SOMMAIRE - Divers

Nous vous proposons ici un petit voyage au travers de l'histoire de la Confédération helvétique. Cette rubrique est composée de nombreux dossiers, mini-dossiers et d'un grand nombre de simples pages.  Cette rubrique est particulièrement fournie et regroupe un nombre de textes toujours grandissant, vos travaux sont les bienvenus !!!

 

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Sommaire >>> Divers >>> Histoire Suisse

 Des origines à 1798 (résumé)

 
 

3,5 milliards à 10.000 av JC.

En 1976, dans la région du Vieux-Emosson (en Valais) sont trouvées des empreintes de dinosaures; ces traces remontent à 200 mio. d’années environ... Le climat commence à refroidir il y a 1 mio. d’années environ, refroidissement qui s'étend jusqu'en 10'000 av JC environ. Les périodes glaciaires et tempérées vont se succéder. Le paléolithique en Suisse : 600.000 - 10.000 av JC. En 1974, c’est à Pratteln (BS) qu’est trouvée la plus ancienne pierre taillée de Suisse (c’est une arme). Le premier ornement humain en suisse fut trouvé à St Brais (Jura), c’est une dent. La grotte de Cottencher (NE) regorge d’ossements d'animaux. La grotte de Kesslerloch (SCH) a fourni de remarquables objets en os.

La révolution néolithique ( 5000 - 2000 av JC ).

L’homme commence à pratiquer l’agriculture, les sols sont fertiles grâce aux alluvions déposés par les eaux de fonte des glaciers ! Le nomade devient sédentaire, le prédateur devient producteur. L’élevage s’accroît. L’homme maîtrise le tissage, la pierre polie (néo = nouvelle, lithique = pierre) remplace la pierre taillée, la céramique fait également son apparition. Exemple de village lacustre : Ecolzwil (LU). Nécropole du Petit-Chasseur, qui se trouve à Sion (dont une tombe de toute beauté !).

L’âge des métaux ( 2000 - 750 av JC ).

On passe du cuivre au bronze (avantages militaires et commerciaux). Le climat est à nouveau bouleversé, de nombreuses pluies obligent les hommes à vivre sur les hauteurs (Châtillon sur Glâne (FR) est un exemple de lieu fortifié). Le fer est utilisé et l’épée fait son apparition. Pour alimenter les fours il fallait de grandes quantités de bois, cela implique un déboisement, celui-ci procure de nouvelles terres pour l'agriculture et l'élevage. Les Celtes envahissent l’Europe, une des tribus s’installe en Suisse, ce sont les Helvètes (ils occupent le plateau); de nouvelles places fortifiées sont érigées telles Mont-Vully, Berne, Bâle... César parle de 400 villages et 12 villes dans la guerre des Gaules. Fait plus mineur, bien qu’important, les Celtes apportent avec eux le tour de potier. La civilisation celtique est la dernière étape de l’évolution de la préhistoire à l’histoire.

L’époque romaine.

Les Romains ont un empire immense vers la fin du IIème siècle, "seuls" les Gaulois leur résistent (pillage de Rome en 390 av JC). Le territoire helvétique est occupé par des tribus celtiques (Rauraques, Séquanes, Allobroges, Nantuates, Seduni, Veragri, Helvètes). Divico commande les Tigurins, ces migrants écrasèrent en 107 av J.-C. une armée romaine à Agen (France) : Rome riposte et défait l’ennemi. Les Tigurins reculent et s’établissent sur le plateau suisse (près des lacs: Neuchâtel, Morat, Bienne). Les Romains (ou plutôt César) ne souhaitent pas voir les helvètes émigrer en Saintonge car ils seraient trop près de leurs frontières (en fait les helvètes auraient été plus éloigné... mais César avait besoin d'un prétexte pour se forger une réputation militaire...). L'une des raisons principale de la peur romaine était de voir le territoire du Plateau suisse vidé, cela risquait en effet d’attirer les peuples germaniques et ce ne sont pas des voisins idéaux !

