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936 à 973 -
Règne de l'empereur OTTON Ier le Grand
(Othon ou
Otton) |
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Roi de
Germanie dès 936, il sera sacré empereur en 962.
Véritable fondateur du Saint Empire romain germanique.
Pour assurer son pouvoir en Germanie, Otton donna des
duchés importants aux membres de sa famille et nomma des
parents ou des amis à la tête des abbayes et des
évêchés. A l'extérieur, il soumit les Slaves et les
Hongrois (victoire du Lechfeld contre les Magyars en
955). Il étendit sa suzeraineté à la Bourgogne. Il
intervint en Italie du Nord où il se fit reconnaître roi
de Pavie (951) puis couronner empereur (962). Déjà chef
de l'Eglise germanique, Otton entendait se comporter en
protecteur de l'Eglise et imposa sa tutelle à la
papauté. En 967 déjà, il avait fait couronné son fils,
le futur Otton II.
Compléments biographiques.
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973 à 983 -
Règne de l'empereur OTTON II |
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Roi de
Germanie dès 961 et empereur en 973. Fils d'Otton Ier le
Grand et époux de la princesse byzantine Théophano. Il
tenta de conquérir l'Italie du Sud occupée par Byzance
et les Sarrasins mais échoua. Cette tentative guerrière
permit aux Slaves de se libérer de l'emprise allemande à
l'est de l'Elbe.
En 983, son fils de 3 ans est couronné. Un accès de
fièvre emporte l’empereur de 28 ans, 3 semaines plus
tard sont fils est sacré. Des pans entiers de l’édifice
d’Otton Ier s’effondrent : à l’Est, au Nord et aussi à
l’intérieur du royaume avec Henri le Querelleur.
Compléments biographiques.
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983 à 1002 -
Règne de l'empereur OTTON III |
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Enfant
à la mort de son père. Henri le Querelleur revendique la
royauté, il l’obtint des « grands » mais il ne sera pas
sacré. Sa mère Théophano et sa grand-mère, Adélaïde,
furent reconnues par les évêques comme capables de
s’occuper de la régence. Otton III choisit Rome comme
capitale du Saint Empire. Elève du savant Gerbert
d'Aurillac, il fit de ce dernier un pape sous le nom de
Sylvestre II (999). Mais l'empereur fut chassé de Rome
par une révolte et mourut peu après. Le renouveau de
l'Empire sous Otton III s'accompagna d'un renouveau des
lettres et des arts.
Compléments biographiques.
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1002 à 1024 -
Règne de l'empereur HENRI
II de Bavière (le Saint ou le Boiteux) |
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Fils d’Henri le Querelleur.
Roi de Germanie dès 1002,
empereur dès 1014. Duc de Bavière, il lutta contre
Boleslas, futur roi de Pologne. Il lui abandonna les
régions à l'Est de l'Elbe (1015). Henri II soutint
l'Eglise et favorisa la réforme de Cluny; en 1007 il
fonda l'évêché de Bamberg et fut canonisé en 1146.
Compléments biographiques.
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1027 à
1039 - Règne de l'empereur CONRAD II le Salique |
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Duc de
Franconie, Conrad II fonda la dynastie salienne. Il céda
le Schleswig à Canut le Grand (roi d'Angleterre et du
Danemark). Il est vainqueur du roi de Pologne Mieszko II
et réunit le royaume d'Arles et de Bourgogne à
l'Allemagne.
Compléments biographiques. |
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1039 à
1056 - Règne de l'empereur HENRI III Le Noir |
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Henri III
est le fils de Conrad II. Il vassalisa la Bohême, la
Pologne et la Hongrie (1041/1045).
Il fit élire trois
papes par les évêques
allemands : Clément II (1046), Damase II (1048)
et Léon IX le pape alsacien né à Eguisheim, évêque de
Toul, élu le 12 décembre 1049.
Compléments biographiques. |
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1056 à
1106 - Règne de l'empereur HENRI IV |
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Fils
d'Henri III. Il naît en 1050, sa mère, Agnès de
Poitiers, assura la régence soutenue par les deux
archevêques de Brême et de Cologne. Cette longue régence
poussa les grands féodaux à se soulever, mais les saxons
furent défaits en 1073. Il aura le pape Grégoire VII
comme adversaire lors de la querelle des Investitures.
