SOMMAIRE - Le refuge protestant dans le Pays de Vaud

La célébration du tricentenaire de la Révocation de l'Edit de Nantes a suscité un véritable regain d'intérêt pour le refuge huguenot. En France, la plupart des ouvrages qui traitent de la Révocation analysent surtout la situation des protestants dans le royaume entre 1598 et 1685.  Pour la constitution de ce dossier nous utiliserons le travail de Marie-Jeanne Ducommun et Dominique Quadroni, Le refuge protestant dans le Pays de Vaud (Fin XVIIe - début XVIIIe). Aspects d'une migration.

 

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 L'arrivée des réfugiés

 
 

Fuyant la France et la Savoie principalement par Genève, les réfugiés gagnent le Pays de Vaud à pied ou par bateau. De la région lémanique, deux routes s'ouvrent aux réfugiés dans leur progression vers les terres alémaniques. La première les fait cheminer le long de la Broye, de Moudon jusqu'à Morat, par Lucens, Payerne et Avenches. La seconde les dirige sur Yverdon d'où ils suivent le nord des lacs de Neuchâtel et de Bienne jusqu'à Bienne, passant en grand nombre par Neuchâtel et La Neuveville, à moins qu'ils ne rallient Nidau en bateau directement depuis Yverdon. On retiendra aussi qu'une partie des réfugiés passe d'un axe à l'autre, notamment de Moudon à Yverdon et de Neuchâtel à Morat et que Moudon reçoit également les réfugiés en provenance de Vevey par Oron. Par la vallée de l'Aar, ils suivent le fleuve jusqu'à Brugg, dernière étape dans les terres bernoises. Ils parviennent ensuite à la frontière qu'ils franchissent à Schaffhouse, point de sortie le plus important, ou à Bâle. Parallèlement à cette description schématique de la traversée de la Suisse, on retiendra qu'il existe également des points de pénétration mineurs comme le Valais, le Jura et les Grisons, ainsi qu'une multitude d'itinéraires secondaires. Les réfugiés suivent des itinéraires parfois bien tortueux. Bien que secondaire et difficilement appréciable en raison du caractère lacunaire des sources, le cheminement des réfugiés en direction de Vevey ou Lausanne par Aigle après franchissement du col du Grand-Saint-Bernard est clairement attesté. Cet itinéraire concerne surtout les vaudois du Piémont pour qui il représente le trajet le plus direct entre leurs vallées et les terres de Berne. Après avoir franchi le col du Grand-Saint-Bernard, les fugitifs traversent Martigny et Saint-Maurice avant d'arriver à Bex, première étape en terre réformée. Puis, par Ollon, ils parviennent à Aigle et se dirigent ensuite sur Vevey par Villeneuve.

Dans un premier temps, cet afflux massif se fait dans la confusion: la Bourse française de Lausanne se plaint d'arrivées dont elle n'a pas été avertie, elle constate la misère de ces gens, l'embarras des localités qu'ils traversent, et réclame des mesures (4 août 1693). Dans un deuxième temps, Berne tente de procéder à leur évacuation en bon ordre.

Carrefour vers lequel convergent les routes de Genève et du Valais et duquel partent les routes d'Yverdon et de Moudon, Lausanne, par sa situation géographique et par l'importance même de son agglomération, est un des pôles d'attraction du Refuge. En 1686 déjà, les autorités lausannoises estiment que leur cité se trouve sur le "passage le plus fréquenté". De fait, Lausanne est sans doute, en chiffres absolus, la ville la plus fréquentée du Pays de Vaud. On le verra, cette citation reflète la préférence accordée à l'itinéraire Lausanne-Broye en 1687 (au moins jusqu'en septembre).