En  58 av J.-C., les Helvètes, avec Divico à leur tête, quittent leur territoire. D’après Jules César, ils seraient 400'000. Les historiens s’accordent sur le chiffre de 200'000. Les Romains ne laissent pas passer les Helvètes au-delà du Rhône, ces derniers prennent alors la route du Jura. A Bibracte (près d’Autun) une terrible bataille les opposa. Les Helvètes furent défaits et durent retourner sur leur terre. La porte de l’Helvétie était ouverte aux Romains ! D’abord les Romains s’emparèrent du Tessin, puis du territoire des Allobroges. En 45 av JC, la colonia Julia Equestris (actuelle ville de Nyon) est fondée. Ce sont les cavaliers (d’où le nom equestris) à la retraite de l’armée romaine qui peuplent cette ville, c'est un poste d’observation très important en Helvétie. Les Helvètes étant alliés avec les Rauraques, il était capital pour les Romains de contrôler le passage clé entre le Jura et le Rhin, ainsi leurs ennemis seraient séparés.

En 43 av JC, la colonia Augusta Raurica est établie près de Bâle à Augst (destinée aussi à des vétérans de l’armée). Aoste est fondée en Italie et son forum est en extension. Octodorus (Martigny), bourg celtique, se développe. Ces deux localités d’importance seront reliées l’une à l’autre par le Grand-Saint Bernard. Ainsi, les Romains contrôlèrent-ils les grands axes routiers du quadrilatère helvétique.

La romanisation est avant tout signe d’urbanisation. Ainsi, Nyon, Augst, Martigny et Avenches. Le nom d’Aventicum (Aventia = déesse des Helvètes) est celui de l’actuelle ville d’Avenches. La colonie est protégée par une enceinte imposante de presque 6 kilomètres de long, flanquée de 73 tours et 4 portes principales. Avenches a dû compter au maximum 20'000 habitants. Il y a un port, le seul de la Suisse romaine (sur le Lac de Morat). Des petites villes ou des bourgs (vicus) sont aussi créés, ainsi Lousonna (Lausanne) ou encore Saladorum (Soleure), Geneva, Viviscus (Vevey) Minodunum (Moudon), Ad Fines (Pfyn)...

La civilisation celto-romaine.

La coexistence celto-romaine qui eut lieu en Helvétie et ailleurs laissa de profondes influences romaines aux Celtes, par exemple dans les domaines de la construction (mosaïques, céramique). Malgré cette dominance romaine, les Celtes ont réussi à garder bien des traits de leur originalité (art sculptural). La religion, elle, révèle une fusion harmonieuse entre les deux peuples (ex : le dieu -Mars albiorix- vient de Mars, le dieu  romain de la guerre et d'Albiorix = des Alpes celtes).

Les premiers chrétiens.

Ce sont les soldats des légions romaines qui vont amener le christianisme en Suisse. Il n’y a, en Suisse, aucun témoignage de chrétienté antérieure à la fin du IIIe siècle (Avenches : découverte de deux gobelets en verre portant des inscriptions chrétiennes, env. 300). Cela ne veut bien sûr pas dire qu’aucun chrétien ne vécut avant en Suisse. L’archéologie fait loi ! Les Romains persécutèrent les chrétiens on le sait, et la Suisse ne fut pas épargnée. La tradition rapporte qu’une légion stationnée à Agaunum (St Maurice) fut massacrée car ses soldats, parmi lesquels St Maurice, ont refusé de sacrifier aux idoles païennes. On peut penser que l’origine du drapeau suisse (rouge à croix blanche) date de cet épisode. Au IIIe siècle, les Alamans envahissent le plateau. En 313, l’état romain autorise, par l’Edit de Milan, la libre pratique du christianisme (qui deviendra une religion officielle à la fin du IVe siècle).

Les invasions germaniques. Le début du Moyen Age ( 400 - 900 ).

La Suisse des Alamans, des Burgondes et des Goths.

Au IIIe siècle, les Alamans font des incursions de pillage sur le plateau suisse et cela malgré les impressionnantes fortifications dressées par les Romains. Augst est détruite, Avenches l'est aussi (mais sera reconstruite en partie). Les Romains ripostent et repoussent les pillards, mais ce n’est qu’un bref répit. En 410, Rome est saccagée par les Wisigoths, en 455 par les Vandales, le Moyen Age se profile lentement. C’est au Ve siècle que les Burgondes s’installent pacifiquement en Savoie. Aetius (général romain) les y avait autorisé. A l’Est, ce sont les Alamans qui s’installent peu à peu. En 476, l’empire Romain d’Occident "s’écroule". Les Francs s’installent au Nord de la Gaule. Le Sud et l’Espagne sont occupés par les Wisigoths. Les Ostrogoths soumettent l’Italie, le Tessin et la Rhétie. Les Vandales envahissent le Nord de l’Afrique.