Compléments biographiques. |
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1106 à
1125 - Règne de l'empereur HENRI V |
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Henri V
obtint le pouvoir grâce à l'appui du Pape Pascal II.
Mais, la querelle des Investitures n'étant pas réglée,
Henri lui opposa trois antipapes. L'empereur captura
Pascal II et l'obligea à signer sous contraintes le
concordat de Sutri. Pascal II se rétracta lors du
concile de Latran en 1112. Vaincu par les princes
saxons, Henri V se dirigea néanmoins sur Rome et chassa
le nouveau Pape Gélase II et lui opposa un nouvel
antipape: le français Grégoire VIII. Il resta en place
jusqu'en 1121 tandis que Gélase II mourait à l'abbaye de
Cluny en novembre 1119. Henri V se réconcilia avec son
successeur, le pape Calixte II, lequel signa avec lui le
concordat de Worms de 1122 qui laissait au pape le choix
des évêques.
Compléments biographiques. |
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1125 à
1137 - Règne de l'empereur LOTHAIRE
de
Supplinbourg |
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Lothaire
III avait supplanté les deux neveux d'Henri V (Frédéric
et Léopold de Babenberg) et fut opposé à Conrad III, ce
qui déclencha la querelle des Guelfes et des Gibelins
concernant le choix du nouvel empereur.
Compléments biographiques. |
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1138 à
1152 - Règne de l'empereur CONRAD III de Hohenstaufen |
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Soutenu
par les gibelins, il lutta et dépouilla Henri le
superbe, duc de Saxe et de Bavière, soutenu par les
Guelfes. En 1140, Conrad III participe avec Louis VII de
France à la Deuxième croisade (1147) qui se solda par un
désastre des chevaliers allemands devant Damas.
Compléments biographiques. |
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1152 à
1190 - Règne de l'empereur FREDERIC Ier dit Barberousse |
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Frédéric
est un Hohenstaufen. Il est le neveu et successeur de
Conrad III. Il fit la paix avec son concurrent, Henri le
Lion, en lui restituant la Bavière. Craignant son
importance croissante, il lui retira la Saxe et la
Bavière pour la donner à Othon de Wittelsbach. La
dynastie des Wittelsbach régnera sur la Bavière jusqu'en
1918. En 1162, Frédéric punit sévèrement Milan en rasant
la cité. Par mesure de précaution le pape Alexandre III
vient se réfugier en France.
Compléments biographiques. |
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1190 à
1197 - HENRI VI |
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Fils de
Frédéric Barberousse, Henri VI succède à son père sur le
trône germanique. Par son mariage avec Constance de
Sicile il devient roi de Sicile, mais dût vaincre
Tancrède de Lecce dont il annexa les Etats après sa mort
(1194). Mais en 1197 survint la mort subite d' Henri VI.
Innocent III impose sa régence à
l'Impératrice Constance et sa tutelle à son fils
Frédéric.
Compléments biographiques. |
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1198 à
1218 - Règne de l'empereur OTHON IV |
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Depuis la
mort de Lothaire III, deux partis s'affrontent pour le
titre d'empereur, chacun élisant leur empereur. D'une
part les Guelfes élurent Othon IV de Brunswick, fils
d'Henri le Lion et d'autre part les Gibelins
élurent Philippe Ier
de Souabe, évêque de Würzbourg et frère d'Henri VI, qui
lui avait donné le duché de Souabe et la Toscane.
Philippe fut pratiquement vainqueur dans cette guerre
civile pour le pouvoir, mais Othon le fit assassiner en
1208 (il semblerait qu'il s'agisse plutôt d'une
vengeance personnelle du comte palatin de Bavière).
Othon IV de Brunswick fut reconnu empereur et couronné
par Innocent III. Mais au lieu de respecter ses accords
avec Rome, Othon IV entreprit sans tarder la conquête du
royaume de Sicile, raison pour laquelle il fut
excommunié par le même pape qui l'avait installé
empereur. Désormais, Innocent III lui opposera son
filleul Frédéric II. L'influence d'Othon IV déchut
considérablement en 1214 lorsque
Philippe II Auguste
(allié des Gibelins) lui infligea une sévère défaite.
