SOMMAIRE - Histoire Suisse

Nous vous proposons ici un petit voyage au travers de l'histoire de la Confédération helvétique. Cette rubrique est composée de nombreux dossiers, mini-dossiers et d'un grand nombre de simples pages.  Cette rubrique est particulièrement fournie et regroupe un nombre de textes toujours grandissant, vos travaux sont les bienvenus !!!

 

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Sommaire >>> Divers >>> Histoire Suisse >>> 1914-1945: Menace et repliement

 Le système politique

 
 

Les périodes de guerre sont marquées par un état d’exception politique, le régime des pleins pouvoirs. Ce régime suspend en partie les règles démocratiques et constitutionnelles. Le recours à la clause d’urgence (article 89 de la Constitution fédérale de 1874) est utilisé pour se soustraire au référendum. Dans l’ensemble, la pratique démocratique a donc été restreinte par rapport aux principes constitutionnels.

En lieu et place des arrêtés pris sur la base des pleins pouvoirs de la période de guerre, on aura recours, durant la crise économique mondiale, aux arrêtés fédéraux urgents. Cette clause d’urgence sera restreinte en 1939, mais l’ouverture des hostilités empêche un retour effectif à la normale. Toutefois, l’Assemblée fédérale institue des commissions parlementaires qui surveilleront durant toute la guerre le régime des pleins pouvoirs gouvernementaux.

Une initiative dite « du retour à la démocratie » sera acceptée par le peuple le 11 septembre 1949.

Le 13 octobre 1918, le système électoral majoritaire est abandonné par le peuple ; lors de la première élection du Conseil national à la proportionnelle, les radicaux perdent 45 des 105 sièges qu’ils détenaient. C’en est fini de leur hégémonie, qui durait depuis 1848. Ils durent chercher des partenaires de coalition, ils trouvèrent les conservateurs-catholiques. Ce sont les socialistes et le nouveau parti des Paysans, artisans et bourgeois les principaux bénéficiaires du système de la représentation proportionnelle.

Bientôt les parlementaires deviennent de plus en plus des représentants de groupes d’intérêts : c’est à cette époque qu’on commence à parler de l’emprise de l’économie sur la politique.

La plus grande partie des années 1914 à 1945 se caractérise par la formation et le renforcement du bloc bourgeois ; mais la Deuxième Guerre mondiale marque un tournant décisif. Le parti socialiste, encore jugé avec méfiance, mais poursuivant son intégration, cherche une collaboration étroite avec de larges cercles bourgeois. 

A la fin de 1943, ses efforts, ses gains en sièges au Conseil national et le tournant du conflit mondial lui permettent de conquérir un premier fauteuil au Conseil fédéral. Jusqu’à cette date, les rapports de force entre les partis politiques n’ont pas beaucoup changé. Les grands partis (radicaux. Conservateurs-catholiques, socialistes) se partagent entre 20 et 30 % des sièges au Conseil national. Les années 30 firent brièvement du parti socialiste la formation relativement la plus forte. 

Des groupes moins décidés à s’intégrer, comme l’Alliance des indépendants ou les communistes, n’avaient pas les moyens d’influencer le rapport général des forces. De même que les groupes fascistes des années 30 qui ne parvinrent jamais à percer au niveau fédéral. Seule la montée de la gauche à la fin de la Deuxième Guerre, lorsque les communistes (réorganisés sous le nom de Parti du Travail) remportèrent quelques victoires spectaculaires, donna durant quelques temps l’impression d’un tournant politique. Mais ce ne fut qu’un feu de paille.

     

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