et qui n'ont pas obtenu de figurer dans la liste présentée par la ville peuvent recourir à LLEE, qui font alors pression sur les Conseils pour qu'ils acceptent des personnes supplémentaires. Mais dans la pratique, de nombreux obstacles se dressent devant les réfugiés désireux de régler leur situation. La plupart des villes, engagées avant le Refuge déjà dans une politique de limitation de leur bourgeoisie, obtiennent de pouvoir accorder de préférence l'habitation perpétuelle. Moins chère à acquérir, elle n'offre aucun droit politique ni aucun accès aux biens communaux; elle garantit seulement le droit de résidence illimitée. Les rares réfugiés qui parviennent malgré tout à la bourgeoisie, comme à Vevey ou à Lausanne, obtiennent en fait un statut intermédiaire entre la bourgeoisie et l'habitation perpétuelle (appelé bourgeoisie "assoufertée" ou petite bourgeoisie) qui restreint passablement leurs droits politiques. Dans toutes les localités, on constate que c'est le statut le moins avantageux qui est généralement accordé aux réfugiés.

La procédure suivie par chaque Conseil et les critères de sélection des réfugiés paraissent assez différenciés. Les villes échangent de nombreuses informations à ce sujet. Si Morges fait sans conteste preuve de la plus grande générosité (tous les réfugiés désirant rester sont reconnus habitants perpétuels), Bex et les villes broyardes, qui hébergent beaucoup moins de réfugiés, leur sont bien plus hostiles et n'en veulent garder que le moins possible. De surcroît, il semble que le statut d'habitant perpétuel n'est pas en usage à Bex, à Moudon et à Payerne. Les conditions de réception des réfugiés dans ces localités restent imprécises et occasionneront par la suite des conflits violents que Berne devra trancher.

     

Page précédente

Page suivante

 
 
 

Sources

- Ducommun, M-J. Quadroni, D. (1991). Le refuge protestant dans le Pays de Vaud. Aspect d'une migration. Editions Droz Genève.

 

A commander en cliquant sur

Liens internet...      
       
Votre site ici !!! Ecrivez-nous pour ajouter votre site à nos pages...    
       
 
Copyright © Yannick RUB