Passage et séjour

La Suisse réformée joue le rôle d'une terre de passage pour la majorité des réfugiés qui y pénètrent et n'offre un établissement durable, sinon définitif, qu'à une minorité d'entre eux. Cette affirmation mérite cependant d'être affinée si l'on veut rendre compte d'une réalité en fait très mouvante et composite. Le Refuge en Suisse revêt trois formes principales: la traversée plus ou moins rapide du pays, le séjour temporaire et l'établissement de longue durée ou définitif. Passage rapide: entre deux semaines environ (le temps de traverser le pays) et quelques mois (par exemple, l'espace d'un hiver, la bonne saison facilitant les déplacements). Les réfugiés transitant par la Suisse rapidement ont sans doute une idée assez précise de l'endroit où ils se rendent. Séjour temporaire: entre plusieurs mois et quelques années. Les causes du séjour temporaire relèvent des décisions prises par les autorités ou par les réfugiés eux-mêmes (attente en Suisse de parents, de secours, d'informations, désir de ne pas trop s'éloigner de la France en cas de rétablissement du protestantisme, souhait de s'établir dans un pays francophone et proche de la France, maladie, etc.). Etablissement de longue durée et définitif: pour les réfugiés qui restent après les départs de 1699. L'établissement définitif est en général sanctionné par l'acquisition d'un droit de communauté et de la naturalisation. Cette catégorisation ne doit toutefois pas déboucher sur une vision rigide du problème car les limites séparant les modalités de l'exil sont souvent très floues et perméables. De plus, les nombreux déplacements effectués par certains réfugiés, groupes ou individus, compliquent l'appréhension du phénomène en ce sens qu'ils contredisent le mouvement général de progression de la migration entre le point de départ en France et le point d'arrivée dans les pays d'accueil.

On constate tout d'abord un certain reflux: des réfugiés reviennent sur leurs pas à la suite de diverses circonstances (échecs des tentatives d'installation dans les pays étrangers, destructions militaires, misère, recherches de personnes restées en arrière, modifications de la situation politique permettant un éventuel retour dans le pays d'origine ; c'est surtout le cas des vaudois du Piémont. Ensuite, à l'intérieur de la Suisse même, un important va-et-vient est parfaitement décelable, des réfugiés circulent dans toutes les directions: certains se déplacent pour leurs affaires, d'autres changent de domicile. D'autres encore sont à la recherche d'aumônes, ce qui dénote l'émergence d'une certaine forme de marginalisation concrétisée par l'errance d'individus qui, à bout de ressources, malchanceux, repoussés ou inadaptés, ne réussissent à se fixer nulle part.

Arrêtons-nous un instant sur ceux dont les déplacements ont pour but d'obtenir des secours matériels. Ils se répartissent schématiquement en deux catégories.La première comprend les personnes qui ont besoin d'une assistance occasionnelle pour compléter des revenus insuffisants ou trop limités pour faire face au moindre problème. Si ces réfugiés ne trouvent pas d'aide là où ils sont domiciliés, ils se rendent dans les villes où les possibilités d'assistance sont plus grandes. La deuxième catégorie est celle des mendiants qui vont et viennent dans le pays. Malgré leur réprobation, les autorités sont dans l'incapacité de combattre efficacement l'errance, qu'elle soit le fait de réfugiés ou non. Face à la multitude de vagabonds en tout genre, elles ne disposent que de moyens de lutte insuffisants et inadéquats.

Estimations et variations

Si les tendances et les particularités du Refuge sont bien repérables qualitativement, elles restent en revanche très difficiles à quantifier. Pour l'ensemble de la Suisse, il faut se contenter des chiffres approximatifs généralement admis par l'historiographie. Ainsi, la plupart des historiens ont avancé que la Confédération aurait abrité au moins 60 000 réfugiés sur son territoire et qu'environ 20 000 d'entre eux s'y seraient fixés. Au cours de leurs recherches, Ducommun et Quadroni relèvent que le premier chiffre était à la rigueur acceptable, pour autant qu'il tienne compte de l'immigration huguenote dans le premier quart du XVIllème siècle, mais que le second était exagéré (on ignore, par exemple, s'il tient compte du caractère provisoire de beaucoup d'établissements et des départs massifs de 1699). Pour les terres vaudoises, la perception du flux migratoire, dans son importance numérique, sa durée, ses variations chronologiques et sa composition, se fait principalement par l'analyse des sources de l'assistance qui rendent compte des secours accordés aux réfugiés de passage (archives des hôpitaux, des bourses des pauvres, etc.). Ces sources présentent malheureusement une qualité très inégale et livrent la plupart du temps des renseignements trop généraux ou trop lacunaires pour permettre un comptage satisfaisant des réfugiés transitant par le territoire vaudois. De plus, elles excluent évidemment tous les réfugiés qui n'ont pas recouru à la charité publique.

