Le passage des
Burgondes, peuple venant des pays scandinaves et établit dans la
région de Worms en Allemagne, au VIe siècle a laissé des traces
dans le Pays de Neuchâtel. Des tombes ont été retrouvé à Serrières
et au Châtelard de Bevaix.
Près de deux
siècle avant l’an mil,
Charlemagne
avait réuni presque l’ensemble de l’Europe en un véritable
empire. Mais en 814, il meurt. La
situation se dégrade alors, et en 843,
au traité de Verdun,
l’empire se fractionne en trois partie : Ce que l’on
pourrait appeler la France revient à Charles
le Chauve, la partie centrale (la fameuse Lotharingie) qui
s’étend de la mer du Nord à la mer méditerranée et qui est
une sorte de frontière entre les deux autres parties, revient à
Lothaire.
Les terres allemandes seront la possession de
Louis
le Germanique. De 800 à 998 les
documents sur Neuchâtel font défaut, les premières traces écrites
correspondent à la fondation de du prieuré de Bevaix. Pour combler
ce "trou historique" nous ferons appel aux documents des régions
et des pays voisins.
Aux alentours
de l’an mil, la Lotharingie a disparu. Dans le sud de la France
s’est implanté le royaume de
Bourgogne
(ou royaume d’Arles). C’est dans ce royaume que se situe la
naissance de Neuchâtel. L’un des souverains bourguignons
est couronné roi en 990 à Lausanne,
il s’agit de Rodolphe ou Raoul III
dit
le fainéant ou l’ignard…Ce sera lui le "fondateur" de
Neuchâtel. En 1011, Rodolphe III offre à son épouse Irmengarde la
place fortifiée de Neuchâtel, nous y revenons dans le document
consacré à la fondation de Neuchâtel. En 1032 le dernier roi de
Bourgogne disparaît, déjà deux ans plus tard Eudes de Champagne
assiège Neuchâtel...