|
L’année
161 marque un tournant
dans l’empire au point de vue des cités. On reconnaît
cependant aujourd’hui que la cité a largement survécu à
cette période troublée et qu’il est encore trop tôt pour
la déclarer morte.
En fait, la « cité » restera
manifeste jusqu’au IIIe siècle et même jusqu’au IVe siècle. Il
existe dans l’empire de cette époque deux pouvoirs:
Le pouvoir central ; Le
pouvoir des cités. Le rapport entre ces deux pôles
est capital pour l’occident latin et l’orient grec. Nous
étudierons la
période Antonine,
c’est-à-dire le IIe siècle, de 96 à 192.
La dynastie Antonine succède à celle des Flaviens dont le
dernier représentant fut
Vespasien.
Nerva sera le premier
Antonin et le dernier fut
Commode. Après lui
s’installa sur le trône la
dynastie des Sévères
qui se maintint jusqu’en 235. Ensuite il y eut une période
confuse, la
crise militaire du IIIe siècle. Dès
les années 260, l’invasion des
Alamans amena le trouble en Europe de l’ouest, ce
qui posa de nombreux problèmes à la prospérité des cités.
L’orient subit également des invasions ; Athènes dut faire
face à l’invasion des
Hérules qui réussirent à prendre la ville en
267. Rome elle-même se
sentit menacée. C’est de ces mêmes années, c’est-à-dire vers
270, que date l’enceinte d’Aurélien,
avant la ville était ouverte. Dans le présent dossier, nous
étudierons dans un premier temps les cités de l'orient
hellénisé. Nous nous attacherons à la distinction entre
colonie romaine et colonie latine, nous esquisserons les
institutions et donnerons des exemples de colonies. Dans le
cas particulier de la province d'Asie nous étudierons le
concept de conventus et celui de Koina. Dans un deuxième temps
nous nous intéresserons aux cités de l'occident. Ce sera
principalement le cas de l'Espagne qui nous retiendra. Nous
parlerons également des municipes et de la fonction de curator
rei publicae |