Compléments biographiques. |
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1214-1250
- Règne de FREDERIC II de Hohenstaufen |
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1214
- Défaite d'Othon
IV à
Bouvines,
l'empereur continue de régner jusqu'en
1218
mais il a perdu de son influence et Innocent
III lui a déjà opposé son
pupille Frédéric II
de Hohenstaufen, fils
d'Henri VI et petit fils de Frédéric Ier dit
Barberousse. Né en
1194, Frédéric II sera
orphelin dans la même année de père et de mère
(Constance de Sicile étant morte en 1197). Transféré à
la cour royale de Sicile, il aura le pape pour tuteur et
il y rencontrera de nombreux étrangers, en particulier
des maures, Frédéric y apprendra : l'arabe, l'italien,
l'allemand... Le
nouvel empereur d'Allemagne et de Sicile
prêtera serment d'allégeance au St
Siège et promettra de partir en croisade pour libérer
les lieux saints reconquis par les maures. La cinquième
croisade vient de prendre Damiette et le légat du pape
s'imagine que le nouvel empereur va arriver pour
conquérir l'Egypte ! Au bout de huit années d'attente
Honorius III
perd patience et
excommunie
en 1227 l'empereur qui entre-temps
s'est marié avec Yolande, fille du champenois Jean de
Brienne qui est à la fois
roi de Jérusalem et
empereur de Byzance. En
1228,
Frédéric II,
qui possède maintenant le titre de
Roi de Jérusalem,
débarque en Terre Sainte
avec seulement 3000 hommes et entame des négociations
avec le sultan d'Egypte
Al-Kamel neveu de Saladin.
Episode insolite, retenu par l'Histoire sous le nom de
sixième Croisade
d'Orient, qui prouve tout simplement que l'esprit de
paix et la diplomatie peuvent réussir simplement là où
ont échoués les entreprises militaires. Al-Kamel
qui l'appelle son ami, lui donnera
un droit de passage aux lieux saints pour les pèlerins,
la neutralité de Jérusalem, ainsi qu'un droit d'accès
aux lieux saints de Nazareth et de Bethléem. En
1230
il est de retour en Italie pour
réprimer un soulèvement et imposer au pape
Grégoire IX
la paix de San Germano. Son fils
Henri VII
(élu roi des romains en 1220) qui
assurait la régence en Allemagne sous la tutelle
d'Engelberg (l'archevêque de Cologne) se soulève contre
son père. Frédéric le défait et l'emprisonne en Italie.
Henri VII s'y empoisonna en 1242. En
1237, Frédéric remporte
la bataille de
Cortenuova contre la ligue
des villes lombardes, ce qui lui vaut une nouvelle
excommunication.
En 1241,
il arrête les cardinaux chargés de le condamner et le
pape Innocent IV
le déposera en
1245
au concile de Lyon. La querelle ne s'arrêtera plus avant
le décès de l'empereur.
Cultivé et
imprévisible, il fut un homme très critiqué par l'Eglise
qui le surnomma : l'Antéchrist. Ce qui ne l'empêcha pas
d'être le défenseur de l'orthodoxie chrétienne et
d'autres religions comme le judaïsme et l'Islam dont il
avait adopté les moeurs puisqu'il parlait plusieurs
langues dont l'arabe et possédait un harem à sa cour de
Sicile où il se plaisait à résider habituellement.
Par contre il se montra sévère
contre les sectes accusées d'hérésies surtout en
Allemagne où il
laissa l'Inquisition brûler de nombreux Juifs, Vaudois,
Cathares ou autres
dissidents contestataires... Son fils
Conrad IV
lui succéda pour quatre années.
Compléments biographiques.
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La chute de
Frédéric II et de la
dynastie des Hohenstaufen
fut suivie d'une grande
période d'anarchie que l'Histoire nomma : "
le GRAND INTERREGNE ".
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1247 à
1256 - Règne de GUILLAUME de HOLLANDE |
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Il sera
opposé par le pape Innocent IV à Frédéric II comme
Empereur allemand, puis à Conrad IV. |
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1250 à
1254 - Règne de CONRAD IV |
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Empereur
germanique et roi de Sicile et de Jérusalem, né en 1228.
