En
1909, Horthy devint l’aide de camp de l’empereur
François-Joseph,
puis, lors de la première guerre mondiale, commandant en chef
de la flotte hongroise. Il lutta contre le régime communiste de
Béla Kun. Il restaura, à partir
de 1920, après l’éviction de Béla Kun, un régime
ultra-conservateur et autoritaire. C’est l’armée, conduite par Horthy et encouragée par les
militaires français, qui reprit la capitale et organisa la répression.
Il se choisit le titre de régent, d’une monarchie sans
roi, en mars 1920
et le resta jusqu’en 1944.
Il maintint au pouvoir
la noblesse, tandis que la communauté juive était victime de
lois d’exception et fut ensuite livrée aux nazis.
Il fut contraint de
signer en 1920 le
traité de Trianon qui
laissait hors du pays de nombreuses minorités nationales.
La
Petite Entente
formée de la Tchécoslovaquie, de la Roumanie et de la
Yougoslavie avait pour but d’isoler et de neutraliser la
Hongrie, cette dernière choisie alors le camps de l’Axe. De ce choix la Hongrie
retira de substantiels gains territoriaux (sud de la
Slovaquie, une partie de l’Ukraine et de la Transylvanie).
Après avoir essayé de
préserver la neutralité hongroise face à l’URSS
Horthy fut contraint d’entamer la guerre. Débordé sur sa droite par les Croix fléchées, Horthy ne sut pas se dégager
du conflit, qui se termina par un désastre pour son pays
Croix fléchées, Horthy ne sut pas
se dégager du conflit, qui se termina par un désastre pour son
pays qui allait être occupée par
les allemands en mars 1944. Entre 1944 et 1945, Budapest devint
un véritable champ de bataille.
Horthy fut arrêté par
les
SS
hongrois et déporté en Allemagne en octobre 1944.
A
la fin de la guerre il se réfugia au Portugal où il
mourut.