ATRIUM - Histoire du Moyen Âge

Le Moyen Âge est la période comprise entre l'Antiquité et l'Age classique, c'est-à-dire allant de la chute de l'Empire romain (en 476) à la chute de l'Empire Byzantin (en 1453). C'est l'humaniste Giovanni Andrea qui utilisa pour la première fois le terme de "Moyen age" en 1469. Mais ce n'est qu'au cours du XVIIe siècle que le mot devint d'usage courant. Il était alors utilisé dans un sens dépréciatif et désignait le millénaire séparant la disparition de la culture antique et la Renaissance.

 

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Transformation politique de l'Italie
 
 

Après la chute des Hohenstaufen, l'Italie, morcelée en une quantité d'Etats petits et grands, prit le visage qu'elle devait conserver longtemps. L'interrègne, de 1250 à 1273, lui fut très favorable; et, par la suite, les empereurs se désintéressèrent de son sort, car ils avaient renoncé au rêve de l'empire universel depuis l'échec de la politique des Hohenstaufen. Ainsi, sans abandonner formellement leur suzeraineté sur Milan, la Toscane et la Savoie, ils se retirèrent de la péninsule. Depuis Charles d'Anjou, la France faisait des tentatives pour reprendre en Italie la place qu'ils abandonnaient, mais un succès durable de cette politique était peu probable, car les rois français concentraient leur attention trop uniquement sur les affaires intérieures de leur royaume et n'envoyaient dans la péninsule que des forces insuffisantes. Ainsi l'Italie put instaurer en toute liberté sa politique particulariste. La Maison d'Anjou et les Espagnols se maintinrent à Naples et en Sicile, comme la papauté au centre du pays; le nord de la presqu'île se partagea entre de petits princes et des villes indépendantes. Ce n'est que dans le domaine de la culture que l'Italie connut une certaine unité nationale; il lui fallait attendre plusieurs siècles encore avant de devenir un Etat unifié, mais elle n'eut pas lieu d'en souffrir.

Tandis que la Sicile, Naples, les Etats de l'Eglise, la Savoie, conservaient leurs institutions monarchiques, ailleurs, en Italie, chaque ville importante était devenue un centre politique. Mais ces villes passèrent par une transformation profonde; le régime communal, fondé sur des principes démocratiques, qu'elles avaient adoptés, fit place à l'oligarchie, voire même à la tyrannie. On vit apparaître une nouvelle forme de gouvernement, la Seigneurie, alors que des familles isolées trouvaient moyen de s'assurer le pouvoir et de transformer l'ancienne commune en un petit Etat à forme plus ou moins monarchique. Le temps qui s'écoula après la chute des Hohenstaufen fut particulièrement favorable à cette évolution. Dans la plupart des villes, des rivalités et des querelles malheureuses divisaient la bourgeoisie; elles eurent pour conséquence un déclin de l'esprit démocratique. Tandis que les communes gaspillaient leurs forces dans de petites guerres parfaitement inutiles, les classes inférieures de la population en conçurent de l'aigreur. Dès lors, elles abandonnèrent volontiers le pouvoir à un personnage puissant qui promettait de rétablir l'ordre et la paix. Bientôt, chaque ville autonome eut à sa tête un gouverneur: seigneur, capitaine, gonfalonnier, consul, recteur, qui exerçait la tyrannie au sens antique du mot. Ces « tyrans » entretenaient des luttes partisanes, parce que, dans la plupart des cas, ce furent des chefs de partis qui parvinrent à s'élever et à prendre le pouvoir en mains. Pendant longtemps encore, on parla, dans certaines villes, de «Guelfes» et de «Gibelins», ces noms servant d'insulte, quoique bien souvent on eût perdu de vue leur origine. Au cours des luttes qui opposèrent les Italiens, quelques Etats puissants prirent le dessus; ils dominèrent l'Italie pendant longtemps. Ce furent le duché de Milan, les républiques oligarchiques de Venise et de Florence, les Etats de l'Eglise et le royaume aragonais des Deux-Siciles. Une profonde transformation d'ordre militaire marcha de pair avec la décadence des communes démocratiques. Au temps des Hohenstaufen, la bourgeoisie versait son sang pour conserver ses libertés. Au XVe siècle, elle est tout occupée de ses affaires et de ses plaisirs et ne veut plus se battre. La guerre et la politique concernent désormais le gouverneur; d'ailleurs, il préfère que ses sujets n'aient pas d'armes et ne leur demande que d'obéir et de payer. Pour ses guerres, il engage des mercenaires. Ceux-ci se recrutaient dans le pays et hors du pays et demandaient, en échange de leurs services, de l'argent et du butin, aussi étaient-ils un terrible fléau pour les contrées dans lesquelles ils se battaient, d'autant plus qu'ils n'étaient soumis à aucune discipline. Leurs chefs ou « condottieri » étaient des aventuriers qui faisaient de la guerre une profession, recrutaient eux-mêmes leur troupe et ne manquaient ni d'autorité, ni de talent militaire. Ils passaient souvent d'un parti à l'autre, réservant leurs services à celui qui offrait les perspectives les plus favorables. La guerre était devenue un métier dont la solde et le butin représentaient le salaire. Il arriva que les condottieri furent assez puissants pour s'emparer du pouvoir, tel François Sforza, le plus fameux d'entre eux.