Principale porte d'entrée du territoire helvétique, Genève reflète, dans ses variations d'affluence, le mouvement général de l'immigration en Suisse. Actuellement, nous disposons des données établies pour les années 1684 à mars 1689. L'achèvement de l'étude du flux migratoire à Genève apporterait beaucoup à la connaissance générale du Refuge en Suisse. La ville de Moudon occupe une place stratégique dans le cheminement des exilés, en tant que point de départ de l'itinéraire broyard. A Neuchâtel, la connaissance du nombre de réfugiés complète avantageusement les chiffres moudonnois puisque cette localité constitue l'une des étapes les plus fréquentées de l'itinéraire du pied du Jura. Moudon et Neuchâtel peuvent donc être considérées comme des villes-témoins dans l'évaluation du flux jusqu'à la fin du XVIle siècle.

Entre 1684 et mars 1689, Genève assiste environ 27 000 réfugiés. Ce chiffre peut sans doute être porté à 30 000 au moins si l'on considère toute la décennie 1680-1689. Cette appréciation se trouve tout à fait confirmée par les données concernant Moudon et Neuchâtel qui totalisent entre les deux plus de 32 000 réfugiés pour la période 1680-1690. A Genève, on constate une très forte augmentation de l'affluence aux mois d'août et septembre 1687. Selon le calcul de nos auteurs, 45 000 personnes environ ont donc traversé la Suisse occidentale entre 1680 et 1700. Ce chiffre doit cependant être considéré comme un simple ordre de grandeur à manier avec souplesse, dans la mesure où interviennent divers facteurs susceptibles d'y apporter des variations. Ainsi, le nombre de personnes assistées à plusieurs reprises dans l'une ou l'autre des deux villes et celui des individus passant à la fois par Moudon et Neuchâtel devraient être déduits. Il faudrait ajouter à ce total les passants n'ayant été assistés dans aucune des deux villes (par exemple ceux qui se rendent directement en bateau d'Yverdon à Nidau). Mais en définitive ces différents facteurs pourraient bien s'équilibrer sans remettre leur estimation fondamentalement en question.

Dans l'ensemble des charités accordées par la Bourse des passants de Lausanne, nous sommes dans l'incapacité de déterminer la proportion respective des réfugiés et des simples passants. Deuxièmement, la source ne précise pas le nombre de personnes secourues par chaque billet délivré (un billet peut être destiné à un ou plusieurs individus). Troisièmement, un même individu peut recevoir plusieurs marques, chacune d'elles valant la modique somme de 1 sou 6 deniers (les marques, sortes de jeton donnant droit à une "passade" (petite aumône) sont au moins 150 000 entre 1686 et 1700). 1687 (pour les billets, donnant également droit à la passade), 1688 et 1689 (pour les marques) sont des années d'affluence record. De 1690 à 1695, le passage diminue, et la courbe se remet à grimper dès 1696 jusqu'en 1699. Le sommet de l'année 1698 correspond à l'arrivée des vaudois du Piémont ainsi qu'aux départs de plus en plus nombreux des réfugiés vers l'Allemagne. Malgré l'interruption de la série entre 1700 et 1704, on constate que la demande de passades baisse très fortement après les départs de 1699. Mais le graphique fait encore apparaître une nette reprise du passage en 1709. L'interprétation de cette observation illustre bien la prudence avec laquelle nous devons traiter une telle courbe. Cette hausse de l'année 1709 ne tient pas à un regain de l'émigration protestante. Elle tient à un autre phénomène: 1709 renoue avec les années de crises frumentaires qui ont accablé la décennie précédente, durement ressentie par toute la population, la disette ranime la mobilité de tous ces individus qui vivent aux franges de l'indigence.