Elu roi des romains en 1237, il assura l'interrègne de
l'Allemagne sous la tutelle de Sigfried d'Eppstein,
archevêque de Mayence. Il tenta de reconquérir son
royaume de Sicile et prit Naples et Capoue. Il fut le
père de Conradin. |
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1257 - 1272
RICHARD DE CORNOUAILLES et ALPHONSE X roi de CASTILLE |
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Le frère
de
Louis IX, Charles Ier
d'Anjou, fait exécuter en place publique de Naples
Conradin, le dernier des Hohenstaufen. Profitant de
l'anarchie deux rois se disputent le pouvoir en
proposant énormément d'argent aux sept électeurs
impériaux : RICHARD DE CORNOUAILLES - Roi des romains
(1257-1272) est le fils de Jean sans Terre. Il
s'opposera à Alphonse X, Roi de Castille pour le titre
d'Empereur allemand. Il fut couronné à Aix la Chapelle,
mais il s'occupa plutôt de soutenir son frère Henri
contre les barons anglais. ALPHONSE X roi de CASTILLE,
le savant (1254-1284) et Empereur d'Allemagne
(1267-1272) on le disait plus érudit que politicien.
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1273 à 1291 - Règne de
RODOLPHE Ier de HABSBOURG |
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Comte de Souabe (laquelle comprend
alors l'Alsace, Fribourg, Brisgau et la Suisse
alémanique). Rodolphe fut élu et sacré à Aix la Chapelle
comme Empereur du
St-Empire. Mais refusant
l'invitation du pape,
il n'alla jamais à Rome pour se faire couronner de ses
mains... De même il ne put imposer à sa mort le sacre de
son fils comme empereur. Il restait à Rodolphe un fils
et six filles, comme il craignait le refus des sept
princes électeurs concernant la succession de son fils
au trône impérial, il imagina d'obtenir leurs voix en
mariant quatre de ses six filles aux quatre princes
électeurs laïcs. En vain, car les princes électeurs, qui
souvent accordaient leur vote au plus offrant portèrent
leur choix sur
Adolphe de Nassau. Fait important, Rodolphe Ier
prit l'Autriche, la Carinthie, la Carniole, la Styrie à
Ottokar II de Bohème
qui fut tué par les siens près de Vienne. La puissance
des Habsbourg prenait forme.
Compléments biographiques. |
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1292 à 1298 - Règne d'
ADOLPHE de NASSAU |
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Empereur germanique,
allié de l'anglais Edouard Ier contre la France (1294).
Il fut destitué et assassiné par son successeur-rival à
Göllheim. |
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1298 à 1308 - Règne
d'ALBERT Ier de HABSBOURG |
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Fils
de Rodolphe.
L'empereur de Germanie
lutta contre les soulèvements en Suisse, (légende de
Guillaume Tell)
et les maisons de Bohème et de Thuringe. Son neveu Jean
de Souabe l'assassina lors d'une dispute familiale.
Compléments biographiques. |
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1308 à 1313
-
Règne d' HENRI VII du
LUXEMBOURG |
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Comte
du Luxembourg et roi d'Allemagne jusqu'en 1313. Son
fils, Jean Ier de Luxembourg, maria Elisabeth héritière
de Bohême, à laquelle s'ajoutèrent bientôt la Moravie et
la Silésie. Lors de son voyage à Milan,
Henri VII
fut accueilli avec joie par les gibelins qui voyaient en
lui l'artisan de la paix. Il reçut la couronne de fer
des Lombards, mais, malgré ce don, les Guelfes
bloquèrent l'accès de la basilique de St Pierre.
L'empereur ne put être couronné que par des cardinaux au
Latran, mais à peine intronisé Henri VII mourut
sur
le chemin du retour, à Pise, d'une violente fièvre. |
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1314 à 1347
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Règne de LOUIS IV de
BAVIERE |
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Fils de Louis II de Bavière et
comte du Palatinat. Son élection fut difficile :
Louis fut couronné à Aix la
Chapelle sur le trône de
Charlemagne, tandis que son rival
Frédéric le Beau de
Habsbourg fut oint par le
prince électeur-archevêque de
Cologne.