Italie du nord

Depuis le XIIe siècle, Milan était une république autonome et démocratique. Elle choisissait elle-même ses consuls et ne laissait à l'archevêque que l'ombre du pouvoir. Au XIIIe siècle, deux partis se formèrent dans la ville. L'aristocratie gibeline se groupa autour de l'archevêque, les classes inférieures de la population, le «peuple», étaient guelfes. Pendant quelques dizaines d'années, elles eurent le dessus et confièrent le pouvoir à des membres de la famille della Torre. Puis, la fortune changea de camp; excitée par l'archevêque Othon Visconti, la noblesse battit ses adversaires en 1277. Dès lors, le pouvoir appartint, presque sans interruption, aux Visconti qui imposèrent aux Milanais un régime absolutiste. En effet, lorsqu'en 1330, Azzone Visconti se fit donner le titre de «seigneur», la démocratie milanaise prit fin définitivement. Et quand, en 1395, Jean-Galéas Visconti acheta à l'empereur Wenzel le titre de duc, cela ne changea rien à une situation déjà acquise. Il avait usurpé le pouvoir au mépris des droits de son oncle Barnabo et fut le type le plus parfait du tyran italien, un homme de la Renaissance, dans le plus mauvais sens de ce terme, avide de puissance et de gloire, sans scrupule, incroyablement cruel. Son duché comptait une trentaine de villes et s'étendait des Alpes centrales à Bologne et d'Alexandrie à Belluno. C'est lui qui fit construire le dôme de Milan et la Chartreuse de Pavie.

Il eut pour successeur, en 1402, le faible Jean-Marie Visconti, sous le gouvernement duquel le duché de Milan connut la décadence. Mais, après lui, Philippe-Marie (1412-1447) le releva avec l'appui d'une armée mercenaire qui conquit presque toute l'Italie septentrionale. Gênes même tomba pour un temps sous la domination de Milan. Enfin, il sut s'attacher le condottiere François Sforza, dont les tyrans se disputaient les services. Il lui donna sa fille illégitime en mariage et, comme il n'avait pas de fils, lui promit sa succession. Mais de grands troubles éclatèrent à sa mort, tant étaient nombreux ceux qui se croyaient des droits sur Milan. Il y avait, en plus de François Sforza, le duc Charles d'Orléans, le duc de Savoie, le roi d'Aragon et Venise. Les Milanais formèrent ce qu'ils ont appelé la « république ambrosienne » et chargèrent François Sforza de les défendre contre l'ambition de Venise. Il remporta la victoire, puis se retourna contre les Milanais et les contraignit à le nommer duc de Milan en 1450. Grâce à lui, la famille des Sforza arriva au pouvoir, mais elle ne devait pas le conserver longtemps.