La Suisse des Francs et des Lombards.

Au VIe siècle, les Francs mérovingiens dominent presque entièrement la Suisse. Le premier roi Franc est Clovis. En 496, ils soumettront les Alamans. En 534, ils mettent fin au royaume Burgonde. Le Tessin échappe aux Francs, mais tombe sous le joug des Lombards, peuple germanique, établi en Italie. L’apogée du royaume Franc viendra au IXe siècle avec Charlemagne. En 843, Charlemagne meurt. Son héritage fut le théâtre de luttes sanglantes jusqu'à ce que ses héritiers se le partagent. La partie occidentale, à l’origine de la France, ira à Charles le Chauve. La partie orientale, à l’origine de l’Allemagne, ira à Louis le Germanique. Au Centre, ce que l’on appelle l’Ancien empire, appartient à Lothaire. Par le morcellement progressif de ce dernier naîtront le royaume d’Italie en 870, le second royaume de Bourgogne en 888.

L’héritage culturel du haut Moyen Age.

Les civilisations Burgonde et Alamane ont signé l’avenir linguistique de la Suisse. D’un côté se développe le schwyzerduetsch et de l’autre le roman. On connaît moins bien les peuples germaniques que les romains car leurs habitations étaient en bois, on n’en retrouve donc plus de traces, seuls certains bijoux et armes nous sont révélés.

La féodalité en Suisse.

C’est dès le XIe siècle que la vie des paysans s’améliore, les progrès techniques, l’assolement triennal (première année : céréales d’hiver, deuxième année : céréales de printemps. La troisième année : jachère). Sur le Plateau, la plupart des paysans dépendent d’un propriétaire foncier : le seigneur. Les paysans se divisent en serfs, qui sont propriété du seigneur, et en tenanciers libres (qui ne dépendent du seigneur que pour les terres qu’il a reçues). Dans les Alpes, les paysans vivent indépendamment. Plus tard, la convoitise seigneuriale tentera de soumettre ces hommes qui défendront farouchement leurs privilèges (Uri par exemple). La production agricole augmente, ainsi la condition du paysan s’améliore (les serfs rachèteront leur liberté, les seigneurs sont obligés de réduire les taxes pour retenir les gens de l’attrait qu’exerce la ville).

Depuis 1033, tout le territoire suisse fait partie du St Empire romain germanique. On peut représenter le système féodal par une pyramide dont le roi est au sommet et les paysans à la base ; entre les deux, un réseau complexe de dépendances lie les seigneurs (vassaux, suzerains). Quelques familles ont assis leur autorité. Ainsi, Humbert aux Blanches Mains a fondé la dynastie des Savoie. Ils se heurteront aux Zahringen puis aux Habsbourg. Les Zahringen s’éteignent en 1218. Quant aux Habsbourg, leur ascension est très rapide. N’oublions pas, dans la donne féodale, l’église (évêques, abbayes, couvents).

Entre le XIIIe et le XVe siècle, les cantons suisses (en grande partie, puis complètement) accédèrent à l’immédiateté impériale qui résultait au fait qu’un territoire n’était pas soumis à un seigneur, mais directement à l’empereur. Ainsi, la notion de bourgeois prit corps.

Fondation de la Confédération suisse

On connaît l’indépendance de la communauté uranaise, bientôt Schwyz et Unterwald s’organiseront aussi. C’est en 1231, qu’Uri bénéficiera de l’immédiateté impériale et en 1240 que Schwyz y accèdera à son tour (les Habsbourg refusent de reconnaître cet acte). Unterwald, elle, ne bénéficie d’aucun privilège.