Des débuts à 1686

Les effets de la politique royale française sur l'émigration se font sentir bien avant la date cruciale de 1685. Le mouvement de fuite se précise à partir du début des années 1680 avec une première accélération en 1683. Cette année-là, la centaine de réfugiés assistés est dépassée à Berne, à Neuchâtel et à Moudon. Les cantons prennent alors conscience de l'augmentation inéluctable du nombre d'exilés dans un proche avenir et de la nécessité de prendre des mesures en conséquence. L'exode augmente brusquement au moment de la Révocation de l'Edit de Nantes (18 octobre 1685) et immédiatement après. On observe en 1686 un ralentissement sensible des entrées à Genève, alors que le passage diminue quelque peu à Moudon mais augmente à Neuchâtel.

De 1687 à 1689

Les années 1687-1689 constituent le temps fort de l'immigration en Suisse. En 1687, le phénomène prend son extension maximale. Genève accueille dans cette seule année plus de 15 000 personnes, dont 12 000 entre juillet et décembre. L'ordre donné par Louis XIV en juillet 1687 d'abandonner la surveillance des frontières explique cette remarquable affluence qui se répercute immédiatement dans le Pays de Vaud. De plus, pendant cette période, on assiste aux premiers mouvements de reflux observables dans le courant migratoire. En 1689, l'épisode de la "Glorieuse Rentrée" provoque le retour armé d'un millier de personnes au Piémont. En 1689 également a lieu la tragique "Dévastation" du Palatinat par l'armée de Louis XIV; des réfugiés installés dans un premier temps dans cette région ainsi que des victimes d'origine allemande viennent alors chercher secours en Suisse. D'une manière générale, en 1687, on constate un peu partout une nette élévation des secours accordés ainsi qu'une augmentation du nombre de transports organisés pour évacuer les fugitifs. Durant la deuxième moitié de 1687, le Pays de Vaud éprouve les effets de l'afflux considérable de réfugiés. La ville de Lausanne et l'axe broyard atteignent un degré de saturation que les autorités locales finissent par juger intolérable. Ainsi, le 7 septembre 1687, le bourgmestre de Lausanne informe le Conseil de Moudon "qu'il fait voyage à Berne pour prier LLEE (abréviation utilisée dans les documents d'époque pour "Leurs Excellences", elle désigne l'ensemble du Conseil bernois) de mettre ordre de faire passer les réfugiés qui viendront encore par le bailliage d'Yverdon, puisqu'on ne peut plus subsister", et lui demande un adjoint pour l'accompagner dans sa mission, puisque les deux villes ont le même intérêt dans l'affaire. Devant cette situation préoccupante, Berne va s'efforcer de décharger la route de la Broye et de soulager partiellement la ville de Lausanne. Les tentatives de détournement du flux provoquent dès 1688 une augmentation du passage au pied du Jura, notamment à Yverdon, à Neuchâtel et à La Neuveville. Lausanne connaît toujours un afflux très important en 1688 et 1689. Le cas lausannois permet de souligner un autre aspect de la migration: la mort en chemin de beaucoup de réfugiés. Le nombre de décès est tel qu'au début de 1688, il n'y a plus de place dans les cimetières de la ville.

De 1690 à 1699

Pendant la dernière décennie du siècle, les arrivées, en baisse, présentent quelques fluctuations intéressantes. Le reflux des vaudois amorcé par la "Glorieuse Rentrée" se confirme au début des années 1690. A la suite de son adhésion à la Ligue d'Augsbourg, le duc de Savoie rétablit en effet le culte réformé, autorise le retour de ses sujets dans les vallées piémontaises et invite même les Français qui le désirent à venir s'y installer. Ce répit s'avère cependant de courte durée. En 1698, le duc chasse de ses terres quelque 2800 religionnaires nés en France, en application de la clause d'expulsion contenue dans la paix séparée conclue avec Louis XIV deux ans auparavant. Ces réfugiés passeront l'hiver en Suisse avant de prendre la route de l'Allemagne. En septembre, Yverdon en logera plus de 2000. Ensuite, l'émigration française marque quelque peu le pas pour reprendre de la vigueur à la fin du siècle, lorsque le traité de Ryswick (1697) aura anéanti les derniers espoirs d'un rétablissement du protestantisme en France. Pendant ces dix dernières années, le passage semble atteindre le creux de la vague en 1694-1695; à Lausanne, par exemple, la courbe des distributions aux passants accuse une très nette baisse, alors qu'à Neuchâtel, le nombre de réfugiés assistés est pour la première fois en 1695 un peu en dessous du niveau atteint en 1685. A Nyon, le nombre de réfugiés transportés par l'hôpital diminue brutalement. On note ensuite une certaine reprise, attribuable tant aux retours vaudois et aux nouvelles arrivées françaises qu'aux départs de plus en plus nombreux vers l'Allemagne.