Le fils de François, Galéas-Marie (1444-1476), ne fut qu'une triste personnalité, un monstre de cruauté et de débauche. Il mourut assassiné et sa mère, Bona, prit le pouvoir en mains, jusqu'à ce que l'un de ses plus jeunes fils, Ludovic « le More », le lui arracha (1480). C'est de l'usurpation des Sforza que dépend l'intervention française avec toutes les misères qu'elle infligea à l'Italie. En 1500, Ludovic fut vaincu par le roi de France, qui lui prit le Milanais; pendant quelques années, cette contrée fut l'objet de la convoitise de plusieurs puissances, jusqu'à ce qu'elle tombât enfin aux mains des Habsbourg. D'autres villes lombardes devinrent, à leur tour, des seigneuries. A Vérone, les della Scala prirent le pouvoir; à Ferrare, les Este; à Mantoue, les Gonzague; mais ces petits tyrans furent souvent entraînés dans l'orbite de leurs voisins plus puissants, tantôt en qualité d'alliés, tantôt comme sujets. Les ports de Venise, de Gênes et de Pise, comme nous l'avons vu déjà, s'étaient colossalement enrichis pendant les Croisades, mais, ensuite, ils s'entre-déchirèrent. Pise fut anéantie à la suite de la guerre que Gênes, d'abord, puis Florence, lui livrèrent. Dès 1284, vaincue par Gênes dans le combat naval de Meloria, elle avait perdu son autonomie et ses possessions en Corse et en Sardaigne. Quant à Gênes et à Venise, elles entretinrent longtemps une rivalité haineuse, sans que l'une d'elles parvînt jamais à dominer l'autre. Venise avait largement contribué à l'avènement de « l'Empire latin », et elle en retirait de grands avantages. Gênes soutenait les Paléologues et les aida à reprendre Constantinople en 1261 ; elle eut, dès lors, dans le Bosphore, une situation hors pair qui excita la jalousie haineuse des Vénitiens; elle les battit dans l'Adriatique en 1298. Parmi les prisonniers que les Génois emmenèrent se trouvait Marco Polo qui dicta alors, à l'un de ses compagnons de captivité, les souvenirs de son voyage en Asie.

Dans ce temps-là, l'Italie n'était pas seulement désolée par les guerres que les villes se livraient les unes aux autres. A l'intérieur même des villes, des rivalités violentes provoquaient des combats à main armée. A Gênes, les Doria et les Spinola se disputèrent âprement le pouvoir. Les sièges, les combats de rue étaient choses fréquentes; les adversaires se bannissaient réciproquement; Dante se fait l'écho de ces misères quand il rapporte l'épisode suivant de l'histoire de Pise: le comte Ugolin de Gherardesca s'était emparé du pouvoir à la suite de la défaite de Maloria, et l'archevêque Roger le fit arrêter et enfermer avec ses enfants et ses neveux dans un cachot où il les laissa mourir de faim. A Venise, la riche aristocratie commerçante sut, par une suite de mesures adroites, affaiblir les doges, ôter toute importance aux classes inférieures et s'assurer la haute main dans le gouvernement. Depuis 1297, elle réserva à ses membres le droit exclusif de siéger dans le Grand Conseil qui nommait les doges et faisait les lois. Au Conseil des Dix, institué en 1310, fut confiée la surveillance des doges et de tous ceux qu'on soupçonnait capables de chercher à nuire au gouvernement. La république de Venise s'était transformée en une oligarchie aristocratique.

