Empereur
et philosophe romain ; ses Pensées
représentent l’expression la plus aboutie du stoïcisme
antique.
Marc
Aurèle naquit à Rome dans une riche
famille d'ascendance espagnole. Dans l’Historia
Augusta , on raconte qu’il développa très
jeune un intérêt pour la philosophie. A douze ans, l’enfant
doté d’une solide culture rhétorique et stoïcienne, décida
de se vêtir désormais d’une robe de bure grecque.
Le
successeur d’Hadrien,
l’empereur Antonin, son oncle par
alliance, l’adopta ainsi que le fils d’Hadrien,
Commodus.
Mais Marc Aurèle se révéla bientôt comme le préféré
des deux ; il reçut le titre de César en
139, devint consul l’année suivante, et épousa Faustine,
la fille d’Antonin. Toutefois,
à la mort de l’empereur, Marc Aurèle fit en sorte que lui et
son frère adoptif règnent conjointement.
Peut-être pensait-il qu’un trône partagé lui laisserait le
loisir d’étudier la philosophie, mais la réalité du pouvoir
ne lui permit guère de consacrer de temps à la méditation. Le
règne s’égrena en une série de
catastrophes : déluge, famine, guerres frontalières,
peste…
Marc
Aurèle débuta ses Pensées lors de la campagne militaire contre les Germains, puis les
acheva à la fin de sa vie. Elles présentent le dernier
grand témoignage de la philosophie stoïcienne antique,
dominées par des réflexions sur la mort et la nature
transitoire de l’expérience humaine. Il supporta l’agonie
(probablement due à un cancer) avec une attitude stoïque. Au
seuil de la mort, il murmura encore : “Pourquoi
pleurez-vous sur moi, au lieu de songer à la peste et à la
mort, qui sont le lot commun de tous ?”
“Peu
importe ce que tu dois endurer ; seule compte la manière dont
tu l’endures .”