SOMMAIRE - Canton de Neuchâtel

En ce qui concerne l'histoire du canton de Neuchâtel, nous avons choisi dans ce dossier de la commencer aux alentours de l'an mil. Les documents écrits font défaut de 800 à 998 (date de la fondation du prieuré de Bevaix); on trouve pour la première fois mention de la ville de Neuchâtel dans un acte de Rodolphe III, roi de Bourgogne, en 1011. De la fondation de la ville de Neuchâtel au Traité de Paris signé par Frédéric-Guillaume IV en 1857... Un dossier en construction.

 

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 La maison de Neuchâtel   

 
 

Comme nous l’avons déjà dit, la maison de Neuchâtel est issu de la maison de Fenis. Le premier homme à porter le titre de seigneur de Neuchâtel fut un certain Mangold de Fenis (autour de 1150). 

A sa mort, il transmet le titre à son neveu, Ulrich II (vers 1191). La maison de Neuchâtel ne va pas tarder à s’étendre et à prendre de l’importance (elle comptait déjà les anciennes possessions de Fenis).

En 1218, les Neuchâtel vont séparer leurs biens en deux parties : les terres romandes iront à Berthold de Neuchâtel alors que les terres germanique (NIdau, Strassberg, château en ruine près de Büren (BE), Aarberg) furent attribuées à Ulrich III. A partir de ce moment, la Maison de Neuchâtel à proprement parler va rester concentrer sur le comté de Neuchâtel, la partie « suisse allemande » va, quant à elle, s’étendre et finalement se diviser en plusieurs familles (Nidau, Aarberg, Valangin…). Le comte Berthold va renforcer sa présence dans le Val-de-Travers, à Boudry, Richefort et sur les villages de la Côte. Il exercera le droit de justice à Bevaix, terre du prieuré. Etendra son influence sur Vaumarcus, obtiendra Boudevilliers en 1307. Au XIVe siècle, Louis de Neuchâtel concédera des droits d'usages dans les forêts aux communes entre Peseux et Bôle (Forêts encore en leur possession aujourd'hui).

C’est la famille de Valangin qui va bientôt s’étendre sur le Val-de-Ruz et devenir une concurrente sérieuse des comtes de Neuchâtel. Les relations toujours plus tendues entre les deux familles conduiront à la bataille de Coffrane en 1296 et à la destruction de la bourgade de La Bonneville (vers Engollon) en 1301. S'alliant à la famille de Montbéliard (France), les Valangins tentaient d'échapper à la domination des Neuchâtel et à celle de l'évêque de Bâle. La réunion du Haut et du Bas du canton ne se fit qu'en 1592 par rachat. Marie de Bourbon, Comtesse de Neuchâtel, paya, avec le soutien bernois, 70'000 écus d'or pour racheter la seigneurie de Valangin. Nous verrons dans des pages ultérieures le détails de ces relations tumultueuses.

     

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