Toutes les économies peuvent se définir
comme des marchés où s’affrontent l’offre
et la demande.
L’offre
c’est l’ensemble des produits cherchant à se déverser sur
le marché, résultat de l’appareil de production.
La demande
c’est l’ensemble des désirs de consommation (privé,
publique, investissements).
L’offre n’est pas
forcément adaptée à la demande et vice versa, pourtant
une certaine correspondance est nécessaire.
Cette correspondance, cet équilibre, s’atteint par le mouvement
des prix ( offre supérieur à la demande =
baisse des prix par la sous-enchère ; offre inférieur
à la demande = hausse des prix par la sur-enchère des
consommateurs ). Le mouvement des prix a deux effets :
-
à court terme :
ajustement immédiat entre
l’offre et la demande. Mais la situation n’est pas optimale
pour les consommateurs (tous ne pourront pas faire face à
l’augmentation des prix) ; l’excès
de l’offre aboutit à l’élimination de certains producteurs
(faillite) et l’excès de demande aboutit à l’élimination
de certains consommateurs.
-
à long terme
: réorientation des prix.
La hausse des prix augmente les bénéfices
des producteurs ; ils pourront vendre plus (en acquérant
de nouvelles machines, équipements…). Il y a donc une hausse
de l’offre et, à partir d’un certain seuil, il y a tendance
à la baisse du prix car l’offre s’adapte à la demande. A
long terme la situation tend à être optimale. Cela se passe
sur le long terme car il faut que les producteurs aient la
possibilité d’investir.
Les
prix sont donc les régulateurs de l’offre et de la demande.
Mais comment se détermine le prix d’un bien donné ?
c’est l’objet du prochain chapitre.