Florence

En Toscane, l'évolution communale atteignit son apogée au XIlle siècle. Ce n'est que plus tard que les seigneuries se formèrent. L'industrie et le commerce avaient répandu l'abondance au sein de la bourgeoisie. La ville guelfe de Florence utilisa cette richesse dans la lutte contre Frédéric Il; mais, en 1260, les Gibelins, c'est-à-dire les aristocrates, prirent le dessus et chassèrent les Guelfes. Ceux-ci furent rétablis, en 1267, par Charles d'Anjou. Les Gibelins quittèrent alors la ville, qui reconnut la suzeraineté du roi de Sicile. L'avenir de Florence dépendait désormais de la haute bourgeoisie qui, en 1282, sut s'assurer le pouvoir au détriment, tout à la fois, des classes inférieures et de la noblesse. La politique de Florence lui valut des succès brillants; elle étendit son pouvoir sur toute la Toscane. Mais, à l'intérieur de la ville, les luttes ne s'étaient pas calmées; les anciens partis avaient seulement changé de noms; les Gibelins et les Guelfes étaient devenus les Blancs et les Noirs. A la fin du siècle, leurs rivalités faisaient rage. Boniface VIII et Charles d'Anjou avaient pris le parti des Noirs. Les Blancs furent exilés en 1301 ; parmi eux se trouvait Dante Alighieri, qui était l'un des six prieurs ou magistrats; il voua une haine tenace au pape, qu'il accusait d'entretenir la discorde.

Une culture brillante se développa dans Florence. Des noms comme ceux de Cimabue, Giotto, Dante, illustrent cette époque. Le régime bancaire prit un grand essor; les Florentins devinrent les banquiers et les prêteurs de la moitié de l'Europe. Il fallut agrandir considérablement l'enceinte de la ville; la nouvelle muraille fut terminée en 1327. La grande époque de Florence est le XVe siècle. L'oligarchie bourgeoise qui s'était constituée en 1282 rencontrait beaucoup d'opposition; ses adversaires les plus acharnés appartenaient à la famille des Médicis. Cosme de Médicis était un grand homme, doué d'un sens politique remarquable; il avait su s'attirer la considération de ses partisans. Son influence grandit encore du fait que le chef de l'oligarchie, Rinaldo Albizzi, le fit arrêter, en 1433, en l'accusant de concussion et l'exila pour dix ans. Mais Albizzi eut affaire à forte partie; ni son prestige, ni son argent n'intimida ses adversaires. En 1434 déjà, Cosme rentrait à Florence triomphant et, à son tour, bannissait son rival. Dès lors et jusqu'à sa mort en 1464, il se conduisit en dictateur, quoiqu'il n'occupât aucune charge publique. Il inspirait la politique extérieure et exerçait une grande influence sur celle de toute l'Italie. Il prenait un intérêt très vif à l'art et à la science, au service desquels il mit sa fortune avec la libéralité d'un grand seigneur; tout Florence suivit son exemple. Laurent, petit-fils de Cosme (Mort en 1492), lui succéda. Quoiqu'il ne portât aucun titre, il se comportait en prince; mais, au début, son autorité était contestée. En 1478, une conspiration fut ourdie contre lui. Quelques familles de l'aristocratie, parmi lesquelles se distinguaient les Pazzi, formèrent le projet d'écarter les Medicis. Le frère de Laurent, Julien, fut égorgé dans une église, tandis que Laurent, blessé, trouvait un refuge dans la sacristie. Il fit poursuivre les conjurés; on se battit dans les rues de Florence; dès lors, il fut le maître incontesté de sa ville. La conjuration n'avait aucunement ébranlé sa situation, au contraire, sa popularité avait encore grandi. Les Florentins l'appelaient le « Magnifique ». Poète et artiste lui-même, il encouragea de toute manière la vie artistique qui naissait à Florence à cette époque.

Les Etats pontificaux

Les Etats de l'Eglise occupaient tout le centre de l'Italie et s'étendaient de la Campanie à Bologne, mais, depuis le temps de Boniface VIII, les deux familles rivales, Colonna et Orsini, en avaient fait leur champ de bataille. Toutefois, ce fut surtout après le départ des papes pour Avignon que le malheur accabla les Etats de l'Eglise, et Rome plus encore. Elle se dépeupla et s'appauvrit et les Etats pontificaux furent entièrement morcelés par des aventuriers qui s'y taillaient des domaines et prétendaient ensuite à l'indépendance. Jean XXII eut à livrer une guerre à Milan, Vérone et leurs alliés, qui avaient cherché à tirer profit de la faiblesse politique de la papauté. Plus tard, en 1327, comme nous l'avons déjà vu, Louis de Bavière se présenta en Italie, plein d'intentions malveillantes à l'égard du pape, mais, heureusement pour ce dernier, la population le reçut avec froideur. En 1330, la ville de Brescia, en guerre contre Vérone, appela à l'aide l'empereur Jean de Luxembourg qui accepta de venir tenter sa chance en Italie et soumit un grand nombre de villes. Le pape saisit l'occasion de manifester ouvertement son opposition au parti gibelin. On vit alors se produire une chose surprenante; les Guelfes et les Gibelins conclurent une alliance contre les Allemands. Vaincu, Jean dut repartir pour l'Allemagne (1333). Les Visconti surent tirer parti de l'incident en se faisant donner Bologne par le pape.