Notons que les deux cousins antagonistes se
fréquentèrent pendant huit années et s'échangèrent des
politesses et ce n'est qu'à contre coeur et sous la
pression de leur camp respectif qu'ils prirent les
armes. Il ne fallait qu'un roi. En
1322, Frédéric le Beau
perdit la Bataille
de Mühldorf et fut fait
prisonnier par Louis
de Bavière. Ce fut la
dernière bataille de chevaliers sans arme à feu. Durant
sa captivité une véritable amitié naquit entre les
prétendus adversaires dont on raconte qu'ils mangeaient
et chassaient ensemble et auraient même couché dans le
même lit... Au bout de trois années de captivité, Louis
demanda aux Habsbourg la cession de quelques domaines
impériaux contre la liberté de Frédéric. Son
frère Léopold
ayant refusé, Frédéric se
constitua prisonnier une année supplémentaire. En 1326,
après la mort de Léopold, le beau Frédéric disparut
complètement de la vie politique en abandonnant tous ses
droits. Il mourut en 1330. En
1324, le
deuxième pape
d'Avignon, le cistercien
français JEAN XXII,
prononça
l'excommunication
de Louis de Bavière en contestant
le pouvoir des électeurs et la validité du couronnement
de Louis. Celui-ci descendit en Italie et fit élire à
Rome par le peuple un
antipape,
Nicolas V,
lequel resta en place jusqu'en 1330. Quant à Louis IV il
se fit couronner empereur par le préfet de Rome !
L'année 1334
voit la mort de Jean XXII à Avignon et l'élection du
pape bénédictin français
CLEMENT VI.
En 1346 eut lieu la
réunion des
princes électeurs
qui, avec l'accord du pape
Clément VI,
destituèrent l'empereur Louis IV de Bavière. On couronna
rapidement CHARLES IV à Bonn, tandis que le malheureux
Louis mourut un an plus tard (d'un incident cardiaque
lors d'une partie de chasse).
Compléments biographiques.
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1346 à 1378 - Règne de
CHARLES IV du Luxembourg |
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D'abord comte
de Moravie et de Bohême sous le nom de Wenceslas. Malgré
l'épidémie de la grande peste de 1349, l'Allemagne
allait vivre grâce à ses talents de diplomate trente
années de paix. Il utilisa le produit des riches mines
de Bohême pour assurer un véritable essor économique, et
fit de Prague
une capitale internationale de la
science et de la culture en fondant la première
université d'Allemagne. En
1355,
l'empereur était officiellement
couronné à Rome, il pouvait désormais imposer aux
électeurs son fils comme successeur. En
1356
est promulguée la célèbre
"Bulle d'Or de Metz"
réformant la constitution allemande. Désormais sept
princes-électeurs seront seuls compétents pour élire
l'empereur d'Allemagne : les
trois archevêques
(Mayence,
Cologne et Trêves) et
les quatre laïcs
(le roi de Bohême, le comte
palatin du Rhin (et Bavière), le duc de Saxe et le
margrave de Brandebourg).
Attendu que la chambre devait être toujours présidée par
le prince archevêque de Mayence et chancelier de
l'empire.
Compléments biographiques. |
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1378 à
1400 - Règne de WENCESLAS IV (Wenzel) |
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Roi de
Bohême. Fils de l'empereur Charles IV du Luxembourg. Elu
à l'âge de 17 ans, il continua d'abord la politique de
son père, mais, trop jeune et frivole, il changea
complètement d'attitude et passa son temps en fêtes et
en débauches, ce qui dressa contre lui nombre de ses
sujets. Il maria d'abord Jeanne de Bavière, puis Sophie
de Bavière. Mais voulant tout savoir sur les secrets de
son épouse, il fit arrêter son confesseur afin de le
soumettre à la question. Comme celui-ci refusait de
parler, malgré les tortures, l'empereur ordonna de le
faire noyer dans la Moldau. En 1400, les villes
d'Allemagne du sud et de Bohême se révoltèrent.
Wenceslas fut déposé (en Allemagne) par le haut clergé
et la noblesse au profit de l'électeur Ruprecht (Robert)
qui fut nommé roi de Germanie. A Prague, Wenceslas
continua à se considérer comme empereur jusqu'à sa mort
en 1419. |