Philippe
II Auguste est le fils et le successeur de
Louis
VII (et
d’Adèle de Champagne), il sera sacré du vivant
de son père en 1179.
Il combattit les
Plantagenêt
et réussit habilement à leur
reprendre un grand nombre de fiefs en France, les maladresses de
Jean
sans Terre aidant. Les
territoires lui appartenant au moment de son couronnement son en
effet peu étendu (Ile-de-France,
l’Orléanais et une partie du Berry) ; le royaume est
alors partagé en une dizaine de fiefs sur lesquels le roi n’a
qu’une autorité restreinte. Il se marie à
Isabelle
de Hainaut en 1180 (elle lui apporte l’Artois en dot), il
va se brouiller avec l’oncle de celle-ci, le
comte
de Flandre, et une
grande
coalition féodale se forme contre lui (il va vaincre en
1185
à Boves ; gain de
territoires).
Au
début de sa lutte contre ses rivaux il va soutenir
Richard
Cœur de Lion et
Jean sans
Terre contre leur père,
Henri
II. Il va en outre
participer à la troisième croisade avec Richard. Ils se
brouillèrent et Philippe rentra en Europe (1191)
pour s’emparer des possessions de Richard, quand ce dernier
revint de la croisade et qu’il fut fait prisonnier par
l’empereur
Henri
VI Philippe
fit le maximum pour que sa libération soit aussi tardive que
possible. Une fois libre (1194)
Richard infligera une série de défaites cuisantes à
Philippe, c’est la mort de son adversaire (tué
au
siège
de Châlus en
Limousin en 1199
et l’avènement de Jean
sans Terre qui vont raviver les désirs de conquête de
Philippe. Il va marier sa fille à Jean en 1187 (Traité de Châteauroux).
En 1202, les fiefs de Jean sont confisqués par la justice
royale, c’est Philippe qui se chargera d’exécuter la
sentence. En 1214 (le
27 juillet), Philippe remporte la bataille de
Bouvines
et devient le plus puissant des
seigneurs du royaume et peut-être même d’Europe.
Philippe
renforça la royauté et affaiblit la féodalité, il pratiqua
une politique de centralisation, il créa des fonctionnaires
royaux (les baillis et les sénéchaux) qui étaient les représentants
du roi dans les provinces du royaume. Il va confier sa trésorerie
aux Templiers.
Il
se remariera avec
Isambour
de Danemark (1193) (sa première femme étant morte) puis
avec Agnès de Méran,
ce qui le fit entrer en conflit avec
Innocent
III, le
pape jette l’interdit sur le royaume (1200)
et Philippe ne s’inclinera qu’en 1213.
Il
est le père du futur
Louis
VIII.