Fils
de
Louis VI
et
d’Adélaïde
de Savoie, il devient roi peu
après ses 16 ans. Il écarte rapidement sa mère du pouvoir et
règne avec à ses côtés l’excellent conseiller de son père,
l’abbé de Saint-Denis,
Suger.
Il
poursuivit avec Suger l’œuvre de son père qui consistait à
la mise en valeur du domaine royal et participa à
la
deuxième croisade (1147-1149)
confiant pendant cette période le pouvoir à Suger ;
c’est pendant la croisade que va naître l’embrouille entre
Louis et sa femme,
Aliénor
d’Aquitaine (voir plus
bas), et qui aura des conséquences si funestes pour le royaume.
Louis
VII prend
habilement appui sur les villes en accordant des
chartes de
bourgeoisie (Étampes, Bourges). Hors du domaine, il
soutient le mouvement communal (Reims, Sens, Compiègne,
Auxerre) et surtout il soutient l’élection d’évêques dévoués
au pouvoir royal. En
1138,
Louis accorde son investiture pour l’évêché de Langres à
un moine de Cluny et non au candidat de
Bernard
de Clairvaux, c’est un premier
point délicat, mais c’est en 1141 que les événements se précipitent,
Louis entend bien imposer au siège de Bourges son propre
candidat contre Pierre de La Châtre,
soutenu par le pape Innocent II.
Devant l’attitude du roi le pape l’excommunie. Pierre de La
Châtre s’étant réfugié en Champagne, le roi envahit le
comté et brûle
Vitry en 1142. Il devra finalement
accepter l’élection du candidat papal pour faire lever
l’interdit qui pèse sur son royaume.
Il
épousa
Aliénor
d’Aquitaine par
laquelle il acquit le duché d’Aquitaine. Il répudia sa
femme, celle-ci reprit sa dot et épousa
Henri
II Plantagenêt, duc de
Normandie et futur roi d’Angleterre (1154). Il est dit que
Louis VII fut le prince le plus ennuyeux de son temps, le couple
était en effet très mal assorti puisque Aliénor est une sorte
de « femme fatale » alors que son époux s’en désintéresse
et ressemble plus à un moine…Bien, assez médit, continuons.
Des
luttes contre son ennemi Plantagenêt retenons que Louis VII
soutient l’archevêque
de
Canterbury
Thomas
Beckett et les fils révoltés
de Henri II,
Henri et
Richard en
1173.
Il faudra l’autorité du pape pour imposer à Henri II
la conclusion du traité d’Ivry en 1177.
Outre l’appui du pape qu’il a soutenu contre Henri, Louis reçoit
le soutien du comte de Flandre et du comte de Champagne, il
épousera la fille de ce dernier, Adèle, mère de Philippe
Auguste. Louis meurt après quarante-trois ans de règne, ayant,
comme ses prédécesseurs, associé son fils à la monarchie pour
assurer la continuité dynastique.