Le XVIIIe siècle

Au début du siècle, alors que les départs de Suisse se poursuivent, les retours d'Allemagne deviennent encore plus embarrassants. De nouvelles arrivées, toujours dues à la politique religieuse française, ne cesseront de se produire jusqu'au milieu du XVIlle siècle, mais n'atteindrons plus jamais l'ampleur du XVIIe. La dernière vague d'émigration importante est celle d'environ 2500 Orangeois, autorisés par Louis XIV à s'exiler après l'annexion de leur Principauté à la France en 1703.

Dans leur grande majorité, les réfugiés pénétrant sur le territoire helvétique arrivent des régions situées au sud de la Loire. Le Dauphiné constitue l'origine de loin la plus fréquente. Pour les exilés de cette province à concentration réformée élevée, comme pour les Piémontais, la Suisse représente l'asile le plus rapidement gagné et le chemin le plus sûr pour atteindre l'Allemagne et les pays du Nord. L'examen des listes de charité fait ressortir la supériorité numérique des hommes en général et des hommes voyageant sans leur épouse en particulier. Les couples sont dans l'ensemble minoritaires. Le nombre d'enfants est important. Quant à celui des femmes voyageant sans leur conjoint, il a tendance à augmenter à partir des années 1690. Toutes les catégories socio-professionnelles sont représentées parmi les immigrés; on peut relever l'importance du secteur artisanal (textile surtout), commercial et agricole.

Tableau chronologique du Refuge en Suisse, 1687-1703

1687

L'affluence des réfugiés français et piémontais atteint son apogée.
 
1688-89

Le début de la guerre de la Ligue d'Augsbourg contraint les réfugiés à séjourner en Suisse. En 1689, la dévastation du Palatinat provoque une vague de reflux vers la Suisse. Les villes protestantes sont saturées. Des mesures sont prises pour gérer la situation: - fondation d'organismes chargés de veiller sur les communautés réfugiées et de distribuer les charités (Bourses françaises de Nyon, Rolle, Morges, Lausanne, Colonie française de Berne) ; - déploiement d'un vaste réseau international d'entraide financière et diplomatique.

 
1690-1691
Recherches d'établissement en Brandebourg.
 
1692-1693
Recherches d'établissement en Irlande, échec. Août 1693: disette de blé.
 
1694-1695

Diminution des sorties de France, organisation de départs massifs vers l'Allemagne, nouvelles arrivées des Piémontais.

 
1696-1697

Ces deux années, aucun ordre de départ n'est donné par LLEE. Les départs sont probablement nombreux (les mises à jour des rôles se multiplient, les graphiques des viatiques distribués par la Direction de Lausanne marquent une forte augmentation dans les années 1697-1703). Berne continue d'encourager les députations internationales. Projet d'établissement à Bayreuth. La paix de Ryswick autorise enfin le départ.

 
1698

Disette de blé en Suisse et hostilité croissante face aux réfugiés. Reprise des départs de France.

 
1699

Un ordre formel de départ pour l'été est signifié à tous les réfugiés. Ceux qui n'ont pas été retenus par les villes quittent définitivement la Suisse.

 
1700-1702

Berne prend des mesures juridiques pour régler le statut des Français réfugiés autorisés à rester en Suisse. La situation en Allemagne est catastrophique.

 
1703

Dernière vague importante de réfugiés en Suisse avec l'arrivée des Orangeois (2500 personnes).

     

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Sources

- Ducommun, M-J. Quadroni, D. (1991). Le refuge protestant dans le Pays de Vaud. Aspect d'une migration. Editions Droz Genève.

 

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