Dans Rome même, le pape avait perdu son autorité, si bien que n'importe quel exalté pouvait espérer établir une république romaine. Dans les Etats de l'Eglise, les plus audacieux faisaient ce qu'ils voulaient. Les légats du pape étaient impuissants. On se souvient pourtant des succès que remporta le légat Albornoz qui, de 1353 à 1363, rétablit l'autorité du pape dans ses Etats, reprit aux ambitieux, qui s'en étaient emparés, les villes pontificales et publia les « Constitutiones » qui, jusqu'à l'époque napoléonienne, servirent de base au gouvernement des Etats de l'Eglise. Mais après la mort d'Albernoz, les choses se gâtèrent derechef, si bien que, une fois de plus, le pape Grégoire XI dut intervenir pour remettre l'ordre et rappeler ses droits. Durant la période du grand schisme, soit pendant la première moitié du XVe siècle, les Etats pontificaux ne connurent que les guerres partisanes, les entreprises des conquérants voisins, les actes de violence; puis, ils furent entraînés avec d'autres dans les guerres qui se livrèrent autour du royaume de Naples. Sur les ruines laissées par cette lamentable époque, les papes de la Renaissance, à partir de Nicolas V (1447-1455) durent construire une nouvelle Rome et de nouveaux Etats pontificaux.

Italie méridionale

On se souvient comment, après le massacre des Vêpres siciliennes, Charles d'Anjou avait dû quitter la Sicile sur laquelle le roi d'Aragon élevait des prétentions, et comment, après une guerre de quelques années, la paix de Caltabelotta (1307) avait fait de Frédéric d'Aragon le roi de Sicile, laissant Naples et le sud de l'Italie à Charles II d'Anjou; comment enfin, on donna à ce dernier une satisfaction en l'autorisant à conserver à son Etat tronqué le nom de « royaume de Sicile », tandis que Frédéric se contentait pour le sien du nom de « royaume de Trinacrie ». Il y eut donc, dès lors, deux royaumes siciliens qui furent, tant qu'ils durèrent, deux royaumes rivaux.

Malgré tous leurs efforts, les princes angevins ne furent pas capables de remettre la main sur l'île qui resta définitivement à l'Aragon. Parmi les successeurs de Charles d'Anjou à Naples, le deuxième, Robert, eut seul quelque importance; il se mit à la tête du mouvement guelfe qui s'opposa à Henri VII. Après lui, le royaume ne connut que le désordre, la faiblesse, les actes de violence jusqu'à ce que Ladislas de Durazzo, descendant d'une branche cadette de la famille d'Anjou, reprit la politique de puissance de Charles Ier et devint un adversaire dangereux des Etats du pape qu'il soumit presque complètement en 1408, conséquence un peu lointaine, mais incontestable du grand schisme. Le royaume de Naples connut encore bien des heurs et malheurs jusqu'en 1442; cette année-là, le roi Alphonse II d'Aragon parvint à s'en emparer et obtint du pape Eugène IV qu'il le lui abandonnât en qualité de fief de l'Eglise. La domination angevine dans le sud de l'Italie avait pris fin. Déjà la dynastie régnante s'était éteinte, la Sicile avait été rattachée au puissant royaume d'Aragon dont la richesse et l'activité ne faisaient que croître.

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Bibliographie

E-Th. Rimli, coll. Histoire universelle illustrée Editions Stauffacher S.A

 

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