En 1273, Rodolphe de Habsbourg est nommé empereur. Les Waldstaetten avaient l’immédiateté pour se protéger des Habsbourg et voilà que ces derniers deviennent à leur tour leur protecteur ! Devant le danger, les quatre communautés auraient peut-être contracté une alliance. Rodolphe ne remit pas en question les privilèges accordés, mais ayant un empire immense, il fit appel à des fonctionnaires pour rendre la justice, gérer ses biens et ceux de l’empire : les baillis. Ceux-ci ne sont pas toujours enclins à respecter les usages locaux. Ces baillis sont de conditions inférieures aux hommes libres que sont les habitants des vallées, dès lors ces derniers n’acceptent pas le fait d’être jugés par des gens de condition inférieure. Les lourds tribus payés pour la guerre de Rodolphe et les péages divers contribuent à faire grandir la colère autour du Lac des Quatre-Cantons.

C’est en 1291 que meurt Rodolphe. Inquiet de l’avenir incertain, les Waldstaetten contractent une alliance au début d’août. "L’alliance" est rédigée en latin. Elle prévoyait une assistance mutuelle et gratuite en cas d’agression. La justice ne sera pas exercée par un fonctionnaire venu de l’étranger, en cas de conflit entre deux communautés un arbitre sera désigné et ses décisions respectées, des peines seront prévues contre meurtriers et incendiaires.

De la fin du XIIIe  au milieu du XIVe

Il y a deux types de création politique : urbaines et rurales.

Recherche d’une communauté politique

Entre 1291 et 1353, ce sont 8 cantons qui s’unissent pour assurer leur sécurité face aux féodaux de l’empire: les Habsbourg en tête. La puissance des Habsbourg les mène à tenter d’obtenir le trône de l’empire. Ils vont y parvenir avec Rodolphe Ier entre 1273 et 1291 nous l'avons vu. Puis de 1298 à 1308 et ensuite de 1498 jusqu'à 1806.

Ils seront donc quasi sans discontinuité présents dans l’empire.

Les communautés rurales et alpines.

Elles apparaissent aux XII-XIIIe siècles devant les conditions difficiles, il y aura union pour lutter. C’est surtout par vallée que l’union se fait. Ces communautés sont des assemblées agricoles et forestières, elles sont liées à l’économie pastorale de la vallée, bientôt elles dériveront de l’économie à la politique. Jouissant de libertés vis à vis de l’autorité féodale locale, sans toutefois une remise en question totale de leurs devoirs (ne sont ni subversifs, ni révolutionnaires). La fédéralisation de la suisse centrale favorise ce type de communauté. Il y a plus d’hommes libres, les charges sont moins lourdes, il y a une relative égalité des uns et des autres (attention pas égalitaire non plus). Il y a contact d’une vallée à l’autre. La pauvreté naturelle de la suisse centrale explique aussi la faible féodalisation de la région. Jusqu‘au XIIIe, au point de vue géopolitique, ces communautés n’ont pas d’importance économique. Elles seront à l’écart, ces régions sont isolées. Un événement déterminant sera «l’ouverture» du Gothard vers 1220-1230.

Il y a essor du transit grâce à la construction du Pont du Diable (On pense que ce sont les habitants du Sud d’Uri qui ont construit le pont). Cela c’est fait progressivement ce n'est pas un soudain essor du Gothard. C’est la liaison la plus rapide entre la Lombardie et l’Allemagne. Une autre ouverture de col aura une importance particulière vers 1270-1280 : celle du Simplon.

Dans le cadre helvétique, le Gothard aura une influence primordiale :

- renforcement de la conscience d’exister des communautés, organisation du transport ( associations de muletiers ).

- les profits de l’exploitation enrichissent les vallées qui peuvent racheter les charges féodales.

L'économie régionale ainsi que les structures économiques se modifieront: exportation  possible vers l’Italie, développement du bétail pour l’exportation.

Il y a aussi circulation d’hommes, donc d’idées. L’isolement s’efface petit à petit, l’idée du mouvement communale se propage. Une autre conséquence est que le massif du Gothard gagne de l’intérêt au niveau géopolitique, les féodaux vont alors essayer de contrôler la région, l'affrontement entre féodaux et communes sera inévitable. La menace se précise, mais elle sera tardive, car les féodaux se heurtent aux communautés qui sont déjà matures et qui sauront (de manière limitée) « monnayer » les cols en échange de libertés. Les communautés vont profiter du contexte actuel qu'est celui de l’empire pour s’affirmer. En effet, les luttes entre les grandes familles pour l’accession au trône sont violentes. Celles-ci ont besoin d'appuis : Les communautés en tireront profit. Elles vont acquérir l’immédiateté impériale.

