SOMMAIRE - Canton de Neuchâtel

En ce qui concerne l'histoire du canton de Neuchâtel, nous avons choisi dans ce dossier de la commencer aux alentours de l'an mil. Les documents écrits font défaut de 800 à 998 (date de la fondation du prieuré de Bevaix); on trouve pour la première fois mention de la ville de Neuchâtel dans un acte de Rodolphe III, roi de Bourgogne, en 1011. De la fondation de la ville de Neuchâtel au Traité de Paris signé par Frédéric-Guillaume IV en 1857... Un dossier en construction.

 

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 Relations monétaires

 
 

Les sires de Neuchâtel exercèrent une première fois le droit de battre monnaie dans les dernières années du douzième siècle et les premières du suivant, en vertu d'une concession de l'évêque de Lausanne. Elle fut rétrocédée en 1224. On ne peut identifier avec certitude aucune des pièces sorties de ce premier atelier monétaire. Il reprit une activité vers le milieu du quatorzième siècle, après que le comte Louis eut obtenu du roi Charles IV l'autorisation d'émettre des monnaies d'or et d'argent, concession qui fut confirmée dix ans plus tard par le même souverain devenu empereur. Cependant on a raconté, et Justinger entre autres, qu'en 1335 ou 1337, l'empereur avait donné pouvoir aux comtes de Kibourg et de Neuchâtel de frapper monnaie « contre les Bernois ». Nous n'en savons pas davantage.

Le comte Louis n'émit pas de pièces d'or, ni même de grosses pièces d'argent. Il se contenta de faire frapper des deniers d'argent à bas titre. Sa fille Isabelle, qui lui succéda continua de battre de la petite monnaie, mais plus soucieuse d'assurer leur circulation elle prit contact avec divers seigneurs de Suisse, de l'Allemagne du sud et d'Autriche ainsi qu'avec les villes de Bâle, de Zurich, de Berne et de Soleure, afin de régler par un concordat la fabrication et le cours de sa monnaie. Une première convention fut signée en 1377. Elle resta lettre morte, ou tout au moins de peu d'efficacité. Dix ans plus tard un nouveau règlement monétaire était signé entre autres par le duc d'Autriche, l’évêque, de Bâle et les villes de Bâle, de Zurich, de Lucerne, de Berne, de Soleure, de Berthoud et d'autres, ainsi que par la comtesse. Quelle a été l'efficacité de cette seconde convention ? Il n'est pas possible d'en juger puisque l'atelier de Neuchâtel ne survécut pas à la comtesse. Deux siècles plus tard, lorsque Marie de Bourbon, veuve de Léonor d'Orléans, prit, en 1588, la décision de rouvrir l'atelier monétaire, elle en avertit les villes de Berne, de Fribourg et de Soleure. Plusieurs conférences furent nécessaires pour donner une solution aux divers problèmes soulevés par cette initiative. Neuchâtel admit que sa monnaie devait être en harmonie de titre et de poids avec celle de ses voisines, mais en compensation Marie de Bourbon obtint qu'elle pût circuler librement dans les Etats combourgeois. On reconnut aussi à Neuchâtel le droit de participer aux conférences monétaires.

     

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 Source

- Neuchâtel et la Suisse, article de Léon Montandon, Chancellerie d'Etat 1969

 

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