Julien
est né à Constantinople, il fut empereur romain de 361 à 363 ; Neveu de Constantin
le Grand, il fut nommé césar et gouverneur des
Gaules (contre l’usurpateur Magnence) par
son cousin Constance
II
en 355.
Il fit campagne contre les Alamans et les Francs, qui avaient
envahi la Gaule, il battit les Alamans devant Sens, puis, en août
357, il remporta sur les Barbares un succès décisif près d’Argentoratum (Strasbourg), les repoussant au-delà du Rhin.
Il
fut proclamé
empereur par ses troupes en 360, à Paris.
La guerre civile avec Constance ne fut évitée
que par la mort de celui-ci en 361, Julien resta seul maître de l'Empire.
Ayant renoncé
au christianisme alors qu'il étudiait la théologie, il
tenta de le supprimer et d'ériger le néoplatonisme en religion d'État (ce
qui lui valut après sa mort l'épithète peu flatteuse
d'Apostat). Ce fut la dernière tentative de régénération
du paganisme à Rome. C’est en 351 qu’il se convertit secrètement
au paganisme: le néo-platonicien Maxime
d’Éphèse l’initia aux mystères païens. En 355, il put
craindre de périr en même temps que son frère Gallus qui, associé au pouvoir avec le titre de César,
avait commis de graves exactions et avait été exécuté ;
Cependant, Julien put partir à Athènes, où il étudia et se
fit initier aux mystères d’Éleusis.
Julien se considérait comme un personnage divin,
issu du dieu Soleil, gouvernant sous l’inspiration des dieux:
ces
conceptions théocratiques étaient incompatibles avec la
restauration d’un principat libéral. L’attachement de Julien à la vieille religion
grecque était sincère mais, pour l’essentiel, ses
convictions se rattachaient au courant mystique oriental de la
nouvelle religiosité. Sa religion était finalement fort éloignée
du paganisme classique
Doué
de sens politique, bon stratège, il périt
le 26 juin
363 dans une bataille contre les Perses
en Mésopotamie.
Selon la tradition, il serait mort en s'écriant : «Tu
as vaincu, Galiléen!»
(c'est-à-dire Jésus- Christ). D'autres soutiennent qu'il est
mort noblement en discourant sur l'âme avec des philosophes. Il
a laissé divers ouvrages, dont un traité antichrétien.
Julien durant son règne de vingt
mois (361-363), tenta d’opérer un renversement complet de la
tendance qui allait vers le christianisme. Il voulut également
abandonner le despotisme bureaucratique et la solennité de
l’appareil monarchique pour revenir à la simplicité des
empereurs du Haut-Empire. Ces mesures étaient, en fait,
peu
réalistes et mêlées de beaucoup de
contradictions. Sa personnalité était singulière et souvent
attachante, mais
rien ne lui survécut de son œuvre politique et religieuse.