La Suisse à la fin du Moyen Age et au début du XVIème.

Le XVIe siècle est à peu près à mi-chemin de l’histoire de l’ancienne confédération. Nous sommes aussi à un tournant décisif pour celle-ci à plusieurs points de vues que nous étudierons dans d'autres pages :

Stabilisation

Le territoire de la confédération se stabilise (1513 accession au rang de canton d'Appenzell, le 13ème canton; statu quo jusqu’en 1798). Pour le corps helvétique, c’est à dire les alliés, les bailliages... la fixation territoriale est aussi effective (à quelques exceptions toutefois).

Institution

Dans le contexte des cantons

La confédération s'oriente vers un état moderne (un gouvernement fort, contrôlé par la classe politique, fiscalité fixe, armée organisée, existence d'un ensemble de fonctionnaires, territoire défini). En Europe, en général, ces caractéristiques se généralisent. C’est aussi l’époque ou disparaît le rêve d’unification européenne. La coupure des populations par la Réforme est à l'évidence l'une des raisons de l'abandon de ce rêve. L’état nation prend alors son essor. Cela débouchera sur l’absolutisme, véritable sacralisation du pouvoir. Ce processus se retrouve, avec nuance toutefois, en Suisse.

Au plan fédéral

Le principe de la souveraineté cantonale se développe et la constitution d’un état fédéral se heurte bien évidemment à cette souveraineté. La Réforme a joué, là aussi, un rôle primordial dans les difficultés pour créer un gouvernement fédéral. Il y a de nombreux clivages en Suisse  religieux, géographique, économique... L’histoire politique de la Suisse sera centrée sur le conflit entre religion (réformés-catholiques). Le besoin de sécurité face à l’étranger ne sera pas respecté. Malgré tout, les forces d’intégration vont maintenir la Suisse en tant que confédération.

Politique extérieure

Premièrement le détachement de fait de l’empire. La dépendance à l’empire n'est plus effective. L’événement décisif est la guerre de Souabe (1499) gagnée par les confédérés. Mais, en droit, il faudra attendre le traité de Westphalie (1648) pour obtenir l’indépendance suisse. L’indépendance est une condition primordiale pour le sentiment d’unité des confédérés. Deuxièmement l'échec de l’impérialisme helvétique : défaite de Marignan (1515) et de Pavie (1525). Obligation d'un repli, obligation de vie commune, politique d’abstention dans les affaires européennes et neutralité quasi forcée en sont les résultats.

On distingue 3 phases au début de la réforme :

1) des origines de la confédération au XIV.

2) milieu du XIV  à 1415.

Naissance d’une classe politique que l’on peut affiler à un embryon d’état : La confédération. Il y a un embryon d’autorité centrale : la Diète. Ce pré-état élargit son territoire par la conquête, c'est l'impérialisme suisse. L’empire et l’église reconnaissent la confédération comme corps politique.

3) de 1415 à la réforme.

La Suisse atteint sa maturité. Son expansion est spectaculaire. Elle devient une puissance européenne. Prenant ses distances par rapport à l’empire. Elle s'affirme par opposition aux menaces extérieures. C’est l’apogée de la confédération.

De la réforme à 1798.

1) le 16ème  ; rapprochement avec la France. Point culminant du conflit entre partisans de la modernisation de l’état et les autres (en tête les catholiques).

2) le 17ème  ; séparation juridique confédération-empire. Dans le domaine de la défense, on essaie de créer une armée, ce sera un échec qui aboutira à la guerre civile. Sur le plan cantonal l’oligarchie s’affirme fortement.

3) le 18ème  ; l’influence française sera capitale pour la survie de la confédération. Pas d’évolution intercantonale. Il y a engourdissement (des institutions, du militaire et du politique. C'est l'oligarchie qui est responsable de cette fixité).

En 1798 ce système s’écroule facilement devant la révolution française. Ce corps politique était dépassé, le lien était trop lâche, la défense était impossible et la confédération disparaîtra avec l’invasion française.

En fait, les trois premières phases correspondent à la genèse de l’état naissant, les trois dernières, c’est la simple survie de cette création antérieure. Survie et décadence. Attention, toujours sur le plan institutionnel et non économique.

     

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